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	<title><![CDATA[petitfilou]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 21:47:48 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Moi, une nymphomane... Seconde lettre à une grosse salope lubrique.]]></title>
		<link>http://petitfilou.hotviber.fr/moi-une-nymphomane-seconde-lettre-a-une-grosse-salope-lubrique-4001</link>
		<description><![CDATA[&nbsp; En r&eacute;ponse &agrave; l'une de ses questions &laquo;&nbsp; Qu'est-ce que tu dirais et &eacute;crirais si j'&eacute;tais une nymphomane ...&nbsp; &raquo; A toi grosse salope lubrique qui adore pomper ma bite... &nbsp; La nuit est calme et, envelopp&eacute;e dans la douceur moite des draps, je me laisse envahir par l'impatience de retrouver...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">&nbsp;</span><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">En r&eacute;ponse &agrave; l'une de ses questions &laquo;&nbsp;<em>Qu'est-ce que tu dirais et &eacute;crirais si j'&eacute;tais une nymphomane ...&nbsp;</em>&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: medium; color: #ff00ff;">A toi grosse salope lubrique qui adore pomper ma bite...</span></em><span style="font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">La nuit est calme et, envelopp&eacute;e dans la douceur moite des draps, je me laisse envahir par l'impatience de retrouver celui que surtout mon corps avide d'&eacute;treintes et de jouissances et un soup&ccedil;on de mon c&oelig;ur, dans un parfait accord, ont choisit pour satisfaire mes envies... &laquo;&nbsp;<em>l'envie d&rsquo;&ecirc;tre aim&eacute;e charnellement, c&acirc;lin&eacute;e, caress&eacute;e, suc&eacute;e, l&eacute;ch&eacute;e, lap&eacute;e, tringl&eacute;e et combl&eacute;e d'intromissions vaginales et anales, l'envie d'idol&acirc;trer passionn&eacute;ment un amant merveilleux admirablement dot&eacute; d'un service trois pi&egrave;ces qui me fait fantasmer, lui accorder mille et mille privaut&eacute;s concupiscentes, luxurieuses, grivoises, libidineuses et voluptueuses et, l'envie, surtout, de me goinfrer buccalement, jusqu'&agrave; plus soif, de son ithyphalle priapique duquel, port&eacute; &agrave; la volupt&eacute; orgasmique, coule une liqueur aphrodisiaque au go&ucirc;t d&eacute;licat et exquis...</em>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/WHtOKu4bZYYjuhLYx6r-OU9a5Y8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/WHtOKu4bZYYjuhLYx6r-OU9a5Y8@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">I</span><span style="font-size: medium;">l faut dire que je suis une grosse salope lubrique, de taille imposante, aux formes plus que g&eacute;n&eacute;reuses, des nichons abondants et volumineux, qui aime le sexe et qui ne m'en cache pas. A la limite nymphomane, bien en chair et dodue, la chatte en feu et un app&eacute;tit inassouvi de bites je n'attends, d'un m&acirc;le bien mont&eacute;, que trois choses existentielles pour assouvir mon avidit&eacute; friponne&nbsp;: une bonne pipe goulue en gorge profonde, une bonne dilatation anale et un bon p&eacute;tage de rondelle, et une belle queue tout dure, dans ma<span style="font-style: normal;">&nbsp;</span><em><span style="font-style: normal;">chatte</span></em><span style="font-style: normal;">&nbsp;</span>humide, qui me ramone la chati&egrave;re &agrave; grands coups de cogn&eacute;e bucheronne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/MXbUSfduWnhX0H4ciFuk-hxpuhA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/MXbUSfduWnhX0H4ciFuk-hxpuhA@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Dans le silence de la nuit, les heures s'&eacute;coulent lentes et je me languis dans l'attente de la venue prochaine de mon amant, pas tout jeune, certes, mais bien mont&eacute;, toujours vert et en forme pour parvenir &agrave; assumer trois ou quatre orgasmes dans une m&ecirc;me journ&eacute;e. En outre sa bite r&eacute;agit d'une mani&egrave;re admirable &agrave; toutes mes sollicitations et elle gonfle, se raidit et pointe vers ma bouche d&egrave;s que ma main fureteuse la taquine ou que ma bouche gourmande l'effleure et ma langue l&egrave;che son pr&eacute;puce et son m&eacute;at. Avec lui, ce qui me rend vraiment heureuse c'est qu'il sait faire dilater mon minou bien gazonn&eacute;, humide et docile, et distendre mon troufignon en le doigtant, un doigt, puis deux, puis so<span style="font-weight: normal;">n </span><strong><span style="font-weight: normal;">gland appliquant une pression douce, mais ferme et r&eacute;guli&egrave;re..</span></strong><span style="font-weight: normal;">.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/vkP7pYEyTqdYl-WZ0ABgGjgadTQ.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/vkP7pYEyTqdYl-WZ0ABgGjgadTQ@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-weight: normal;">&nbsp;</span>Et comme je transpire la passion du sexe, demandant et qu&eacute;mandant toujours de la bite, son pieu sait comment remplir ma bouche, quand je lui p&egrave;le le jonc, du jus de ses boules et comment d&eacute;foncer ma chatte et mon petit trou du cul comblant, ainsi, mes envies insatiables. Enfin, avec lui, et en sa chaude compagnie, mon corps se lib&egrave;re de tout tabou car il a compris, qu'apr&egrave;s une turlute baveuse il doit vite planter son chibre dans ma moule et la limer sans piti&eacute; ou, suivant mes humeurs, l'ench&acirc;sser dans mon fion pour le besogner sans m&eacute;nagement. Expert dans l'art de la baise, il me tourne et me retourne dans toutes les positions martelant ma choune ou mon troufignon &agrave; grands coups de butoir. Et mes g&eacute;missements le m&egrave;nent &agrave; d&eacute;verser, au fond de mes entrailles, un flot de foutre qui trempe mon corps</span> <span style="font-size: medium;">sublime de chaudasse affam&eacute;e, boulimique et d&eacute;voreuse de bite...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/R2rKWd_sdc3vYDFBYbDHX2J3Ngo.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/R2rKWd_sdc3vYDFBYbDHX2J3Ngo@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Ce soir, comme tous les autres soirs que je le sais loin, loin de moi, je ne dors pas et les nuits me paraissent longues et &eacute;ternelles. Alors mes yeux s'extasient de mes deux monstrueux globes mammaires qui, &eacute;mergeant des draps, pointent leur t&eacute;tine arrogante et semblent bondir vers l'avant en se dandinant l&eacute;g&egrave;rement. Je n'oublie pas que je suis une bonne femme grosse et salope, ob&egrave;se mais sexy, plus que grassouillette et aux chairs tombantes quand mon corps est d&eacute;nud&eacute;. Mais j'assume enti&egrave;rement mon ob&eacute;sit&eacute; et mes rondeurs et je n'h&eacute;site pas &agrave; mettre en avant et &agrave; exhiber sans tabou mes formes g&eacute;n&eacute;reuses et mes rondeurs quand mon mec investit, de sa pr&eacute;sence, mes appartements.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/PklgrWdrmAyqjdi7CTpJRizLtqI.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/PklgrWdrmAyqjdi7CTpJRizLtqI@640x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Les deux ar&eacute;oles bistres, tr&egrave;s larges, dardent et me narguent. Les yeux chavir&eacute;s, je contemple, &eacute;mue, boulevers&eacute;e et haletante, mon corps superbe. Je m'&eacute;tire de tout mon long et toutes mes boursouflures charnelles et tous les replis de ma peau ondoient sous l'effet d'une excitation majeure. Ma main gauche se plaque soudain sur mon ventre pendant que ma main droite enferme brutalement un sein que je p&eacute;tris fr&eacute;n&eacute;tiquement en g&eacute;missant de plaisir. Je suis d&eacute;j&agrave; au bord de l'orgasme. Mes doigts effleurent ma moule d&eacute;tremp&eacute;e, mon pubis pointe vers l'avant, en un appel sauvage. &Eacute;perdue, je chasse les draps qui recouvrent mon gros tas de viande et je me roule sur le lit telle une chatte en chaleur.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/_Ybf2EyFDkacW-QwC9jzVSfrJGo.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/_Ybf2EyFDkacW-QwC9jzVSfrJGo@640x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">N'y tenant plus, je caresse lentement et longuement mes cuisses. Et, passant un doigt habile sur mon clitoris turgescent, je reprends l'exploration de ma foufoune ouverte comme une huitre. Je sens la cyprine ruisseler entre mes fesses et je contiens mon orgasme &agrave; grand peine. Redressant la t&ecirc;te un instant, j'aper&ccedil;ois, renvoy&eacute;e par le miroir, l'image de grosse femme avide et d&eacute;licieusement ronde et en surcharge pond&eacute;rale et de mon corps alangui. En proie &agrave; un spasme violent, je rentre brusquement mon ventre, j'&eacute;crase mes seins et me mets &agrave; les peloter et &agrave; le tournebouler vigoureusement en d&eacute;crivant de grands mouvements circulaires. Soudain, je sens mes entrailles et mon vagin exploser. Je pousse un cri sauvage et je jouis &eacute;perdument, longuement tout en enfon&ccedil;ant mes doigts sur les bouts de mes seins. Tout mon corps cabr&eacute; reste suspendu, pendant un temps ind&eacute;fini, &agrave; la puissance de l'intense orgasme qui me submerge et m'entraine dans le charivari d'un sensuel &eacute;rotisme &agrave; connotation pornographique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/j7J_DlgOFd4QAZ_90o7Cl9a_2PI.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/j7J_DlgOFd4QAZ_90o7Cl9a_2PI@640x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Encore toute frissonnante et loin d'&ecirc;tre calm&eacute;e, j'en viens &agrave; imaginer, le penchant et l'envie de sentir la pr&eacute;sence de mon m&acirc;le, appareill&eacute; d'un service trois pi&egrave;ces d'apparat et de comp&eacute;tition, aupr&egrave;s de moi, le penchant et l'envie de go&ucirc;ter et de l&eacute;cher et de sucer son sucre d'orge de gros calibre, que son phallus, tout gonfl&eacute; de d&eacute;sir, brandi, rigide et fr&eacute;missant d'app&eacute;tence vulvaire, au bord de l'&eacute;jaculation, parcourt mon ventre. Il flagelle ma poitrine et s'enfonce dans la ti&eacute;deur de mes seins. Et, enfin, il se pr&eacute;sente en surplomb de mes l&egrave;vres avides de le gober sur toute la longueur de sa hampe jusqu'&agrave; la garde, de lui titiller le gland et de glisser ma langue dans la fente de son m&eacute;at. Mais, espi&egrave;gle et malicieux, il se refuse &agrave; &ecirc;tre suc&eacute;, l&eacute;ch&eacute;, lap&eacute; et pomp&eacute;. Me laissant sur la faim d'en avaler son jus, il redescend vers mon ventre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/is6kiCoEUYCZmSOOAVLoFdyu6sY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/is6kiCoEUYCZmSOOAVLoFdyu6sY@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Subitement, une id&eacute;e m'envahit et me submerge&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Si en rapprochant mes &eacute;paules, mes seins emprisonnaient la verge et la coin&ccedil;aient&nbsp;</em>?&nbsp;&raquo; Le mouvement accompagnant l'id&eacute;e g&eacute;niale qui m'a travers&eacute; l'esprit, j'&eacute;crase mes nichons entre mes bras. Je me prends &agrave; malaxer mon opulente poitrine et &agrave; la triturer dans tous les sens en poussant des petits cris de plaisir.</span> <span style="font-size: medium;">Et, toutes mes entrailles retourn&eacute;es, tous mes sens exacerb&eacute;s, j'endure la sensation indicible de voir le phallus rougeaud de mon amant aller et venir entre mes seins. Subjugu&eacute;e, je fixe son bout turgescent qui s'approche et s'&eacute;loigne de mon visage et qui me nargue et me fait la nique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">&nbsp;</span><br/><em><span style="color: #3366ff;">la suite en cours de correction...</span></em></p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 14:00:37 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>petitfilou</dc:creator>
		<dc:date>2011-06-24T14:00:37+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[La Terre aux Humbles III.]]></title>
		<link>http://petitfilou.hotviber.fr/la-terre-aux-humbles-iii-3987</link>
		<description><![CDATA[Invit&eacute; par une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision andorranne, &agrave; titre d'historien, je participe &agrave; une &eacute;mission en direct, au th&egrave;me d&eacute;fini par l'actualit&eacute; locale, le probl&egrave;me de la fronti&egrave;re d&eacute;limitant la commune de Porta et la paroisse d'Encamp, qu'incidemment, r&eacute;pondant &agrave; l'interview d'un...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Invit&eacute; par une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision andorranne, &agrave; titre d'historien, je participe &agrave; une &eacute;mission en direct, au th&egrave;me d&eacute;fini par l'actualit&eacute; locale, le probl&egrave;me de la fronti&egrave;re d&eacute;limitant la commune de Porta et la paroisse d'Encamp, qu'incidemment, r&eacute;pondant &agrave; l'interview d'un journaliste de la presse &eacute;crite, j'avais soulev&eacute;. Je dois &ecirc;tre pr&eacute;sent, dans les studios, pr&eacute;paration, prise de connaissance avec les autres participants, etc..., pour les dix neuf heures. J'ai plus de sept heures, devant moi, pour avaler les quelques quatre vingt kilom&egrave;tres &agrave; parcourir.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Il n'y a pas le feu &agrave; la maison. Madame la Marquise de la Tronche en carton m&acirc;ch&eacute; peut aller danser une farandole endiabl&eacute;e, sauter le guilledou en compagnie de son majordome ou s'installer, confortablement, &agrave; la table d'un restaurant s&eacute;lect, tous les Dieux &eacute;tant avec elle et avec son esprit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En route mauvaise troupe, cohorte d&eacute;guenill&eacute;e de va-nu-pieds, d'aigrefins, de d&eacute;trousseurs et d'&eacute;gorgeurs des grands chemins, honorables anc&ecirc;tres des maquisards-passeurs de la deuxi&egrave;me guerre mondiale, une poign&eacute;e d'hommes et de femmes qui, pour s'enrichir, gardant les valises bien que promettant qu'elles seraient d&eacute;pos&eacute;es en des lieux d&eacute;sign&eacute;s d'avance, n'h&eacute;sitant pas &agrave; livrer, aux espagnols et aux allemands tapis aux fonds des vall&eacute;es, les colonnes de fuyards tentant de rejoindre des terre plus hospitali&egrave;res, qu'ils accompagnaient &agrave; travers la montagne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">De nos jours ces malandrins se targuent d'avoir &eacute;t&eacute; d'honorifiques et respectables r&eacute;sistants mais la gloire est ais&eacute;e, un mort ne s'exprimant plus...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Raymond, je t'en prie, tais-toi ! Tu vas trop en dire. Tu sais que la v&eacute;rit&eacute; est dure et cruelle &agrave; entendre. De plus, ils jureront les grands dieux de leur int&eacute;grit&eacute; profonde, qualifiant tes propos de mensonges, de basses calomnies, injurieux envers ceux qui, dans le pur exercice de leurs trafics licencieux, sont morts pour d&eacute;fendre la France tout en garnissant et en matelassant leur portefeuille.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si tu t'avisais, plut&ocirc;t, de nous entretenir des de Banyuls et des de Nyers, des En Cadell et des Ansowells, des seigneurs truands, ou des Miquelets, ou des Angelets, qui &eacute;cum&egrave;rent les hauts cantons ? Non, pas pour l'instant... Si cela doit &ecirc;tre, les pensers viendront en leurs temps, le temps n'ayant point contraintes ni limites strictes, ne assujettissante pas &agrave; quelconque ma&icirc;tre despotique aux m&oelig;urs dissolues et aux exigences farfelues, quand j'aborderai le d&eacute;fil&eacute; qu&eacute;rolan, qui saurait ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je ne suis pas en dispositions pour &eacute;voquer les d&eacute;funts, ni les invoquer, le site et le lieu ne s'y pr&ecirc;tant pas.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Au d&eacute;part de Mont Louis, la route se d&eacute;veloppe en paliers pour atteindre, en quelques encablures, le seuil herbeux du Col du Jardo, plus commun&eacute;ment connu sous le toponyme de Col de la Perche, point culminant de l'axe routier ralliant, au d&eacute;part de bourg Madame, les plages sablonneuses de Canet, la Cerdagne au plat littoral m&eacute;diterran&eacute;en, la haute montagne &agrave; la mer, apr&egrave;s un parcours asphalt&eacute; de moins de cent kilom&egrave;tres.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Cet alpage de la Perx&agrave;, jadis quand la f&eacute;odalit&eacute; r&eacute;gnait en ma&icirc;tre, quand les p&egrave;lerins arpentaient les chemins de Saint Jacques de Compostelle, les hivers &eacute;tant rudes en ces hautes terres, &eacute;pais le manteau neigeux et les passages difficiles, s'appelait Port d'Enforcat &agrave; cause des bois fourchus jalonnant la voie et indiquant, afin de ne point s'&eacute;garer ou de mieux retrouver l'h&ocirc;pital qui &eacute;tait &eacute;rig&eacute; en ces<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>lieux d&eacute;sertiques, la route &agrave; suivre. Du nom du petit ruisseau qui, ouvrant le paysage sur la haute vall&eacute;e de la T&ecirc;t jusqu'&agrave; Thu&eacute;s les Bains, d&eacute;vale vers la Cabanasse, il lui &eacute;tait, de m&ecirc;me, donn&eacute; le toponyme de Port du Jardo, ouverture g&eacute;ante sur un panorama grandiose avec, pour toile de fond, la dorsale pyr&eacute;n&eacute;enne et ses mythiques massifs, Canigou, Gigants et Infern, Puigmals, Cadi et Carlit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Vieille habitude ou r&ecirc;ve d'un adolescent ayant trop vite grandi, <em> </em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>cousue dans une doublure de blouson, je transporte toujours avec moi une petite boite magique, une machine &agrave; remonter le temps. Et il serait fort temps que j'en fasse usage. Elle tient peu de place et j'oublie, souvent, que je suis en possession d'une.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Au cours de l'une de mes vies ant&eacute;rieures, m&ecirc;me si le concept de la r&eacute;incarnation n'est qu'une utopique vue de l'esprit, dans l'imaginaire unissant la nature divine &agrave; la nature humaine, une nuit incarnadine, elle m'avait &eacute;t&eacute; gracieusement offerte par un mage, un lieutenant du s&eacute;n&eacute;chal, savant en astrologie et pr&ecirc;tre de Zoroastre. Comme elle &agrave; l'art pr&eacute;tendu, par des moyens surnaturels, d'op&eacute;rer d'extraordinaires et merveilleux effets tels la production d'apparitions, de charmes, d'enchantements et de gu&eacute;risons subites, ou la soumission, &agrave; sa volont&eacute;, des puissances sup&eacute;rieures et des g&eacute;nies, ou leur &eacute;vocation, elle effacera de ma vision, les tuyaux verd&acirc;tres des conduites forc&eacute;es, les c&acirc;bles, les fils et les pyl&ocirc;nes &eacute;lectriques, le ruban asphalt&eacute; sur lequel galopent, press&eacute;es par le temps, des boites de conserves multicolores pos&eacute;es sur roues, ou cet autre ruban serpentin sur lequel, toute de jaune et de rouge par&eacute;, rampe une chenille essouffl&eacute;e, bref, toutes ces marques imp&eacute;rieuses d'une civilisation moderne en marche, poursuivie et rattrap&eacute;e par le progr&egrave;s gourmandin, pour une fin d'un monde annonc&eacute;, toutes ces marques effrayantes, ces cicatrices horribles, ces balafres hideuses qui insultent la nature.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Jetant un dernier regard attendri sur la haute vall&eacute;e de la T&ecirc;t, une vall&eacute;e o&ugrave; nombre de chemins sont trac&eacute;s &agrave; travers les herbages, les rochers, les nappes de gen&ecirc;ts et les lisi&egrave;res des for&ecirc;ts, une large<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>&eacute;chancrure, une faille sismique berceau d'un fleuve imp&eacute;tueux et batailleur qui, plus d'un mill&eacute;naire &eacute;tant, depuis le Port d'Enforcat jusqu'&agrave; Olette, a port&eacute; le nom de &laquo; <em>Valle Engarra</em> &raquo;, et tout du moins c'est ce que nous apprend l'acte de donation, par B&eacute;ra, Comte de Raz&eacute;s et Conflent, l'an 846, de son alleu de &laquo; <em>Kanaveilles</em> &raquo;, &agrave; l'abbaye de &laquo; <em>San Andreu d'Eixalada.</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">T&ecirc;te tourn&eacute;e vers cette saign&eacute;e fluviale, d&eacute;filent les vall&eacute;es adjacentes encaiss&eacute;es, les murailles vertigineuses de rochers, les nombreux tunnels et les viaducs, multiplication d'&oelig;uvres d'art et d'architecture civile, de la touristique ligne de chemin de fer du Train Jaune de Cerdagne, et les pr&eacute;cipices impressionnants du Haut Conflent. Mont Louis et ses remparts, sa ville fortifi&eacute;e et sa citadelle qui abrite, de nos jours, le &laquo; <em>C.N.E.C</em>. &raquo;, le Centre Nationale d'Entra&icirc;nement Commando, veille comme un sentinelle aveugle et sourde, d&eacute;fendue de donner l'alerte.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Quel visiteur n'a jamais entendu parl&eacute;... &laquo; <em>du puits des for&ccedil;ats</em> ? &raquo; ceinte de son &eacute;norme, sa d&eacute;mesure, sa gigantesque roue de <em> </em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>bois mue par la force de l'homme ? Elle devait permettre de puiser l'eau n&eacute;cessaire, en cas de si&egrave;ge, aux troupes et &agrave; la population, dans un puits creus&eacute;, &agrave; m&ecirc;me le roc, un travail de bagnard, au marteau et au burin, sur une profondeur de trente m&egrave;tres. Elle devait... Mais Mont Louis n'ayant jamais &eacute;t&eacute; assi&egrave;g&eacute;e, erreur dans le choix d'implantation de la place forte, elle n'a jamais fonctionn&eacute; et n'a jamais vu l'ombre d'un for&ccedil;at, aucun criminel condamn&eacute; aux travaux forc&eacute;s, &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;, n'ayant jamais &eacute;t&eacute; intern&eacute; dans la citadelle, qui lui fut attach&eacute;, bard&eacute; de cha&icirc;nes, pour lui impulser et lui imprimer le moindre mouvement de rotation.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">La forteresse, en r&eacute;f&eacute;rence au d&eacute;sopilant rapport, &eacute;tabli par Vauban pour l'&eacute;tude d'implantation d'un tel ouvrage, devait &ecirc;tre un point d'appui avanc&eacute; afin d'affirmer, d'assurer, de soutenir, de concr&eacute;tiser et de d&eacute;fendre les nouvelles fronti&egrave;res d&eacute;finies par le Trait&eacute; des Pyr&eacute;n&eacute;es sign&eacute; sur l'Ile des Faisans, sur la rivi&egrave;re Bidassoa, le 7 Novembre 1659, et planifi&eacute; lors des conf&eacute;rences de C&eacute;ret, Mai 1660, et de Llivia, Novembre 1660. Le choix de Vauban, occultant d'autres sites, Concellabre, la Balladosa..., militairement plus strat&eacute;giques, se porta sur la solane de la Cabanasse, sur un mamelon aride en surplomb du fleuve T&ecirc;t, pour des motifs incompr&eacute;hensibles, des raisons de commodit&eacute; et d'accessibilit&eacute;, de toute &eacute;vidence: voies <span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>de communication d&eacute;clar&eacute;es praticables en hiver, mais inutilisables cinq mois dans l'ann&eacute;e, approvisionnements en eau, &eacute;valu&eacute;s cons&eacute;quents, et en bois de construction, notifi&eacute;s satisfaisants, en provenance directe, avec des interdictions de coupes &agrave; la population de<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>toute la Cerdagne et de la Val Carolan, le Conflent et sa sous-vigue-rie de Capsir, aucune for&ecirc;t n'&eacute;tant existante sur le territoire foncier de la communaut&eacute; paroissiale de la Cabanasse.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un m&eacute;moire r&eacute;dig&eacute;, en 1741, par Monsieur Sicart, Viguier de la Cerdagne Fran&ccedil;oise, est explicite &agrave; ce sujet:</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; ...<em> Lorsqu'on batit le MontLouis, ou il est aujourd'huy l'on avoit projett&eacute; de le batir et l'on avoit meme marqu&eacute; en deux diferents endroits, le premier appel&eacute; le Pla de Medes, dans la plaine de Cerdagne, a une demy heure de Puicerda, entre les vilages d'Hix, Caldegues, Palau et Osseja, sur un plateau qu'il y a entre Puicerda et Sainte L&eacute;ocadie, et il est vray que de cet endroit un corps d'arm&eacute;e auroit pue passer pour aller en Conflent et Capsir, sans risque le canon de la place.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;<em> Le second endroit ou il avoit &eacute;t&eacute; projett&eacute; et marqu&eacute;, est sur le plateau du Col du Rigat en allant de MontLouis &agrave; la Cerdagne &agrave; main </em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>droite, apell&eacute; Pla Baladors d'ou l'on decouvre toute la plaine de Cerdagne et auroit &eacute;t&eacute; mieux plac&eacute; qu'a l'endroit ou il est aujourd'huy parce que de cet endroit il n'y auroit peu passer de troupes pour aller en Conflent et Capsir, qu'a la veue de la place et meme a la port&eacute;e du canon.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Le MontLouis ayant &eacute;t&eacute; bati a cet endroit auroit comand&eacute; toute la plaine et auroit fait contribuer toute la Cerdagne jusques a Belver. S'il y eut des troupes ennemies en quartier dans la plaine, elles n'auroint point &eacute;t&eacute; en seuret&eacute;. L'on auroit pue facillement les enlever. Derriere le plateau ou colline il y a un ravin ou peite vall&eacute;e ou y passe la rivi&egrave;re d'Eyne du cot&eacute; de septentrion, et qui degorge au village d'Estavar, et ou elle se joint &agrave; la riviere du S&egrave;gre.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Cette place auroit &eacute;t&eacute; a port&eacute;e de toutes les avenues par ou les enemis auroint peu penetrer pour entrer de Cerdagne en Conflent et Capsir, et le passage de la Perche auroit &eacute;t&eacute; toujours libre et l'on n'auroit pas risquer les courses que diferents partis ont fait durant les guerres derniere sur le Col de la Perche; et ou l'on risquoit beaucoup d'y passer sans escorte. Dailleurs l'exp&eacute;rience a fait voir,</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>durant les guerres derniers, que le MontLouis n'a &eacute;t&eacute; d'aucune utilit&eacute; pour conserver la Cerdagne a lobeissance du Roy. Cent hommes des enemis seu sont rendus les maitres de toute la Cerdagne jusques au Col de la Perche, et quand on a voulu conserver la Cerdagne il a falu y entretenir un gros corps de troupe. La garnison de MontLouis quoy que nombreuse n'a jamais peu a cause de la distance peu conserver cette plaine; et au lieu que le MontLouis etant bati a cet endroit, la seule garnison auroit peu contenir tous les habitans du pa&iuml;s, et en temps de guerre les enemis auroint &eacute;t&eacute; en une grande obligation d'y tenir un corps de troupes et n'auroit jamais peu empecher la communication de MontLouis avec le Conflent et le capsir, quand meme ils se seroint empar&eacute;s de Col de la Perche parce qu'ils n'auroint peu y faire passer de la subsistance et de leurs convoys que sous le canon de la place.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;<em> L'abondance auroit &eacute;t&eacute; dans la place en cause du voisinage des villages de toute la plaine de la Cerdagne particulierement de Llo, Rohet, Vedrinyans, Sellagouse, Ro, Err, Estavar et Bajande qui sont dans la plaine du cot&eacute; du midy, qui ne sont qu'a une demy heure et le plus loin a une petite heure de cet endroit et du cot&eacute; du septentrion, Targasonne, Eguet, Odello, Via, Bolquere et Eyne, qui ne sont pas plus &eacute;loign&eacute;s. Ce qui auroit bien facilit&eacute; aux habitans et a la garnison beaucoup d'aisance pendant toute lann&eacute;e, ce qu'ils n'ont pas a l'endroit ou il est, et que pendant l'hyver les pa&iuml;sans y craignent beaucoup de passer le Col de la Perche se trouvant trop loin de la plaine &eacute;tant plus a port&eacute;e de Puicerda, et Llivia que de MontLouis.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Le MontLouis ou il a &eacute;t&eacute; bati n'en empecheroit pas si l'on vouloit la communication de la Cerdagne avec le Conflent parce qu'un corps de troupes pouroint passer sans etre veues du MontLouis, par Bolquere, et de la a la Borde dit de Cases, et de la a la Quillane et pourint monter par le Col de Caudies qui est vis a vis a la Quillane pour rejoindre le chemin de Llensades et decendre sur le Conflent. </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un camp provisoire fut &eacute;tabli d&egrave;s l'an 1679 et les travaux commenc&egrave;rent, sous la direction de Fran&ccedil;ois de Fortia Durban, suivant les plans &eacute;tablis par Vauban, et s'achev&egrave;rent, douze ans plus tard, en 1691. Pourtant un plan soulignait, en 1750, le peu d'avancement de la ville. Il faisait une distinction entre les maisons que quelques particuliers, &laquo; <em>hommes de la communaut&eacute; du Vilar d'Oven&ccedil;&agrave;, un village circonvoisin &agrave; la place forte dont les habitants</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;plac&eacute;s, leurs maisons ruin&eacute;es par d&eacute;cision royale, abattues au canon, pour peupler la cit&eacute; nouvelle</em> &raquo;, avaient b&acirc;ties en ma&ccedil;onnerie et couverture d'ardoises suivant l'alignement planifi&eacute; par l'ing&eacute;nieur militaire et mar&eacute;chal de France, et la grande majorit&eacute; des baraques de planches dont le menu peuple, de la vulgaire pi&eacute;taille, n'ayant pas, lui, au diff&eacute;rent des nantis et des bourgeois largement r&eacute;compens&eacute;s pour l'all&eacute;geance au roi dont ils avaient fait preuve, b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des mannes financi&egrave;res qui avaient &eacute;t&eacute; allou&eacute;es &laquo; <em>aux francis&eacute;s</em> &raquo;, et il &eacute;tait d&eacute;pourvu des moyens qui lui auraient permis de construire des habitations, selon les r&egrave;gles prescrites et en conformit&eacute; avec l'architecture locale, haut conflentoise et cerdane, une architecture typiquement montagnarde.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Fid&egrave;le et d&eacute;vou&eacute; &agrave; son roi, pour l'honorer aussi en servile courtisan qu'il &eacute;tait, Vauban proposa &agrave; son Ma&icirc;tre Tout-Puissant, &agrave; son &laquo; Seigneur Universel r&egrave;gnant apr&egrave;s Dieu &raquo;, de baptiser cette place forte du nom de Mont Louis. Sa d&eacute;nomination changea &agrave; la R&eacute;volution et, onze ans durant, elle s'intitula Mont Libre. De nos jours, Mont Louis, ville enti&egrave;rement construite sur la commune de la Cabanasse et, par d&eacute;cision royale, d&eacute;tach&eacute;e territorialement de cette derni&egrave;re, un confetti sur les cartes cadastrales, est une cit&eacute; tr&egrave;s anim&eacute;e et tr&egrave;s accueillante.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Avec son four solaire, le premier d'entre tous en activit&eacute; et en exploitation, et le second dans le monde apr&egrave;s celui, d&eacute;montable et d&eacute;mont&eacute;, de Sor&egrave;de, en Vallespir, dans le Massif des Alb&egrave;res, - <em>un four construit et exp&eacute;riment&eacute; par Manuel Antonio Gomes dit &laquo; Padre Himalaya &raquo;, physicien portugais</em> -, par une curieuse co&iuml;ncidence, Mont Louis rend hommage au Roi Soleil, son fondateur.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En contre bas de l'inutile citadelle, gardienne des espaces vides, ses pieds baignant dans les eaux chantantes du Jardo, il se peut voir, signes intrins&egrave;ques d'une industrie, jadis prosp&egrave;re, les anciennes b&acirc;tisses, se dressant toujours fi&egrave;res et aur&eacute;ol&eacute;es de leur gloire d'antan, de la s&egrave;cherie domaniale de la Cabanasse, construite de 1894 &agrave; 1896.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elles produisaient, annuellement, cinq &agrave; six tonnes de graines de pins &agrave; crochet, une tonne et demie &agrave; deux tonnes de graines de pins sylvestres et, &laquo; <em>l'arbre majestueux n'&eacute;tant pas l'apanage exclusif du continent Nord-am&eacute;ricain et des pentes Ouest de la</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>Sierra Nevada, des Rocheuses, de la Californie et du Colorado, particuli&egrave;rement, et de ses parcs, le King Canyon, le Yos&eacute;mite, le giant Forest, le Tall Trees Grove ou le Great Basin</em> &raquo;, une centaine de kilogrammes de graines de S&eacute;quo&iuml;a sempervirens &agrave; bois rouge. La r&eacute;colte des douze &agrave; quinze mille hectolitres de c&ocirc;nes, n&eacute;cessaires &agrave; cette production, apportait du travail et des revenus substantiels &agrave; une main d'&oelig;uvre locale.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le progr&egrave;s et la modernit&eacute;, non le modernisme, ali&eacute;nant les esprits, l'app&acirc;t du gain d&eacute;tournant l'&eacute;conomie de ses finalit&eacute;s originelles, en 1962, la s&egrave;cherie, h&eacute;las, ferma irr&eacute;m&eacute;diablement ses portes. Elle laissa un village orphelin et an&eacute;antit les esp&eacute;rances d'une cit&eacute; d&eacute;capit&eacute;e, vou&eacute;e &agrave; sa ruine, au nom du Dieu argent et des grands argentiers pli&eacute;s aux basses et abjectes men&eacute;es politiciennes. Depuis la petite agglom&eacute;ration s'est referm&eacute;e sur elle-m&ecirc;me. Elle revit au rythme du syst&egrave;me &eacute;conomique domanial, r&eacute;miniscences d'un pass&eacute; aux consonances moyen&acirc;geuses. Son territoire communal, amput&eacute;, sous Louis XIV, de dizaines de &laquo; <em>feixes</em> &raquo;, de pr&eacute;s de fauche et de p&acirc;tures, est divis&eacute; en terroirs de faible et moyenne &eacute;tendue. Le propri&eacute;taire exerce une autorit&eacute; discr&eacute;tionnaire, agissant, en certains cas, selon sa volont&eacute; particuli&egrave;re, sur tous les habitants demeurant, y domicili&eacute;s, sur ses terres. Il y organise la production de c&eacute;r&eacute;ales, herbe de fauche, paille et pommes de terre, et l'&eacute;levage de bovins, ovins et &eacute;quins, et paie, souvent en nature, les hommes qu'il y fait travailler. A c&ocirc;t&eacute; de ces terriens subsistent quelques artisans qui ont le tour de main, appliquant des techniques, fruit de longues exp&eacute;riences, et dont la connaissance est transmise, un maigre mais riche h&eacute;ritage, de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et les uns et les autres, ayant des besoins et des go&ucirc;ts traditionnels, vivotent, leur horizon &eacute;tant de peu d'&eacute;tendue. Aussi le village, au fil du temps et des jours, se meurt.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si les yeux se portent, alors, au loin, s'enfon&ccedil;ant dans la la large mais inqui&eacute;tante et trouble, agitant les esprits, &eacute;chancrure de la &laquo; <em>Valle Engarra</em> &raquo;, le regard s'arr&ecirc;te sur un promontoire et, en son <span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>sommet, discerne des ruines. L&agrave; se dressait, jusqu'en 1654, une tour rectangulaire, comme l'&eacute;taient les tours les plus anciennes de la contr&eacute;e, aux murs &eacute;pais, &eacute;lev&eacute;s autour d'un espace libre restreint, quelques m&egrave;tres de superficie, une tour arm&eacute;e de petites meurtri&egrave;res. Malgr&eacute; ces d&eacute;fenses rudimentaires et une poign&eacute;e de combattants, elle subira, en 1654, un si&egrave;ge par l'arm&eacute;e et l'artillerie de Louis XIV et r&eacute;sistera pendant cinq jours avant de capituler. Puis, except&eacute; un angle qui, depuis plus de trois cent ans, est toujours dress&eacute;, elle sera d&eacute;truite au canon.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un minuscule et mis&eacute;rable hameau, un vilar, cit&eacute; comme l'un des trente trois villages c&eacute;d&eacute;s &agrave; la France, par les souverains catholiques espagnols, lors de la Convention de Llivia du 16 Novembre 1660, s'abritait plus loin, on ne sait o&ugrave;. Mentionn&eacute; d&egrave;s l'an952, dans un acte de donation faite, par la Comtesse Ava, veuve de Miron II, Comte de Cerdagne, &agrave; l'abbaye de Saint Michel de Cuix&agrave;, il a donn&eacute; son nom &agrave; la tour d'Oven&ccedil;&agrave;, tour dite du Vilar d'Oven&ccedil;&agrave;. Par volont&eacute; royale, cette communaut&eacute; d'&acirc;mes avait &eacute;t&eacute; transport&eacute;e, apr&egrave;s sa construction, sur la place forte de Mont Louis et, pour &eacute;viter tout retour de la population dans le village abandonn&eacute;, l'arm&eacute;e en avait ras&eacute; toutes les maisons d'habitation et leurs d&eacute;pendances, l'inf&acirc;me amas des ruines servant de carri&egrave;re de pierres et de moellons pour alimenter le chantier et l'&eacute;rection de certains des b&acirc;timents de la citadelle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et si l'acuit&eacute; visuelle se translate &agrave; des lieues &agrave; la ronde, noy&eacute; dans les ramures verdoyantes, un pont de pierre &agrave; une arche, haut perch&eacute; sur la T&ecirc;t... Mais o&ugrave; vais-je, esprit vagabond, m'aventurer. Je dois rejoindre l'Andorre, un imp&eacute;ratif, et je ne suis pas sur le chemin de retour.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pour Perpignan et Le Soler ? Ce ne sera que mardi, en fin d'apr&egrave;s midi... ! Et je ne ferai pas le m&ecirc;me trajet. Je n'emprunterai pas la m&ecirc;me vall&eacute;e ni le m&ecirc;me ruban asphalt&eacute;, ayant, revenant de Barcelone, fait une halte, pour y rencontrer mon inconnue du t&eacute;l&eacute;phone, &agrave; Am&eacute;lie les Bains, sur les berges du Tech.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Sur la droite, au milieu des pr&egrave;s de narcisse, un gros village, Saint Pierre dels forcats, s'est accroupi, frileux, apeur&eacute;, ses toitures de llauzes noir&acirc;tres et moussues, le clocher, infatiguable guetteur, en figure de proue, seules osant se montrer, au pied de son domaine <span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>skiable d&eacute;valant les a-pics impressionnants, les ombr&eacute;es fangeuses et les ressacs arbor&eacute;s du cirque spectral, une l&eacute;gende contant qu'un esprit malin en hantait la conque, du Cambre d'Aze.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dans la doublure de mon blouson, ma boite magique, ma machine &agrave; remonter le temps, ne cesse de gr&eacute;siller et de me biper.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Serait-elle venue l'opportunit&eacute; d'user utilement de ses connaissances ? Ce n'est, pourtant, que Sant Pere dels forcats, une petite bourgade montagnarde, aux portes de la Cerdagne, une communaut&eacute; paysanne sans histoire notable connue autre que ses diff&eacute;rents politico-financiers et &eacute;conomiques, au chef du domaine skiable, l'or blanc des Pyr&eacute;n&eacute;es manne des soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es et des consortiums, qui l'opposent &agrave; celle, voisine, d'Eyne ! Ce n'est que le Cambre d'Aze, ailleurs se dressent, imposants, majestueux, et supr&ecirc;mes, les Monts sacr&eacute;s ! Qu'en serait-l que je devrais savoir et que j'ignore ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>C'&eacute;tait, dans les tumultes des invasions, aux saisons obscures de la f&eacute;odalit&eacute; et de la religiosit&eacute;... </em>&raquo; L'&eacute;trange boite, minuscule t&ecirc;te d'&eacute;pingle, s'anime, s'&eacute;claire de mille feux et plonge dans les profondeurs abyssales. Elle descend, &agrave; vitesse supersonique, dans le pass&eacute; m&eacute;andreux, aux jours sombres des &eacute;poques d&eacute;l&eacute;t&egrave;res o&ugrave; guerres succ&eacute;dant aux guerres, agressions arm&eacute;es aux agressions arm&eacute;es, coups de mains crapuleux aux coups de mains odieux, toutes exactions g&eacute;n&eacute;ratrices de terreurs pour les peuples autochtones, les banni&egrave;res sanguinolentes de la religion claquant aux quatre vents, portant hauts leurs appels aux meurtres et, exterminant les &acirc;mes, d&eacute;florant les filles de la Cr&eacute;ation chant&eacute;es et lou&eacute;es par les livres sacr&eacute;s.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En ces temps l&agrave;, et aujourd'hui encore, ces heures sinistres n'&eacute;tant toujours pas r&eacute;volues, on tuait, on assassinait, on violait, on assujettissait les populations et on livrait, &agrave; l'esclavage, les hommes, les femmes et les enfants rendus captifs, au nom d'un Dieu, un Dieu puissant semant d&eacute;solation, famine et mort et, en sacrifice et en holocauste, versant le sang des innocents...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et mes pens&eacute;es lui ayant irr&eacute;m&eacute;diablement coup&eacute; ses moyens d'expression, l'&eacute;trange boite bard&eacute;e d'&eacute;lectronique, d&eacute;sireuse de me faire taire, manifeste son impatience et brouille les &eacute;missions intellectuelles et spirituelles polluant mon cerveau. Ayant investi et d&eacute;connect&eacute; mes neurones, elle s'anime &agrave; nouveau, recale ses donn&eacute;es et, reprenant sa conf&eacute;rence, s'impose. &laquo; <em>C'&eacute;tait... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comme si le pr&eacute;sent n'existait plus, la Terre s'&eacute;tant vid&eacute;e de ses h&ocirc;tes, ne recelait plus &acirc;me qui vive jusqu'en ses contr&eacute;es les plus recul&eacute;es, ses recoins les plus infimes ! Comme si l'homme, un animal pensant, infatu&eacute; de sa personne, se voulant polic&eacute;, sup&eacute;rieur et ma&icirc;tre du destin, un vulgaire pr&eacute;dateur d&eacute;pe&ccedil;ant les lois naturelles et un minable affabulateur sans consistance morale, avait cess&eacute; d'arpenter, afin d'en expurger sa s&egrave;ve nourrici&egrave;re, la surface arrondie du globe ! Comme si la plan&egrave;te bleue, &agrave; son dernier carat, avait explos&eacute;, essaimant l'incommensurable univers de ses d&eacute;chets radioactifs... !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;<em> C'&eacute;tait... C'&eacute;tait... C'&eacute;tait... </em>&raquo; La boite myst&eacute;rieuse, ex&eacute;cr&eacute;e par mes humeurs acides, son disque ray&eacute; et sa t&ecirc;te de lecture &eacute;mouss&eacute;e, bafouille. Elle serine une plainte monocorde et grin&ccedil;ante. Ses neurones artificielles court-circuit&eacute;es, tire sa r&eacute;v&eacute;rence et se clo&icirc;tre, son &eacute;cran &agrave; cristaux liquides virant au noir, dans un total mutisme.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que ne saurais-je jamais ce dont, magnanime, elle voulait m'entretenir et m'instruire ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Une ombre d&eacute;moniaque et titanesque est pass&eacute;e, barrant l'horizon, masquant le soleil, plongeant toute vie dans les t&eacute;n&egrave;bres inhospitali&egrave;res, sataniques et diabolisantes. Le temps a suspendu son vol et B&eacute;lial, l'ange de mort, a d&eacute;ploy&eacute; la toile que Belph&eacute;gor, volcan incandescent en &eacute;ruption, s'&eacute;chine &agrave; replier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Lentement, &agrave; cercles mesur&eacute;s, l'astre solaire se lib&egrave;re de ses nues sacril&egrave;ges. Tous feux flamboyants, il d&eacute;verse, imp&eacute;tueux, et &agrave; flots r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, r&eacute;v&eacute;lant la Voie Lact&eacute;e, ses rais ac&eacute;r&eacute;s. Une &eacute;clatante blancheur abreuve, les illuminant, les terres frileuses, blotties aux pieds des g&eacute;ants de granite et de schiste. La nature, un instant &eacute;tourdie et muette d'effroi, s'&eacute;broue et se r&eacute;g&eacute;n&egrave;re. La vie reprend son vol.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">D'abord, des gr&eacute;sillements quasi imperceptibles, une manifestation sourde s'arrachant d'outre-tombe, et le silence pesant ! Puis, brutalement, un bip tonitruant z&eacute;brant l'&eacute;ther, un cri victorieux sur l'inconcevable !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le mystagogue secret, incis dans un repli de mon blouson, fier de sa technologie, clamant sa science et claironnant son indestructibilit&eacute;, manifeste sa pr&eacute;sence et fanfaronne. Son timbre est &eacute;lev&eacute; et pugnace, isolant mes fusibles, me r&eacute;duisant irr&eacute;m&eacute;diablement au silence, d&eacute;bite son savoir :</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>C'&eacute;tait dans les temps d&eacute;clinants de l'univers wisigothique. La foudre ourdissait aux fronti&egrave;res ib&eacute;riques. Et, date encore impr&eacute;cise, -710 ? -715 ?-, les Pyr&eacute;n&eacute;es furent franchies par les Sarrasins r&ecirc;vant de s'emparer de la Septimanie, pays riche et fertile, derni&egrave;re d&eacute;pendance gothe encore libre. D&egrave;s 711, la Cerdagne, le Capcir et le Haut Conflent passaient sous contr&ocirc;le des autorit&eacute;s musulmanes. Pendant des d&eacute;cennies, tout le territoire fut d&eacute;vast&eacute;, razzi&eacute;, mis &agrave; sac, &agrave; feu et &agrave; flammes, par des bandes de charognards hargneux, avides de butin jusqu'&agrave; ce que, vers 765, P&eacute;pin le Bref, et avec lui, Wilfred el Pelut, un fils du pays, parvint &agrave; reprendre, reconqu&ecirc;te longue et ch&egrave;re en vies humaines, - r&eacute;acquisition initi&eacute;e d&egrave;s Octobre 733 et non 732 comme trop souvent jug&eacute; pour vrai et enseign&eacute;, &agrave; Poitiers, par Charles Martel, Maire du Palais, son p&egrave;re -, du Languedoc aux Pyr&eacute;n&eacute;es, toute la r&eacute;gion... D&eacute;sol&eacute;, mais je crois que je vais interrompre mon &eacute;mission... ton t&eacute;l&eacute;phone sonne... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Embarquement direct pour Cyth&egrave;re, pour les jardins suspendus de Babylone ou, l'exub&eacute;rance &eacute;tant un ma&icirc;tre mot, pour un nouveau tour de man&egrave;ge...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Encore et toujours ma volubile inconnue ! A croire, qu'en ce jour de P&acirc;ques, elle n'a d'autres occupations que de t&eacute;l&eacute;phoner. T&eacute;l&eacute;phoner est, peut &ecirc;tre l'un de ses p&eacute;ch&eacute;s mignons ? Son principal loisir ? Ou sa raison d'&ecirc;tre et d'exister ? Serait-elle, &agrave; ce point, si d&eacute;s&oelig;uvr&eacute;e, qu'elle en serait r&eacute;duite &agrave; se raccrocher &agrave; une voix, fut-elle la voix d'un inconnu aussi suave, aussi charmeuse ou aussi troublante, serait-elle ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En toute chose, je n'aimerais pas r&eacute;ceptionner ses facturations t&eacute;l&eacute;phoniques, le d&ucirc;, en communications, devant &ecirc;tre pharaonique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Hier, aujourd'hui, des heures pleines et une tarification au plein cachet, des conversations interminables, tant bien plus ce matin, une t&eacute;l&eacute;phonie &eacute;rotisante sous le couvert de me r&eacute;galer de ses confidences coquines. Qui, autre qu'elle, se serait ainsi os&eacute; &agrave; se d&eacute;couvrir dans des sujets br&ucirc;lants, &agrave; s'y &eacute;tendre, &agrave; s'y vautrer et &agrave; s'y<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>encanailler ? Elle donnait m&ecirc;me l'impression de s'y complaire et de s'y p&acirc;mer comme si l'exercice, &agrave; haut risque, lui &eacute;tait une habitude famili&egrave;re et lubrique, un moyen autre de s'&eacute;vader, ou de compenser ses manques. Ou elle &eacute;tait seule, depuis un certain temps, et elle cherchait, peut importerait le prix qu'elle y mettrait, non un homme serein, un compagnon s&eacute;rieux, mais un m&acirc;le, dans toute sa splendeur de m&acirc;le en permanente &eacute;rection, capable de lui permettre de r&eacute;cup&eacute;rer les temps perdus, s'en donnant &agrave; c&oelig;ur joie et &agrave; sexe inassouvi, et, n'en trouvant aucun &agrave; sa mesure, ou en trouvant un, apr&egrave;s moultes recherches infructueuses, mais en situation d'attente, devant l'&eacute;nergum&egrave;ne, un vieux beau sur le retour ou un ours mal-l&eacute;ch&eacute; dot&eacute; d'ustensiles pendouillards et rabougris, pr&eacute;f&eacute;rant fuir, ou le contraire se produisant; ou, alors, par&eacute;e et affubl&eacute;e d'un caract&egrave;re ex&eacute;crable, de femme ronchonne, elle ne r&eacute;ussissait pas &agrave; garder l'&eacute;talon id&eacute;al; ou, encore, trop port&eacute;e sur les choses du sexe, elle rebutait m&ecirc;me les plus endurcis par sa continuelle fringale phallique; ou, enfin, pi&egrave;tre amante, tout n'&eacute;tait que dans ses paroles, se gaussant de sexe sans jamais avoir commis ce dont elle se targuait d'en r&eacute;galer ses compagnons infortun&eacute;s.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Toujours en est-il qu'aucun num&eacute;ro d'identification sur l'&eacute;cran de mon t&eacute;l&eacute;phone portable, il ne fait point de doute sur l'effective provenance de l'appel. Elle revient, intrins&egrave;quement &agrave; l'assaut. Qu'il en soit un autre correspondant, ce n'est pas s&ucirc;r. Elle n' pas oubli&eacute; que ses confidences matinales sont rest&eacute;es suspendus &agrave; l'imp&eacute;rative commande de son repas du midi. Et, le temps ne m'&eacute;tant toujours pas compt&eacute;, je suis reparti pour une t&eacute;l&eacute;phonie rose pouvant virer &agrave; l'&eacute;carlate si, rentrant &agrave; deux pieds dans son jeu coquin, je la conforte &agrave; en approfondir les d&eacute;tails.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">De toute mani&egrave;re, &eacute;couter ou ne pas &eacute;couter, elle se gargarise de mots, de paroles, de longues tirades, d'interminables monologues.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si je suis distrait..., elle ne s'en apercevra pas, trop prise &agrave; s'entendre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pourtant, tout aussi bizarre qu'il n'en paraisse, non conforme &agrave; l'initial de son appel matinal, quant il s'&eacute;tait agi de m'entretenir de sexe, elle m'avait plus longuement impliqu&eacute; dans la conversation. Je n'ose &eacute;mettre de supputations libidineuse, les certitudes apparaitront d'elles-m&ecirc;mes, et s'imposeront, d&eacute;coulant de ses dires et de ses actes. Si j'avais un choix &agrave; faire, la concernant, entre un &eacute;tat de jouisseur et un &eacute;tat jouissif, je voterais, sans h&eacute;siter, pour le second parce qu'en amour et dans la v&eacute;rit&eacute; nue de l'acte de chair, l'&eacute;go&iuml;sme est sa qualit&eacute; principale et son but premier, parlant trop, agissant peu et qu&eacute;mandant beaucoup.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je me r&eacute;signe, finalement, &agrave; rentrer en communication priv&eacute;e, &laquo; <em>appel priv&eacute;</em> &raquo;, ainsi s'affiche, une non identification, sur l'&eacute;cran de mon t&eacute;l&eacute;phone portable, mon correspondant, avec elle. Car, si je ne le fais pas maintenant, les appels vont se multiplier jusqu'&agrave; ce que je daigne, enfin, lui r&eacute;pondre et, entre temps, les messages s'accumuleront.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">De deux peines, un mal. Je choisi le mal, laissant le pire derri&egrave;re moi.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;<em> Avant de te quitter, tout &agrave; l'heure... </em>&raquo; C'est elle qui minaude... ! En toute logique, je ne pouvais pas me tromper. Elle revient &agrave; la charge, directe et sans pr&eacute;ambule. Cela s'inscrit, tr&egrave;s probablement, dans ses raisons, ses conceptions et ses usages, un trait indubitable dans son intemp&eacute;rance caract&eacute;rielle, le correspondant,son correspon&shy;dant, se devant de s'y adapter ou, instruit de ses propos intempestifs, de refuser &agrave; rentrer en communication avec elle, une &eacute;ventualit&eacute; qui, la d&eacute;rangeant dans ses desseins, l'incommodait.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Je ne te d&eacute;range pas, au moins</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Te dirais-je oui, je te vexerai. Te dirais-je non, serait un pieux mensonge. Je te laisse le soin d'en tirer toutes les conclusions</em>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Alors, je te d&eacute;range, n'est-ce pas</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pas sp&eacute;cifiquement, mais... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le temps m'en manque. Mon interlocutrice, probablement vex&eacute;e par ma franchise, et dans la plus totale ignorance de mon franc parler, p&eacute;remptoire et suffisante, me coupe, avec une brutalit&eacute; &eacute;vidente, la parole, me menant au silence.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Mais tu m'as dit que je pouvais t'appeler ! Alors je me suis permise de te recontacter en ce milieu d'apr&egrave;s midi. J'ai tant de confidences &agrave; te faire avant que nous nous rencontrions qu'il serait absurde d'attendre mardi. Pour notre premi&egrave;re rencontre, nous aurons alors toutes autres raisons &agrave; nous entretenir. Alors toutes mes confidences, je tiens &agrave; te les faire aujourd'hui et, ainsi, j'en serai lib&eacute;r&eacute;e. Tu sais, je suis une femme et il y a bien des temps o&ugrave; je n'ai pas &eacute;t&eacute; en compagnie d'un homme. Il y a bien des temps que je n'ai pas caress&eacute; une paire de couilles, que je n'ai pas suc&eacute; une verge et que je n'ai pas bais&eacute;. J'ai peut &ecirc;tre d'autres besoins que de m'&eacute;terniser, tout un apr&egrave;s-midi, surtout si la m&eacute;t&eacute;o se pr&ecirc;te &agrave; la promenade, dans une discussion st&eacute;rile.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je ne te dis pas le contraire. Tes raisons, en ce qui te concerne, te sont propres. Et tu agis suivant leurs d&eacute;volutions. D&egrave;s hier, tu n'es pas sans ignorer que je me rends en Andorre, que je suis convi&eacute; &agrave; un d&eacute;bat historique, invit&eacute; par la t&eacute;l&eacute;vision et que je pouvais risquer de ne pouvoir tenir libert&eacute; de rendre une r&eacute;ponse &agrave; ton appel.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je le sais. Et je sais, aussi que tu as un rendez-vous &agrave; dix huit heures et il n'est que quatorze heures douze pr&eacute;cis&eacute;ment. Je ne suis donc permise de te rappeler, en ce d&eacute;but d'apr&egrave;s-midi, pensant que tu pourrais m'accorder un peu de ton temps, aussi pr&eacute;cieux soit-il.</em>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais o&ugrave; suis-je tomb&eacute; ? Une telle femme s'imposant, sans commune d&eacute;cence et hors toute r&eacute;alit&eacute; des sens et de la d&eacute;licatesse, ne doit vraiment pas &ecirc;tre facile &agrave; vivre et Dieu qu'il doit &ecirc;tre p&eacute;nible de se trouver &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, des jours, des semaines, des mois durant. En fait, j'apprends &agrave; la conna&icirc;tre et &agrave; savoir comment agir avec elle. Ce n'est plus la conviction mais la certitude. Elle est certainement int&eacute;ressante dans un lit, au-del&agrave;, il ne doit y avoir plus rien sous peine de multiples probl&egrave;mes &agrave; affronter. A moi de prendre toutes mes pr&eacute;cautions pour qu'une banale partie de baise ne se transforme pas en d&eacute;tention &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">De cela, que j'en sois bien convaincu avant que l'irr&eacute;versible, enferr&eacute; dans ses tentaculaires grappins, ne se produise. Mais, je n'en suis pas encore aux plaisirs charnels.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">S'il est une r&eacute;alit&eacute; pr&eacute;sente, c'est son insistance au t&eacute;l&eacute;phone.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Assur&eacute;ment, elle n'a qu'une seule id&eacute;e en elle, parler sexe et exclusivement sexe, m&ecirc;me si je me trompe sur les r&eacute;elles intentions qui l'animent. Quelle qu'en soit gav&eacute;e, &agrave; n'en plus vouloir, au risque de lui d&eacute;plaire et de passer une bonne occasion, je vais me pr&ecirc;ter &agrave; son jeu, sans me garder.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Puis-je te poser une question, m&ecirc;me si elle est indiscr&egrave;te</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu peux... Tu as toujours r&eacute;pondu aux miennes sans te d&eacute;filer... Je r&eacute;pondrai aussi &agrave; la tienne...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Dans quelle tenue es-tu ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme toujours quand je suis chez moi... dans toute ma nudit&eacute;. Et comme ce matin, quand je t'ai appel&eacute;, je suis couch&eacute;e sur mon lit, en toute d&eacute;contraction, le t&eacute;l&eacute;phone &agrave; mon oreille, me caressant les seins et les cuisses, n'en oubliant pas ma chatte et totalement offerte. Est-ce que cela te pla&icirc;t</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et si j'&eacute;tais chez toi ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je ne changerai pas mes habitudes.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et si quelqu'un vient &agrave; frapper &agrave; ta porte</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je ne re&ccedil;ois personne d'autre que mes invit&eacute;s... Et, je le d&eacute;plore, je n'en ai pas re&ccedil;u depuis plusieurs mois... Si tu veux savoir, je suis toute nue quand je leur ouvre la porte... Le jour que tu viendras chez moi, c'est ainsi, aussi, que je te recevrai...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Alors, ch&egrave;re dame, inconnue mais d&eacute;j&agrave; si pr&egrave;s que j'en devine, sans t'avoir galamment d&eacute;shabill&eacute;e du regard, tes formes harmonieuses, aguichantes, tes seins tout dress&eacute;s et gorg&eacute;s d'envie d'&ecirc;tre caress&eacute;s, et tes d&eacute;sirs intimes, de laquelle, si ton c&oelig;ur t'en pla&icirc;t, de tes confidences gourmandes souhaites-tu m'entretenir. Je suis tout &agrave; ton</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>&eacute;coute, tout dispos&eacute; &agrave; t'entendre.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu me subjugues quand, me parlant avec chaleur, tu m'invites &agrave; t'offrir mon corps. Il n'en tient qu'&agrave; toi que tu en prennes possession d&egrave;s ce soir....</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Merci pour ton invitation...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Dommage que tu ne sois pas si loin du c&ocirc;t&eacute; de l'Andorre et que tu ne puisses pas te lib&eacute;rer. Dommage pour moi car je suis d&eacute;j&agrave; mise dans des dispositions optimum et j'ai m&ecirc;me pris une avance en vue des futures festivit&eacute;s &eacute;rotiques auxquelles, d&egrave;s ce mardi, je n'en doute pas un instant nous nous adonnerons, et je m'y pr&eacute;pare. J'aurai le plaisir d'y go&ucirc;ter en ta compagnie.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Si tu pr&eacute;cisais, pour &eacute;clairer ma lanterne, la teneur de ces g&acirc;teries auxquelles tu t'es adonn&eacute; ? Je comprendrai peut &ecirc;tre. Tu veux... ! Tu acceptes... ! Comme tu es un chou... ! Je vais te les dire... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue est incroyablement excit&eacute;e et elle me donne l'impression de ne plus se tenir. Elle jubile. Ne m'a-t-elle appel&eacute; que pour m'entretenir de sexe ? M&ecirc;me si j'en avais dout&eacute;, mais l'id&eacute;e ne m'en a pas effleur&eacute;, tout est clair et d'une &eacute;vidence criarde. Le sexe l'accapare, l'obnubile. Ne vivrait-elle que pour lui ? Que par lui ? Et qu'au travers de lui ? Toute son existence de femme &eacute;panouie ne se ponctuant que par le sexe, ne se traduisant qu'au travers de lui et ne se sacralisant pleinement que dans les actes de chair. Il n'en peut para&icirc;tre autrement tant sa r&eacute;action spontan&eacute;e en est un aveu.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Avec impertinence, j'ai lanc&eacute; d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment une bouteille gourmandine &agrave; la mer hors toute certitude quant au r&eacute;sultat final, et, au risque de me faire &eacute;conduire. Elle en a saisi, instantan&eacute;ment, le message, n'attendant que l'opportunit&eacute;, sans aucunement s'en trouver outr&eacute;e, de s'&eacute;pancher. En fait, comme si elle n'attendait qu'une occasion de s'adonner, voiles aux vents du libertinage, &agrave; ses loisirs favoris.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Je dois t'avouer, quand m&ecirc;me, me permettant de te rappeler que j'avais envie de te raconter ce que j'ai os&eacute; faire, en pensant &agrave; toi avec intensit&eacute;, apr&egrave;s le repas de midi. Tu veux bien que je t'en parles</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si tu y tiens, je ne m'y opposerai pas...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Merci de me le permettre. Tu es un chou et je saurai te le rendre quand nous nous rencontrerons. J'attends avec impatience mardi. Tu peux me croire et tu n'en seras pas d&eacute;&ccedil;u. Et tu peux aussi croire que je saurai t'attacher &agrave; moi. Je saurai y mettre la mani&egrave;re et payer de ma personne pour que tu n'ailles plus chercher ailleurs toutes ces choses douces et caressantes dont les hommes raffolent et que tu trouveras toutes chez moi, tu peux me faire confiance.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si tu le veux bien, nous verrons tout cela mardi. Nous ne sommes que dimanche, aujourd'hui, et je suis bien loin de toi. En attendant, dis-moi donc ce que tu d&eacute;sires tant me conter. Je saurai, peut &ecirc;tre, priser la finesse de tes g&acirc;teries</em>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Alors, je peux t'en entretenir sans avoir la crainte, sait-on jamais, que tu m'envoies pa&icirc;tre ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tu en &eacute;prouves tellement le besoin, je te dirai plus, la n&eacute;cessit&eacute;, tu le peux. Et je t'&eacute;couterai discourir, te laissant t'&eacute;tendre, sur tes choses secr&egrave;tes, avec grande religiosit&eacute;. Ma r&eacute;ponse te satisfait-elle ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Oui. Apr&egrave;s, si tu le veux encore et si tu n'as pas chang&eacute; d'avis depuis ce matin, je reviendrai sur mon amie intime, comme j'ai d&eacute;j&agrave; pu te le dire, une femme charmante et merveilleuse avec qui, et en sa compagnie, j'ai beaucoup appris.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme tu le voudras. C'est toi qui d&eacute;cide et c'est toi qui me fait tes confidences. Tu en est libre de tout me d&eacute;voiler afin de mieux m'instruire sur ta personnalit&eacute;. </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue est rou&eacute;e &agrave; la coquinerie. Elle n'est pas femme pour rien. Elle veut se faire attendre et d&eacute;sirer, se croyant m'obliger &agrave; patienter. Combien elle se trompe. Mais si elle y croit, pourquoi la d&eacute;sobligerai-je ? Elle n'a qu'un souhait, ce n'est nullement un secret, se lancer dans les d&eacute;dales engourmandis de la polissonnerie, de la grivoiserie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Poss&eacute;dant tous les atouts en main, elle interpr&egrave;te un d&eacute;suet concerto aux mouvements &eacute;cul&eacute;s se diluant dans les insipides longueurs d'un sc&eacute;nario couru d'avance, et elle s'&eacute;ternise. Je ne trouve point d&eacute;rangeant.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">N'est-ce point elle qui a en charge le d&eacute;bours de la communication ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Agissant de la sorte, seule, elle se p&eacute;nalise, de plus, financi&egrave;rement.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Tu veux vraiment que je te raconte ce que j'ai fait apr&egrave;s le repas ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pourquoi pas ? Si es si empress&eacute;e et tu y tiens que tu ne peux t'en retenir ! Pourquoi ne me le conterais-tu pas dans tous les d&eacute;tails afin de ne pas en perde la substentive moelle ? A moins que tu te sois commise dans un acte d&eacute;lictueux ! Ce que je ne pense pas, te croyant pleine de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de bon sens. Alors, pourquoi attendrais-tu encore au lieu de me faire languir ? Ce ne doit pas &ecirc;tres d&eacute;shonorant, si je ne m'abuse ? Tout au contraire... Tu as d&ucirc; y prendre du plaisir puisque tu as une folle envie de m'en faire la confidence de ce qui pourrait s'av&eacute;rer &ecirc;tre un secret.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu sais, j'ai un peu honte aussi. Qu'est-ce que tu penseras de moi, apr&egrave;s ? Que je suis une d&eacute;lur&eacute;e et une d&eacute;prav&eacute;e ? Que je suis une vulgaire cochonne et une femme sans int&eacute;r&ecirc;t ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ou, tout simplement, qu'il n'y a pas de mal &agrave; se faire du bien ! Je crois que c'est le lot de toute personne qui est seule dans la vie. Tu sais, ce n'est pas d&eacute;sobligeant du tout, ni m&ecirc;me d&eacute;shonorant de se masturber. Et tu as d&ucirc; en retirer un grand plaisir puisque tu as c&oelig;ur &agrave; vouloir me le faire partager.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comment as-tu pu deviner qu'apr&egrave;s le repas de midi, je me suis caress&eacute;e ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Toutes tes paroles me l'ont laiss&eacute; entendre et tu me confirmes dans mes d&eacute;ductions. Tu vois ? ce n'&eacute;tait pas plus difficile que &ccedil;&agrave;. Quant on connait son mal, il est ais&eacute; de conna&icirc;tre celui des autres.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Cela t'arrive aussi de te masturber</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si je te r&eacute;pondais non, je ne serais qu'un pi&egrave;tre menteur. Bien s&ucirc;r cela m'arrive. Je suis un &ecirc;tre humain comme tout le monde. Et je n'en suis pas exempt. Il m'arrive de me masturber et je n'en suis ni sourd ni mort. Et puis cela fait du bien, de temps &agrave; autre, de d&eacute;gorger ses bourses scrotales, les testicules si tu pr&eacute;f&egrave;res. Ensuite, la tension retomb&eacute;e, on dort mieux. Ce sont des avantages non n&eacute;gligeables quand on y regarde de pr&egrave;s. Et puis, ce soir, qui dit que je n'aurai pas envie de me masturber en pensant &agrave; toi</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tout ce que tu viens de me dire, j'en suis heureuse, me conforte et je me sens plus libre d'en parler, de t'en parler. Ce matin, te faisant des confidences sur les rapports que j'entretenais avec de vieux barbots &agrave; demi s&eacute;niles mais pleins aux as, avec qui je fricotais des ann&eacute;es pass&eacute;es, je n'avais &eacute;prouv&eacute; aucune r&eacute;ticence &agrave; te d&eacute;crire les parties de cul en leur compagnie et, bien entendu, le plaisir que je ressentais quand je me caressais devant eux. Je n'avais pas voulu te mentir, &ccedil;&agrave; faisait part du jeu, du contrat devrais-je plut&ocirc;t dire. J'en retirais des b&eacute;n&eacute;fices financiers sans &ecirc;tre une pute, surtout un bon moyen d'arrondir mes fins de mois et de garnir ma garde-robe. Enfin, c'&eacute;tait une fa&ccedil;on, aussi, d'acc&eacute;der &agrave; la jouissance car eux ne m'y faisaient parvenir que rarement. Que pouvais-je esp&eacute;rer comme septi&egrave;me ciel, de leurs minables queues qui tombaient en d&eacute;cr&eacute;pitude et qui se ramollissaient avant que je n'eus fr&ocirc;l&eacute; le moindre orgasme ? Mais, aujourd'hui, rien n'a &eacute;t&eacute; pareil. Je n'ai jamais rien ressenti de semblable. J'ai eu l'agr&eacute;able et la sublime impression que je n'&eacute;tais pas toute seule.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tu &eacute;tais donc, si je t'entends bien, en charmante compagnie ? &Eacute;tait-ce ta charmante amie que tu dois me pr&eacute;senter, soit dit en passant pour te le rappeler, qui t'a rendu une visite ? Ou aurais-tu eu un invit&eacute;, &agrave; ta table, un vieux monsieur &agrave; la queue toute rabougrie, par exemple... ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu te moques de moi, n'est-ce pas</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je n'oserai pas... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Bien s&ucirc;r que j'ai os&eacute;. Je me serais g&ecirc;n&eacute; ! Pardieu que non ! Une aussi inconvenante plaisanterie ! M&eacute;ritait-elle mieux qu'une r&eacute;flexion oiseuse ? Je ne le pense pas ! Comme elle ne m&eacute;ritera pas plus, ce mardi, lors de notre premi&egrave;re rencontre, et l'une des derni&egrave;res, si ce n'est la premi&egrave;re et derni&egrave;re, ne d&eacute;sirant point m'embarrasser d'un tel &eacute;nergum&egrave;ne, d&egrave;s le premier coin tranquille venu, loin de tout regard, loin de tout importun, loin de tout mateur, de la trousser, culotte descendue aux chevilles, sans aucun pr&eacute;liminaire, mon doigt enfonc&eacute; dans sa chatte, juste le temps de me d&eacute;braguetter et de sortir mon mandrin, puisqu'elle ne souhaite que &ccedil;&agrave;, baiser, se faire baiser; de la sauter, &agrave; la sauvette, prenant le temps de lui offrir un orgasme avant de m'abandonner en elle et de d&eacute;charger, dans son vagin, deux ou trois jets de semence spermazo&iuml;dale; ou, ne cherchant que mon seul plaisir, d&eacute;boutonner la ceinture de mon pantalon, de me d&eacute;braguetter, baisser mon slip, l'inviter &agrave; s'agenouiller entre mes jambes et enfourner ma bite dans sa bouche. Mais non ! Mardi, je ne me rabaisserai pas &agrave; ce point. Je ne tomberai pas dans la d&eacute;g&eacute;n&eacute;rescence ni dans la basse pornographie. Je me garderai de toutes ses avances qui ne manqueront pas, si elle est r&eacute;ellement telle qu'elle se montre, ou veut se montrer, au t&eacute;l&eacute;phone, de se bousculer au portillon, l'obligeant &agrave; la patience quelques jours suppl&eacute;mentaires avant de s'envoyer en l'air, tous ses sens exacerb&eacute;s. Je serai, alors, le premier &agrave; en tirer un d&eacute;licieux profit car elle sera bien m&ucirc;re, capable de toutes les folies.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>... et je ne me le permettrai pas, non plus. C'est ta vie, tu l'as v&eacute;cue comme tu l'as entendue. Et ta vie n'est point la mienne... !</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et le tienne t'est propre, devrais-je ajouter... Il est inutile de me retrouver dans le pass&eacute;. Seul le pr&eacute;sent m'int&eacute;resse et le pr&eacute;sent, &agrave; te dire en toute franchise, pour moi, c'est toi. Depuis hier, et mon premier appel t&eacute;l&eacute;phonique, je n'ai pas cess&eacute; de penser &agrave; toi. J'y pense tellement fort que j'ai la r&eacute;elle sensation de ta pr&eacute;sence effective dans mon appartement. Je te vois. Je te parle. J'en suis au stade o&ugrave; ta pr&eacute;sence m'obs&egrave;de.. &raquo;</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais qui est cette femme ? Qui est-elle donc ? Et s&ucirc;r qui suis-je malencontreusement tomb&eacute; ? Une parano&iuml;aque ? Une affabulatrice ? Ou une femme malheureuse se faisant son propre cin&eacute;ma pour donner un semblant de raison &agrave; une morne existence et combler un vide affectif ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Quelque part, &agrave; en croire, j'ai &eacute;t&eacute; un pi&egrave;tre imb&eacute;cile pour avoir accept&eacute; de la rencontrer et de programmer un rendez-vous. N'irais-je pas, ne m'en d&eacute;mettant pas, au devant de graves probl&egrave;mes et d'insurmontables difficult&eacute;s ? Et, m'en d&eacute;mettant, n'aggraverais-je pas, au contraire, son &eacute;tat pr&eacute;caire, son abandon moral et son psychisme d&eacute;ficient ? M'&eacute;tant engag&eacute; trop pr&eacute;cipitamment, j'en ai jet&eacute; les d&eacute;s. Et je ne peux plus reculer. Je n'ai qu'&agrave; changer les plans, ils ne sont b&acirc;tis que sur du sable et ils croulent, s'effondrant comme un ch&acirc;teau de cartes. Mardi, par honn&ecirc;tet&eacute;, je me rendrai &agrave; Am&eacute;lie le Bains en simple visite de courtoisie et nulle autre chose. Puis, trouvant une excuse valable, je m'&eacute;vaporerai, me lib&eacute;rant d'elle, avec des &eacute;gards, de la consid&eacute;ration et de la condescendance, sans faire de vagues.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>... Ce midi, c'est devenu intenable. Je me suis assise &agrave; table et toi, tu &eacute;tais assis face &agrave; moi, souriant, le visage serein, l'expression de la b&eacute;atitude dans ton regard. Et je t'ai regard&eacute;..., regard&eacute;..., ne pouvant d&eacute;tacher mes yeux de ton images si calme, si paisible et si rassurante. Alors, je me suis trouv&eacute;e affreusement moche, mal peign&eacute;e, mal maquill&eacute;e et toute nue, nue comme je le suis toujours chez moi. Et je me suis sentie g&ecirc;n&eacute;e et pas &agrave; ma place. Toi, devant moi, &agrave; ma table, un arch&eacute;ologue, un historien et je ne sais plus encore quoi, un homme respectable, je ne te faisais pas honneur. Toi, si diff&eacute;rent des hommes ballots me prenant pour une marchandise &agrave; sexe, que j'avais pu fr&eacute;quenter, dans mon pass&eacute;, d'&ecirc;tre mise ainsi, en ta compagnie, j'ai eu honte. Et me privant de repas, je n'ai pas h&eacute;sit&eacute;. J'ai d&eacute;cid&eacute; de me faire belle, attrayante, sensuelle et d&eacute;sirable, digne femme du monde qui sais recevoir ses respectables et honorables invit&eacute;s. Je me suis rendue &agrave; la salle de bain. Je me voulais &ecirc;tre pr&eacute;sentable, lumineuse, &eacute;clatante, tous mes atouts en exergue, une star dans tout mon apparat, pour mieux vous conqu&eacute;rir. Comme tu es quelqu'un de patient, tu es le premier homme qui me supportes sans mot dire. C'est une qualit&eacute; en toi qui me donne chaud au c&oelig;ur et ailleurs. Je te savais m'attendre, cal&eacute; dans le fauteuil de la salle &agrave; manger. Je me voulais &eacute;blouissante pour mieux te subjuguer et, exer&ccedil;ant mon ascendant f&eacute;minin, t'encanailler... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais pourquoi ai-je &eacute;chou&eacute; sur une dr&ocirc;lesse d'un tel acabit, un sacr&eacute; num&eacute;ro. Il n'y a que moi pour r&eacute;colter de pareilles typesses. Je <em> </em>dois les choisir, sans doute, afin de ne pas en rater une. Comme si les arcanes c&eacute;lestes me les r&eacute;servaient en exclusivit&eacute;. Qu'ai-je donc fait pour les collectionner ? N'en finirai-je jamais, quelle tristesse, quelle morosit&eacute; et quelle mornitude dans mon c&oelig;ur, de les tra&icirc;ner telles des boulets ? Et acc&eacute;derai-je, un jour, au bonheur ? Qu'il est bien difficile d'y r&eacute;pondre en toute r&eacute;alit&eacute; ! Ne serai-je pas, au contraire, vou&eacute; &eacute;ternellement &agrave; c&ocirc;toyer des sp&eacute;cimens de ce genre humain d&eacute;voy&eacute; ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elles sont l&eacute;gion dans ce monde et elles sont toutes pour moi. Cette inconnue qui me voudrait dans son lit ne fait pas exception &agrave; la r&egrave;gle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Qui plus, elle se veut me draguer se complaisant dans une t&eacute;l&eacute;phonie &eacute;rotique de mauvais aloi. Sinc&egrave;rement, je m'imaginais avoir tout vu, tout entendu. Que nenni, elle est la cr&egrave;me d'entre toutes et le summum de la vulgarit&eacute;. M&eacute;rite-t-elle, au moins, que je baise avec elle ? Tout, en elle, n'est-il que paroles ? Et les paroles ne sont g&eacute;n&eacute;ralement pas suivies d'effet. Mardi sonnera la sentence. Je la d&eacute;couvrirai dans toute sa v&eacute;rit&eacute;, une pi&egrave;tre amante, il n'en fait aucun doute.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"><em>&laquo; ... Et si je ne m'&eacute;tais pas fait belle et d&eacute;sirable pour un homme, je ne serai pas une femme qui se respecte. &Ecirc;tre toute en beaut&eacute;, le corps tout parfum&eacute;, et &ecirc;tre bien mise dans ses v&ecirc;tements seyants et affriolants, invitent &agrave; faire l'amour. Et toi, tu ne savais pas... De te voir assis, &agrave; ma table, en face de moi, dans mon appartement, alors que depuis des mois je ne me suis pas, comme une petite fille, pelotonn&eacute;e contre une poitrine m&acirc;le, et que je n'ai pas suc&eacute; ses t&eacute;tons et pos&eacute; mes l&egrave;vres sur son ventre ti&egrave;de, que je n'ai plus caress&eacute; le dos d'un homme, que je n'ai plus d&eacute;boutonn&eacute; la ceinture d'un pantalon, que je n'ai pas zipp&eacute; la fermeture &eacute;clair d'une braguette, que je n'ai plus gliss&eacute; ma main dans un slip pour y chercher la paire de couilles qui s'y cache, ni palp&eacute; et ni branl&eacute; une bite..., ce que je me suis sentie toute fr&eacute;tillante. Enfin, la roue avait tourn&eacute; et j'allais pouvoir go&ucirc;ter &agrave; ce plaisir qui me fuit. Je n'&eacute;tais plus en pr&eacute;sence d'un vieux trognon qui ne demandait qu'&agrave; s'exciter mais,</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>pour une fois, un homme &eacute;tait chez moi, pour moi, pour moi toute seule, pour me baiser et me faire jouir, et je n'&eacute;tais pas avec lui pour son argent, le bonheur s'ouvrant &agrave; ma porte. J'allais &ecirc;tre une femme totalement combl&eacute;e parce que tous mes d&eacute;sirs seraient assouvis. Je savais que tes mains masseraient ma poitrine et peloteraient mes seins, qu'elles descendraient sur mon ventre et, qu'ensuite, &eacute;cartant mes cuisses pour leur laisser le passage libre, elles iraient fouiller dans ma touffe poilue. Je savais qu'un doigt ferme fouinerait tout autour de ma chatte, qu'il titillerait mon clitoris et s'enfoncerait, lente et voluptueuse p&eacute;n&eacute;tration, dans mon puits enfi&eacute;vr&eacute; et &eacute;troit, abondamment lubrifi&eacute;. Et je savais que je me coulerai entre tes jambes, que je prendrai ta bite, toute dure, chaude et ronde, entre mes doigts, que, me penchant, je l'embrasserai, lui donnerai deux ou trois petits coups de langue et que je l'enserrerai entre mes l&egrave;vres. Je savais que je te palperai tes testicules regorgeant de suc, tout en aspirant ta verge avec une lenteur calcul&eacute;e. Je savais que, quand je l'aurai engloutie dans ma bouche, je l'enroberai de ma langue, tour &agrave; tour l'inondant de salive et la su&ccedil;ant &agrave; en perdre haleine,et, apr&egrave;s l'avoir tremp&eacute;e de bave, m'asseyant sur tes cuisses, je l'obligerai &agrave; ferrailler ferme dans mon fourreau chati&egrave;re jusqu'&agrave; ce que j'arrive &agrave; te faire crier quand tes couilles, en se vidant, me feraient l'offrande, s'&eacute;pandant dans mon vagin et tapissant mes entrailles de deux ou trois rasades de ce jus laiteux et ti&egrave;de qui est si d&eacute;licieux &agrave; recevoir. C'est pour tous ces plaisirs de la chair que je me suis lev&eacute;e de table, oubliant de manger, et que je suis all&eacute;e m'enfermer dans la salle de bains afin de m'y pr&eacute;parer... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je crois r&ecirc;ver. Elle est rentr&eacute;e, de plein pied dans le sc&eacute;nario d'un film pornographique. A penser, sans s'y m&eacute;prendre, qu'elle y joue un r&ocirc;le, tout particuli&egrave;rement celui de l'actrice principale, de croqueuse de sexe, et elle s'identifie totalement &agrave; elle. A moins que, laissant vagabonder son imagination fertile et errer ses fantasmes lubriques, elle n'organise et ne mette en situation les tableaux sc&eacute;niques, lisant, &agrave; de fantasques acteurs illusoires, et, &agrave; haute voix, pour &ecirc;tre entendue, de libidineux commentaires, ou qu'elle n'explicite, agr&eacute;ment&eacute;es de moults d&eacute;tails, les positions scabreuses &agrave; tourner. Que cela n'en pourrait &ecirc;tre &eacute;tonnant qu'il n'en puisse &ecirc;tre contraire ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue flirte, &agrave; son dire, avec la soixantaine, &acirc;ge m&acirc;ture pour une femme, et elle vogue, all&eacute;grement, sur les messageries ultra-branch&eacute;es, des boites &agrave; lettres vocales o&ugrave; y v&eacute;hiculent, entre hommes et femmes, des &eacute;changes crus et oiseux, o&ugrave; y circulent des conversations piment&eacute;es, tremp&eacute;es et coquines. Alors, l'aisance de son langage argotique, sur un sujet aussi br&ucirc;lant et torride, est son reflet intime et il est dans la pl&eacute;nitude de ses exc&egrave;s sexuels.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que me suis-je donc avanc&eacute;, acceptant, d'elle, un rendez-vous ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je me suis gliss&eacute; dans de beaux draps. M&ecirc;me si je n'ai qu'une parole, m&ecirc;me si je ne recule jamais face &agrave; un engagement pris, il serait peut &ecirc;tre aise que je revois la question ou que je reformule les aboutissements.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Cette femme est, sans contestation aucune m'en contredisant, une malade, une d&eacute;r&eacute;gl&eacute;e, un hasard manqu&eacute; de la cr&eacute;ation ou, si elle ne l'est, c'est une vicieuse, et elle est peut &ecirc;tre dangereuse, son comportement m'interpellant.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dois-je me d&eacute;dire de ce rendez-vous ? S'il en advenait que j'en sois men&eacute; &agrave; cette reculade, je ne serais pas honn&ecirc;te, voire, m&ecirc;me, je serais un poltron. Dois-je l'avancer &agrave; demain lundi et le lui annoncer ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle se sentirait glorifi&eacute;e. Elle crierait victoire. Elle s'imaginerait sup&eacute;rieure, m'ayant seulement attir&eacute;, par ses descriptifs imag&eacute;s, parlants et aguichants, pour le sexe et, alors, en &eacute;tat de faiblesse, elle me dominerait de toute sa hauteur de femme.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dois-je... ? Je me trouve confront&eacute; &agrave; un dilemme. Pire, mon id&eacute;e premi&egrave;re bat de l'aile. Il est important que je revois mes copies et mes plans. Pour cela, j'aviserai mardi, lors de notre rencontre, de la conduite &agrave; tenir: fuir ou rester et prendre mon pied si elle m'en donne la possibilit&eacute; et l'occasion, ensuite..., il sera utile de choisir une men&eacute;e rationnelle. Pr&eacute;sentement, il me suffit d'&eacute;couter ses d&eacute;lires phalliques d'une oreille distraite, voire absente. N'est-elle pas demanderesse ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et comme la communication t&eacute;l&eacute;phonique est &agrave; sa charge, elle peut s'&eacute;battre autant de temps qu'elle le d&eacute;sirera, qu'elle le jugera utile ou n&eacute;cessaire car, quand elle raccrochera le combin&eacute;, elle aura acc&eacute;d&eacute; au plaisir n'ayant eu cesse de se caresser, de se peloter et de se masturber, tout le temps de la conversation, tout le temps de son long monologue, des feulements, des signes intempestifs, le sugg&eacute;rant intrins&egrave;quement.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et puis, dans son discours effr&eacute;n&eacute;, dans ses affabulations lubriques et luxurieuses, ne se m&eacute;lange-t-elle pas les raisons dans les temps de la conjugaison, m&ecirc;lant, entrem&ecirc;lant, pr&eacute;sent, pass&eacute;, futur, preuve de son &eacute;moi charnel ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; ...<em>Oh oui ! Je voulais &ecirc;tre belle, sensuelle et excitante. Depuis des semaines, des mois, et au moins un ou deux ans, peut &ecirc;tre plus, que je n'avais pas vu ni m&ecirc;me entrevu, le p&eacute;nis d'un homme, que je n'avais ni fr&ocirc;l&eacute;, ni touch&eacute;, ni caress&eacute;, ni palp&eacute; le sexe d'un mec de cinquante cinq ans, pas plus que celui d'un autre mec jeune ou vieillissant, bien mont&eacute;, que je n'avais pas &eacute;cart&eacute; mes cuisses, tendu mon ventre et contract&eacute; mes fesses pour laisser le passage libre &agrave; un &eacute;pieu en &eacute;rection, bien raide, bien dur et bien br&ucirc;lant de d&eacute;sir, ni ouvert les portes labiales de ma vulve pour, dans une lente et voluptueuse intromission, qu'il y p&eacute;n&eacute;tr&acirc;t le plus loin, le plus profond, qu'il le pourrait. J'ai eu h&acirc;te de me pr&eacute;parer &agrave; te recevoir en moi. Et bien plus que de m'y diriger, d'une allure normale, &eacute;tant trop press&eacute;e de me jeter dans</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>tes bras et de m'abandonner &agrave; tes caresses et &agrave; tes pulsions, j'ai couru vers la salle de bain. Dans ma pr&eacute;cipitation et dans mon excitation, je m'y suis enferm&eacute;e, me trouvant b&ecirc;te d'en avoir, ainsi, loquet&eacute; la porte. J'&eacute;tais plus qu'une sotte et je me suis d&eacute;couverte idiote. Tu &eacute;tais l&agrave;, assis au salon. Tu &eacute;tais l&agrave; et tu ne tarderais pas &agrave; me voir revenir, dans toute ma nudit&eacute;, mes seins dress&eacute;s, ma chatte &eacute;panouie, peign&eacute;e, maquill&eacute;e et parfum&eacute;e, m'approcher de toi, d&eacute;boutonner ta chemise, en ouvrir les deux pans, me lover contre torse et, te c&acirc;linant, succomber &agrave; ton charme et me donner &agrave; toi dans des &eacute;treintes passionn&eacute;es et torrides. J'&eacute;tais absurde de m'&ecirc;tre enferm&eacute;e, comme une vieille fille impub&egrave;re, sans r&eacute;fl&eacute;chir le moindre instant, dans le r&eacute;duit de la salle de bains. S'il te prenait la pr&eacute;visible envie, te faisant trop patienter, d'y venir m'y rejoindre, tu trouverez une porte close. Alors, par d&eacute;pit, s'en m'en avertir, tu pourrais quitter mon appartement, me laissant toute esseul&eacute;e et dans mon d&eacute;sarroi, me privant de plaisir et m'interdisant toute jouissance souhait&eacute;e. Et je d&eacute;sirais follement que tu y vinsses, &agrave; l'improviste, m'y surprendre, me trouvant assise sur le bidet, mes jambes grandes &eacute;cart&eacute;es, mon ventre rebondi et ma poitrine en devanture, paradant face &agrave; la porte, bichonnant ma chatte, savonnant mon pubis et rin&ccedil;ant mon clitoris, comme un &oelig;illet du matin d&eacute;j&agrave; &eacute;panoui sous mes attouchements. Oui, j'avais &eacute;t&eacute; idiote de fermer l'acc&egrave;s de la salle de bain. Je le sais ! Tu n'aurais pas eu la patience de m'attendre et tu serais venu pour le plaisir de me tenir compagnie. Alors tu te serais approch&eacute; de moi, tout pr&egrave;s. Je n'aurais pas boug&eacute; ni essay&eacute; de me d&eacute;tourner. Je serais rest&eacute;e assise et tu aurais &eacute;t&eacute; si proche que mon visage aurait fr&ocirc;l&eacute; ton entre-cuisse et frott&eacute; sur la bosse qui aurait tendu la toile de ton jeans. Je n'aurais plus eu qu'&agrave; d&eacute;boutonner la ceinture de ton pantalon et qu'&agrave; zipper sur la fermeture &eacute;clair de ta braguette. Apr&egrave;s cela, il en aurait &eacute;t&eacute; que ton jeans ch&ucirc;t &agrave; tes chevilles. Tirant sur son &eacute;lastique, j'aurai oblig&eacute; ton slip &agrave; suivre le m&ecirc;me chemin afin d'en lib&eacute;rer ton sexe qui, dress&eacute;, aurait point&eacute; dans la direction de mon visage droit sur la cible de ma bouche qui l'aurait attendu. Oui, j'ai &eacute;t&eacute; plus qu'idiote. J'aurais laiss&eacute; pass&eacute; ce moment o&ugrave;, ton p&eacute;nis fleurant mes l&egrave;vres. Je n'aurais eu, simplement, qu'&agrave; les entreb&acirc;iller pour sentir la douceur du globe lisse et sirupeux de ton gland frotter contre ma langue et s'enfoncer dans ma bouche. Et je l'aurais lape, suc&eacute;, l&eacute;ch&eacute;, enturlupin&eacute; et encanaill&eacute;. J'aurais t&eacute;t&eacute; ta bite jusqu'&agrave; te transporter dans l'extase tandis que, pour ne pas en rester en reste avec toi, je me serais men&eacute;e d'un doigt agile et expert car j'aime me toucher, accordant le rythme de ma masturbation &agrave; celui de la fellation que je t'aurais offert afin que nous e&ucirc;mes explos&eacute;, dans la jouissance, dans un m&ecirc;me r&acirc;le de satisfaction partag&eacute;e. Je dois te dire que j'aime boire, s'ils n'ont pas une queue rabougrie de vieux barbot, la semence des hommes avec qui je vais faire l'amour pour que tu n'en sois pas surpris, par cette faveur, la premi&egrave;re fois que nous baiserons ensembles parce que j'en ai la certitude et la conviction, nous baiserons, tu me baiseras, mon envie en est trop forte.</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais sa raison d'&ecirc;tre n'est-elle que le sexe ? Ne vit-elle pas pour autre chose que la sexualit&eacute; ? Ne pense-t-elle qu'&agrave; faire l'amour ? Serait-elle une obs&eacute;d&eacute;e sexuelle ? Que je ne m'y attarde autant, j'en aurais des insomnies. Elle est telle qu'il n'y a point lieu &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir ni &agrave; se masturber l'esprit. Je n'ai autre qu'&agrave; la laisser dans ses d&eacute;lires. Et elle pourra &ecirc;tre, elle restera sur sa faim. Je ne lui accorderai pas, ni ce mardi, ni un autre jour, le plaisir d'une &eacute;treinte.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;&nbsp;<em>Tu ne crois pas, les circonstances pr&eacute;sentes &eacute;tant ce qu'elles sont, ne nous connaissant pas, ou nous connaissant, uniquement, que par le truchement du t&eacute;l&eacute;phone, que tu mets la charrue avant les b&oelig;ufs ? Je suis fils de paysan et, avant de semer ou de planter, mon p&egrave;re tra&ccedil;ait des sillons.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ce qui est idiot et sot, c'est que j'avais ferm&eacute; la porte de la salle de bains. Par contre, ce n'est pas du tout absurde, bien au contraire c'est tr&egrave;s agr&eacute;able, d'avoir envie de toi, envie que tu me prennes et envie de te sentir en moi, de sentir ta bite fourrager dans ma chatte apr&egrave;s t'avoir taill&eacute; une pipe dont tu garderas longtemps souvenir. Et le sillon, comme tu dis, nous le tracerons ce soir, si tu le d&eacute;sires, ou demain ! Non, nous ne devons pas brusquer les &eacute;v&eacute;nements ! Et puis, tu es en Andorre ! Tu as accept&eacute; de me rencontrer mardi. Alors nous le tracerons, tu le traceras... mardi... Tu acceptes toujours de me rencontrer mardi</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je t'ai promis que je viendrai. Et comme je ne suis pas un homme qui se d&eacute;die de sa promesse...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je craignais que je t'avais choqu&eacute; avec mes confidences, mais ton charisme me rassures... Et crois-moi, je t'attendrai avec impatience. Par contre, si tu venais mardi, en d&eacute;but d'apr&egrave;s-midi, ce serait l'id&eacute;al, je pourrai me rendre, le matin, chez mon coiffeur pour me faire refaire une beaut&eacute; afin de t'&ecirc;tre agr&eacute;able &agrave; regarder. N'ai pas d'id&eacute;es folles, mon coiffeur est une femme tr&egrave;s sympathique et une exquise commer&ccedil;ante. J'aurai une coiffure toute frisott&eacute;e et je serai bien maquill&eacute;e parce qu'une esth&eacute;ticienne lui est associ&eacute;e et je me serai livr&eacute;e &agrave; ses mains expertes. Pour avoir la peau plus douce &agrave; tes doigts, je lui demanderai qu'elle me fasse un traitement corporel et une &eacute;pilation... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comme mon inconnue peut &ecirc;tre d&eacute;routante. Un mot, un seul, d'un monologue libidineux et elle se raccroche &agrave; une conversation terre &agrave; terre, sans aucune transition, le plus naturellement du monde. Elle est plus que d&eacute;routante, elle en est m&ecirc;me d&eacute;concertante. Qu'elle partie de poker joue-t-elle ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle est dans la plus grande ignorance de mes concepts et elle n'h&eacute;site pas &agrave; parler sexe. A moins qu'elle ait amalgam&eacute; son propre &eacute;tat au mien, celui qu'elle croit mien, et qu'elle s'imagine que je puis &ecirc;tre comme elle, parce que, m'&eacute;tant aventur&eacute; une seule fois, un soir de d&eacute;prime, ce qu'elle ignore, sur un message pervers guid&eacute; par une annonce mensong&egrave;re. Je m'y &eacute;tais rendu par d&eacute;s&oelig;uvrement, &agrave; la suite d'une d&eacute;ception cuisante et, pour savoir, je n'avais r&eacute;pondu qu'&agrave; un seul, un seul et unique, message, le sien, sans suite d'y revenir car j'en avais jet&eacute; le num&eacute;ro d'appel et toutes les coordonn&eacute;es y aff&eacute;rentes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'&eacute;tait elle, mon inconnue, qui m'avait contact&eacute; en corr&eacute;lation aux informations et aux indiscr&eacute;tions succinctes, citation de mes activit&eacute;s et mon adresse t&eacute;l&eacute;phonique, avec un portable toute recherche d'adresse domiciliaire &eacute;tant proscrite, donc risque quasi nul de l'obtenir, toutes choses vagues, impersonnelles et tentatrices que j'avais laiss&eacute; sur la bande enregistreuse de la boite &agrave; lettres qui lui avait &eacute;t&eacute; attribu&eacute;e.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&Ecirc;tre pass&eacute; sur une messagerie, m'avait-elle alors jug&eacute; sur ce point unique ? S'&eacute;tait-elle de fait, inculqu&eacute;e l'id&eacute;e que j'eus pu &ecirc;tre un vicieux, un homme &agrave; femmes, un gourmandin, qu'ainsi, si elle parvenait &agrave; me conqu&eacute;rir, ce qui avait d&ucirc; lui para&icirc;tre ais&eacute; &eacute;tant donn&eacute; les circonstances, elle pourrait &ecirc;tre satisfaite dans la r&eacute;alisation finale de ses d&eacute;sirs ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Il m'est difficile d'en tirer quelques r&eacute;ponses plausibles.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Toujours en est-il, et c'est ind&eacute;niable, qu'elle fait preuve de pers&eacute;v&eacute;rance et de constance, se r&eacute;f&eacute;rant, un leitmotiv, au rendez-vous accept&eacute;, &agrave; ma pr&eacute;sence ou &agrave; mon pr&eacute;sence &agrave; celui-ci et le fait que je ne m'en d&eacute;dise pas semble la soulager et la conforter dans sa raison de me rendre sienne. Ne se justifie-t-elle pas, sans motif rationnel et apparent, sur la qualit&eacute; et le sexe des commer&ccedil;ants qui la servent ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>J'ai oubli&eacute; de te dire, et c'est la raison qui fait que je souhaite que tu n'arrives, mardi, qu'en d&eacute;but d'apr&egrave;s-midi, quand je vais chez ma coiffeuse et que je m'abandonne, apr&egrave;s aux mains de l'esth&eacute;ticienne, c'est toute la matin&eacute;e qui est prise. Deux heures avec la &laquo;&nbsp;esthairdresser&nbsp;&raquo; et deux heures avec la &laquo;&nbsp;beautician&nbsp;&raquo;, comme on dit en Angleterre... Et le temps passe avec une grande vitesse. J'aime bien aller dans ce salon o&ugrave; ce ne sont que des cabines particuli&egrave;res et spacieuses dans lesquelles les clients et les clientes sont re&ccedil;us individuellement, tant pour la coiffure que pour l'esth&eacute;tique, la salle d'attente &eacute;tant, elle, &agrave; part et sans vue directe sur les cabines... Et ce qui ne g&acirc;te rien que c'est qu'elles sont toutes deux belles, tr&egrave;s belles, de beaux brins de femmes bisexuelles... Je ne te dis pas combien il est agr&eacute;able de passer dans leurs mains... Et ils re&ccedil;oivent les couples dans un salon particulier... Aimerais-tu qu'on s'y rende, un jour, ensembles ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu sais</em> &raquo;, lui ai-je r&eacute;pondu, &laquo;<em> ta vie priv&eacute;e t'est propre. Elle est tienne et elle te concerne. Je n'ai rien &agrave; dire, ni &agrave; redire sur elle...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>M&ecirc;me pas sur les relations que je peux entretenir avec mon amie de N&icirc;mes, une amie intime et tr&egrave;s tr&egrave;s ch&egrave;re, une amie formidable et merveilleuse avec qui j'ai connu la vraie vie apr&egrave;s la s&eacute;paration d'avec mon mari et mon divorce qui en a suivi, une amie dont je t'ai d&eacute;j&agrave; parl&eacute; ce matin, une amie que je te pr&eacute;senterai &agrave; la premi&egrave;re occasion venue.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ce sont tes relations et je les respecte. Nous ne nous connaissons pas. Nous n'avons pas de vie commune &agrave; ce que je sache. Tes relations sont tes relations et il n'y a aucune tromperie entre toi et moi...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tu es philosophe. J'aime ta sagesse et ta diplomatie. Tu es, c'est s&ucirc;r, quelqu'un de bien et j'aurai le m&eacute;rite de te rencontrer. Vraiment, tu ne peux pas te lib&eacute;rer, demain ? J'ai h&acirc;te de te voir et de t'accueillir chez moi.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si j'ai accept&eacute; ton rendez-vous pour mardi, il ne pouvait en &ecirc;tre autrement. Sache que, dans la semaine, je suis tr&egrave;s occup&eacute; et que je ne fais pas toujours ce que je voudrais faire &agrave; cause des imp&eacute;ratifs. Vois-tu, aujourd'hui, je suis en Andorre, du moins je ne vais pas tarder &agrave; y arriver; demain, je serai &agrave; Barcelone apr&egrave;s un arr&ecirc;t &agrave; Ripoll; mardi chez toi, &agrave; Am&eacute;lie les Bains, dans ta ville; mercredi et jeudi, devant mon ordinateur, &agrave; Le Soler, m'arc-boutant sur des rapports et des dossiers &agrave; rendre imp&eacute;rativement vendredi matin... cela te suffit ? Suis-je assez explicite ? </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue s'est tue. Seul le silence me fait &eacute;cho. L'aurais-je d&eacute;&ccedil;ue, lui d&eacute;voilant mon emploi du temps ? Et y r&eacute;fl&eacute;chit-elle ? Modifie-t-elle ses plans ? Ou en pr&eacute;voit-elle un autre ? Sa voix se fait entendre, mielleuse et minaudante, &agrave; nouveau. Ses neurones ont d&ucirc; fonctionner &agrave; vitesse grand V.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Comment aimerais-tu que je sois mise, mardi apr&egrave;s-midi, pour t'accueillir &agrave; ton arriv&eacute;e ? </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle me prend de court. Sa brusque pirouette m'assoit. Son interrogation me surprend. J'en suis interdit et je n'ai point possibilit&eacute; de me ressaisir.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;<em> Aimes-tu les femmes portant tenue classique, corsage, veston, jupe longue et chapeau ? Les femmes modernes, tee shirt seyant d&eacute;voilant le nombril ou bandeau, jeans moulant ? Ou les femmes os&eacute;es, chemise largement &eacute;chancr&eacute;e avec vue plongeante sur la poitrine et jupe extra-mini cachant difficilement une culotte confetti ou un string ? J'ai le choix dans ma garde-robe.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Comme il te plaira de me recevoir. Je t'en laisse le libre arbitre. Du reste, tout d&eacute;pend de ce que tu esp&egrave;res de moi. Sois, mardi, celle que tu d&eacute;sires &ecirc;tre, la femme s&eacute;rieuse, la femme affriolante ou la femme d&eacute;bauch&eacute;e. Libre &agrave; toi de vouloir, comme tu dis, me conqu&eacute;rir ou me faire fuir.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Alors je t'en r&eacute;serverai la surprise. Je suis d&eacute;sireuse de te conqu&eacute;rir et pas de te faire fuir. Me permets-tu, quand m&ecirc;me une question ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je n'ai rien &agrave; te refuser, ne te l'ai-je pas d&eacute;j&agrave; dit ? Pose-moi l&agrave; et je t'y r&eacute;pondrai en toute honn&ecirc;tet&eacute;.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Qu'insinues-tu par te faire fuir ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Je n'insinue rien... ! Certains hommes d&eacute;testent les femmes Vieille France et d'autres hommes horripilent de c&ocirc;toyer des femmes exposant, sans aucune pudeur, leur marchandise, aux motifs qu'elles se veulent lib&eacute;r&eacute;es. Dans un cas comme dans l'autre, il y a des raisons valables de fuir, les premi&egrave;res, des veilles filles, &eacute;tant portes de prison, repoussantes, souvent acari&acirc;tres et r&acirc;leuses ; les secondes poussant d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment au vil consentant. Ai-je satisfait &agrave; ta curiosit&eacute; ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Oui... ! Tout &agrave; fait... ! Je sais que les deux vous font d&eacute;taler. Je saurai m'en rappeler, le moment crucial quand je choisirai dans ma garde-robe bien achaland&eacute;e, la tenue la plus seyante pour te conqu&eacute;rir... &eacute;tant mise toute en beaut&eacute;.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si des femmes me font fuir, ce sont les Vieilles France et surtout pas les autres qui savent si bien offrir leurs merveilleux bijoux f&eacute;minins si agr&eacute;ables &agrave; regarder... Et puis, une belle poitrine, sans besoin de soutien gorge pour la garder bien pr&eacute;&eacute;minente, est agr&eacute;able &agrave; zyeuter</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>J'aime t'entendre me dire que seules les Vieilles France te font fuir. Alors, puisque j'y suis... pr&eacute;f&egrave;res-tu culotte ou string ? Ou alors, comme tu appr&eacute;cies les femmes qui ne portent pas de soutien gorges, tu appr&eacute;cies aussi celles qui ne portent ni culotte ni string ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme tu le d&eacute;sireras... avec ou sans soutien-gorge, avec ou sans culotte...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Puisque j'en suis toujours aux questions... une autre pour ne pas me tromper dans mon choix... As-tu un programme &agrave; me proposer pour mardi apr&egrave;s-midi ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Non, pas sp&eacute;cialement... Comme &agrave; Am&eacute;lie les bains tu es dans ton domaine, dans ton jardin, je te laisse, de m&ecirc;me, le choix. Je te l'assure, peu m'importe de te rencontrer dans un bar, ou de lier connaissance au cours d'une promenade le long des berges du Tech, ou ailleurs, que le lieu soit passant, tranquille ou retir&eacute; ou sans &acirc;me qui vive aux entours, ou toute autre id&eacute;e qui sera la tienne... Je m'en satisferai tout comme je me satisferai... M&ecirc;me si je ne sois point trop chaud, si tu souhaites que nous allions chez toi... Mais si tel es le cas, je poserai une r&eacute;serve...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Laquelle, puis-je savoir ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu m'as dit que chez toi, tu es toujours nue... Tu garderas tes habits...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>D'accord. Et si je choisis cette solution, je m'habillerai en femme fatale, chemise largement &eacute;chancr&eacute;e avec vue plongeante sur la poitrine et jupe extra-mini... Mais je ne pense pas que nous irons directement chez moi... Ce ne serait pas convenable.... Mais au diable le convenable... ne sommes-nous pas des adultes ? Probable que je choisirai chez moi pour le rendez-vous... ensuite nous irons faire une balade en toute amiti&eacute;... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue est subitement moins d&eacute;li&eacute;e dans ses propos, moins spontan&eacute;e et moins emport&eacute;e, plus t&eacute;nue, plus r&eacute;fl&eacute;chie et plus mod&eacute;r&eacute;e, dans la qualit&eacute; de ses r&eacute;ponse. Son timbre de voix sonne plus juste. Aurait-elle chang&eacute; de strat&eacute;gie, la premi&egrave;re ne fonctionnant pas ? Myst&egrave;re. Du reste, le femme est un myst&egrave;re et elle est une femme.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Une autre question... Elle sera la derni&egrave;re.... me l'autorises-tu ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pose-l&agrave; !</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je ne veux pas me tromper...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Qu'attends-tu pour me la poser ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Elle me g&egrave;ne</em>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pose-l&agrave; quand m&ecirc;me. Je t'&eacute;coute...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>M&ecirc;me si elle a rapport avec mon intimit&eacute; ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>M&ecirc;me... Je suis pr&ecirc;t &agrave; tout entendre.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tout &agrave; l'heure, je t'ai dit que mardi matin, voulant &ecirc;tre belle pour toi, et pour te recevoir, je m'abandonnerai aux mains d'une esth&eacute;ticienne pour qu'elle me maquille et m'&eacute;pile.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Oui, tu me l'as dit...</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pour la seconde fois, chose inhabituelle chez elle, mon inconnue se plonge dans le silence. Cherche-t-elle ses mots pour exprimer sa question ? Se sent-elle g&ecirc;n&eacute;e d'&eacute;voquer un point bien pr&eacute;cis de son intimit&eacute; ? Pourtant, quand elle hallucine, sur le sexe, son langage est vert, principalement quant elle affabule, colorant ses descriptifs, sur le sexe m&acirc;le. Elle est plus prude, &eacute;voquant le sien. Que de contradictions en elle. Enfin, elle est ainsi...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Aimes-tu... caresser... </em>&raquo;, avec moultes h&eacute;sitations, elle se lance, &laquo; ...<em>un pubis... poilu ou... une motte pubienne ras&eacute;e ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pourquoi cette question ? Serait-ce le fait que tu te rendes chez une esth&eacute;ticienne pour maquillage et &eacute;pilation qui te chagrine et que, suivant ma r&eacute;ponse, tu habilleras ton Mont de V&eacute;nus tel celui d'une fille pub&egrave;re ou...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Non ! Je ne me rase pas et je ne me suis jamais ras&eacute;e.</em>.. &raquo;, m'interrompt-elle, triomphante, &laquo;<em> ...ma foufounette est bien gazonn&eacute;e et les poils sont soyeux et doux &agrave; la caresse. Et, en plus, le m&eacute;daillon, en forme de c&oelig;ur avec une cam&eacute;e rose en son centre. C'est ma fiert&eacute;.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Il doit &ecirc;tre fort agr&eacute;able et tr&egrave;s &eacute;rotisant d'y nouer les doigts si l'on s'avise de gourmander ton &oelig;illet clitoricien</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>J'ai ma r&eacute;ponse et je t'en remercie. Je garderai mon coussin duveteux pour que tu es plaisir &agrave; le lisser mais, si tu avais aim&eacute; les femmes au pubis ras&eacute;, pour te plaire aussi, si je veux te conqu&eacute;rir, je dois &ecirc;tre &agrave; ton &eacute;coute, je me serai ras&eacute;e le minet pour la premi&egrave;re fois de ma vie et je me serais offerte &agrave; toi aussi impub&egrave;re que la fille que j'ai &eacute;t&eacute;, il y a bien des ann&eacute;es, dans ma tendre et folle jeunesse.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Apr&egrave;s tu l'aurais regrett&eacute;...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Non</em> &raquo;, me r&eacute;pond-elle avec un ton ferme, &laquo; <em>j'aime faire plaisir &agrave; l'homme avec qui je baise. Mais revenons au programme de mardi apr&egrave;s-midi. Tu serais d'accord, quoi que je d&eacute;cide, cin&eacute;ma, bar, salon de th&eacute;, th&eacute; dansant, promenade dans la nature ou m&ecirc;me... mon appartement, un panel &agrave; ma disposition.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ton choix sera le mien. Tu peux organiser l'apr&egrave;s-midi comme il t'en semblera propice &agrave; tes desseins, tant bien m&ecirc;me me recevrais- tu chez toi. Si tu en d&eacute;cides de la sorte, un tel lieu &eacute;tant pr&eacute;matur&eacute; pour une premi&egrave;re rencontre, je m'y plierai, &agrave; la condition que tu restes habill&eacute;e tout le temps que je m'y trouverai, et je me rendrai, toi me guidant, jusqu'&agrave; ton appartement... cas contraire, notre rencontre s'ach&egrave;vera et je prendrai la porte... pour ne plus revenir </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Y restant, je me trouverais dans une une autre situation bien inconfortable, la rencontre ne se r&eacute;duisant qu'en une partie de baise. Aussi je dirais que mon inconnue alterne le chaud et le froid, le blanc et le noir, jouant sur deux deux registres concomitants, l'un s&eacute;rieux, l'autre frisant l'incorrection. J'ai eu l'heur, depuis mon divorce, de c&ocirc;toyer un certain nombre de femmes mais c'est bien la premi&egrave;re qui agit, avec moi, de la sorte, tout, chez elle, fleurant l'irrespect. Pourtant, son comportement m'interroge et m'interpelle. Il est surfait. Il est irr&eacute;el.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comme l'id&eacute;e m'en est d&eacute;j&agrave; venue, comme elle a d&eacute;j&agrave; effleur&eacute; mon esprit, tout laisse &agrave; croire qu'elle interpr&egrave;te un ordre, d'une part, et que, d'autre part, dans la r&eacute;alit&eacute; brute de la vie, de sa vie, elle est toute diff&eacute;rente. Un adage argotique n'&eacute;nonce-t-il pas, &agrave; grande gueule, petit cul ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle parle. Elle parle. Elle ne cesse de parler. Elle s'enivre de paroles. Elle s'encanaille d'&eacute;rotisme mais, seule, dans son appartement vide, elle est malheureuse, malade de solitude.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dois-je la condamner, irr&eacute;m&eacute;diablement, sans pardon, pour son crime, si crime est de ne jurer que par le sexe ? Dois-je la conspuer, transgressant les lois naturelles, pour son mal vivre ? Si je me compromettais dans un jugement erron&eacute;, culpabilisant, d&eacute;g&eacute;n&eacute;rescent, je serais un pi&egrave;tre juge. Il est s&ucirc;r, elle a besoin d'un homme aupr&egrave;s d'elle et il ne peut y avoir de doute sur ce point l&agrave;. Il est capital, pour elle, l'homme &eacute;tant sa raison d'&ecirc;tre, sa vie, son &eacute;quilibre. Elle tente l'impossible, avec moi, au risque de se perdre et d'achever de se d&eacute;truire. A l'&eacute;coute des qualit&eacute;s de mes activit&eacute;s peu communes, elle a fait tilt.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Son cerveau s'est connect&eacute;, flairant le bon coup et la bonne poire juteuse.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Intellectuellement, probablement une bureaucrate ou une secr&eacute;taire, devant se sentir inf&eacute;rieure, incapable de soutenir la comparaison, s'&eacute;tant forg&eacute; le dessein de me conqu&eacute;rir, et ne trouvant d'autre sujet que le sexe, elle y a plong&eacute; &agrave; pieds joints, advienne que pourra, les arcanes sachant dire, &agrave; post&eacute;riori, si la raison &eacute;tait bonne. Et comme elle m'a p&ecirc;ch&eacute; sur une messagerie coquine, m'imaginant port&eacute; sur la chose, elle a ax&eacute; toute sa drague sur d'al&eacute;atoires pr&eacute;somptions. Et, sans cesse revenant sur le m&eacute;tier, elle enfonce le clou dans la folle esp&eacute;rance de me faire craquer, d'annuler mes pr&eacute;visions pour la soir&eacute;e et, demain lundi, la rejoindre &agrave; Am&eacute;lie les Bains sans plus tergiverser, et de m'emp&ecirc;trer, &agrave; n'en plus pouvoir m'en d&eacute;faire, dans ses filets.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je ne suis pas devin, je ne lis pas dans l'avenir, dans une boule de cristal, je n'interpr&egrave;te pas les oracles, ni ne tire les tarots, mais je ne pense pas &ecirc;tre loin de la v&eacute;rit&eacute;. Du reste l'avenir saura confirmer ou infirmer mes supputations.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Si je choisi mon appartement pour nous rencontrer aurais-tu donc si peur de succomber trop vite &agrave; mes charmes et &agrave; mes avances ? Je ne suis pas le grand m&eacute;chant loup, sais-tu ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Je n'en doute pas un seul instant. Dis-moi si je me trompe, tu es apparemment une femme ou alors, je ne sais plus faire la diff&eacute;rence entre un &ecirc;tre humain et un animal, d'une part, entre la gent masculine et la gent f&eacute;minine, d'autre part, et, enfin le temps des &ecirc;tre hybrides est r&eacute;volu depuis des mill&eacute;naires, es-tu h&eacute;t&eacute;ro, homo ou bisexuelle</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pour toi, je tiens &agrave; te pr&eacute;ciser que je suis normalement constitu&eacute;e, comme toutes les personnes de ma fratrie et de mon sexe. Je poss&egrave;de ce qu'il faut o&ugrave; il faut, une belle paire de nichons sertie de deux petits t&eacute;tons se durcissant comme des pierres diamantif&egrave;res dans le plaisir, dans le vallon de mes cuisses, une vulve &eacute;panouie, toute fra&icirc;che de ros&eacute;e, et une belle paire de fesses bien rondelettes et bien fermes avec un petit joyau crisp&eacute; et r&eacute;vuls&eacute;, fich&eacute; en son milieu, un petit &oelig;illet que certains d&eacute;nomment anus. Je te signale aussi, que ce n'est pas un tiroir caisse acari&acirc;tre et grincheux qui se niche entre mes cuisses bien galb&eacute;es mais, au cas o&ugrave; tu l'ignorerais, se pelotonnant au creux d'un gazon ondoyant qui ne demande qu'&agrave; &ecirc;tre entretenu avec tendresse, douceur et beaucoup d'attentions, c'est un petit nid douillet, une petite chatte doucereuse et c&acirc;line, que je garde et que je dorlote avec amour. D'autres la d&eacute;nomment minette, minou... ou duveteux fourreau bien huil&eacute; qui attend une dague bien ronde, bien dure et longue &agrave; tomber en p&acirc;moison qui en &eacute;pouse ses parois et l'humecte de ses humeurs secr&eacute;tales. Mais ma chatte aime choyer les bijoux de famille bien redondants et gorg&eacute;s de s&egrave;ve qui se glissent en elle, y ferraillant, s'y pourfendant et s'y &eacute;panouissant. Elle adore les cajoler, les minauder jusqu'&agrave; ce qu'ils s'y abandonnent et lui livrent la ti&egrave;de semence, un &eacute;lixir de vie</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Qu'en termes bien choisis et bien pens&eacute;s, tu parles de tes choses secr&egrave;tes. Je dois t'avouer que c'est la premi&egrave;re fois que j'entends une dame d'honneur discourir, avec autant de finesse, sur un sujet o&ugrave; trop de personnes se pr&ecirc;tent &agrave; rire.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Si je choisis mon appartement, comme lieu de notre premi&egrave;re rencontre, je te promets d'agr&eacute;ables et d&eacute;licates r&eacute;jouissances.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je te l'ai dit, c'est &agrave; toi de choisir et je n'opposerai aucun refus &agrave; ton choix. Tes intentions, quelles qu'elle soient, seront les miennes. Je pense que je suis assez clair. Il ne m'en est nul besoin d'en expliciter davantage.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et si j'ai des exigences sexuelles...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je les satisferai. Cela te sied-il ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> N'importe lesquelles ? J'aime tout, les baisers, les l&eacute;chouilles, les mordillements, les caresses, la masturbation la fellation, la copulation... et la sodomie et j'adore que l'on me gratifie de cunnilingus.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Toutes celles qui te pr&ecirc;teront envie... sauf les exigences masochistes...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Promis</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Promis... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Plus les minutes passent, plus s'&eacute;ternise la conversation, plus mes id&eacute;es se calent dans mon esprit et elles s'ordonnent dans un tri impeccable. Mon inconnue a besoin d'un homme, le concept est ind&eacute;niable, peu importe lequel, un homme uniquement dot&eacute; d'une verge qui la fasse triquer... Et elle me tient sous la main, un homme, non pas pour qu'il se couche seulement &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'elle, mais qui se vautrerai dans son lit, s'abandonnerait dans des &eacute;treintes interminables, torrides, plus interminables et plus torrides les une que les autres... Et elle, une femme, seule dans la vie, dans la souffrance et l'abandon, elle un &ecirc;tre humain, avec ses qualit&eacute;s et avec ses d&eacute;fauts qui n'aurait cesse de redonner redondance &agrave; la verge du m&acirc;le... jusqu'&agrave; n'en plus supporter de recevoir les honneurs spermatozo&iuml;daux... et tomber repue, dans un profond sommeil r&eacute;parateur.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Les rapports intimes lui sont n&eacute;cessaires comme &agrave; chacun d'entre tous les &ecirc;tres humains, pour un &eacute;quilibre psychique, psychologique et physique, mais elle r&eacute;clame, &agrave; grands cris lan&ccedil;ant des appels d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s, des bouteilles &agrave; la mer, une &eacute;paule amie sur laquelle elle pourrait se reposer. Je ne vais pas lui jeter la pierre. Je n'en ai pas le droit. Et je serai mal plac&eacute; pour.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">La vie solitaire, source de m&eacute;lancolie, est monotone. J'en subis, depuis des mois, des ann&eacute;es, ses implacables atteintes. Aussi, je peux la comprendre et l'excuser. Seul, moi-m&ecirc;me tromp&eacute;, trahi, bafou&eacute;, abandonn&eacute;, sali, je vogue, sur un oc&eacute;an de fiente, dans une gal&egrave;re aveugle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comme elle, j'essaye vainement, de trouver, n'en pouvant, une &acirc;me s&oelig;ur qui saurait me comprendre, m'&eacute;couter, me pr&ecirc;ter aide et, occasionnellement, me conseiller, une &acirc;me bienveillante aupr&egrave;s de laquelle je pourrais &eacute;pancher mes inqui&eacute;tudes et mes peines, et chercher r&eacute;confort. Je souffre. Mon c&oelig;ur est au plus mal et mes chairs sont lac&eacute;r&eacute;es. Jamais, pourtant, je ne me rabaisserai, par pudeur, par fiert&eacute;, par honneur et par respect de l'autre, au bas niveau de discussion auquel, ne pouvant plus se raccrocher &agrave; quelque amer, elle est descendue.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle ne m&eacute;rite pas, &eacute;tant plus &agrave; plaindre qu'&agrave; bl&acirc;mer, d'&ecirc;tre mal jug&eacute;e. Et, dans sa situation d&eacute;plorable, je me dois de rester honn&ecirc;te, respectueux et humain. Elle n&eacute;cessite d'&ecirc;tre &eacute;cout&eacute;e, conseill&eacute;e, aid&eacute;e.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ce ne sera pas, tenant un comportement d'insane profiteur, que je lui serai d'un grand secours. Au contraire, elle est en danger. Je me dois d'agir en cons&eacute;quence et tout en douceur. C'est idiot la vie ! Pourquoi a-t- il fallu que je m'embarque, par d&eacute;pit, dans une messagerie douteuse ? Pourquoi, pour savoir, ai-je l&acirc;ch&eacute;, sur une bande enregistreuse, mon adresse t&eacute;l&eacute;phonique ? Pourquoi ai-je cru, &agrave; son appel, que j'allais pouvoir go&ucirc;ter aux joies d'une relation exclusivement sexuelle et, apr&egrave;s avoir us&eacute; des d&eacute;lices d'&eacute;treintes &eacute;go&iuml;stes, l'esprit et le corps repus, tout balancer ? Sur ce point, il m'est fait obligation, par respect pour la femme, une paum&eacute;e du petit matin, de r&eacute;viser mes plans, je n'en serai que plus g&eacute;n&eacute;reux.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">J'ai plong&eacute;, t&ecirc;te en avant, dans un monde f&eacute;tide. Je dois la rencontre &agrave; mon inconnue, mais, la tenant &agrave; distance, garder ma mobilit&eacute; d'esprit et de d&eacute;cision, et ne lui laisser aucune emprise sur ma personne, ma sauvegarde. Surtout &eacute;viter une toute autre relation qu'une relation strictement amicale et platonique, ma seule planche de salut face &agrave; elle, et je ne courrai aucun risque majeur. A tout prix, je ne dois pas entretenir, avec elle, de liaison charnelle car elle m'entraverait dans ses pi&egrave;ges et, alors, adieu &agrave; ma libert&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pourquoi ai-je accept&eacute; une rencontre sur ses terres, dans son jardin, sa commune de r&eacute;sidence ? Ne pouvais-je pas sugg&eacute;rer un autre lieu de rendez-vous, &agrave; C&eacute;ret, &agrave; Perpignan, ou ailleurs dans une zone neutre ? Mais, je suis de la vieille &eacute;cole, nourri de principes surann&eacute;s, de biens&eacute;ances et de bonnes mani&egrave;res ! En toute civilit&eacute;, l'homme se d&eacute;place, l'homme fait le pas et la rencontre ne pouvait avoir lieu qu'en son domaine, aux Bains d'Arles, &agrave; Am&eacute;lie les Bains, une r&egrave;gle essentielle &agrave; laquelle, au risque d'y br&ucirc;ler mes ailes, je ne d&eacute;roge pas et ne d&eacute;rogerai jamais, question d'&eacute;ducation.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et si, mardi, elle m'entra&icirc;ne, dans la totale ignorance de son adresse domiciliaire, &agrave; ses appartements ? Que trouvant mille excuses valables et mille ind&eacute;celables roueries, elle me place dans l'inconfortable situation de ne pouvoir lui refuser de passer le perron de sa demeure, tout &eacute;tant du domaine du possible, qu'en adviendra-t-il de mes bonnes intentions ? Alors, serai-je capable de r&eacute;sister &agrave; ses avances, &agrave; ses provocations, &agrave; ses men&eacute;es ? Ne me laisserai-je point<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>aller &agrave; la capitulation ? Ne suis-je pas un homme, vivant seul, occupant une maison vide, ayant grand besoin de tendresses, de douceurs et de c&acirc;lineries ? Affreux dilemme ! Et, r&eacute;pondant &agrave; ses sollicitudes, le pi&egrave;ge se refermant, je tomberai dans la nasse. Alors, toutes mes bonnes r&eacute;solutions s'engloutiront, m'emportant dans la chute, dans les effluves &eacute;vanescents d'un acte charnel, non souhait&eacute;, certes, mais consentant, consenti et consomm&eacute;. Je pourrai me rem&eacute;morer la fable de La Fontaine, &laquo; <em>Perette et le pot au lait: Adieu veaux, vaches, cochons... </em>&raquo; et Raymond ne sera plus. Raymond aura coul&eacute;, irr&eacute;m&eacute;diablement, corps et &acirc;me, perdu corps et bien, prisonnier d'une &eacute;g&eacute;rie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Je te promets de choisir un programme &agrave; tout &eacute;gard digne d'une premi&egrave;re rencontre...</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle a repris pied &agrave; terre. Ses id&eacute;es se classent &agrave; l'endroit, t&ecirc;te en haut, consciente, probablement, que, s'engluant dans la grivoiserie, elle perdrait la partie et qu'elle aurait fantasm&eacute; sur une notori&eacute;t&eacute; illusoire.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Ne te mets Martel en t&ecirc;te, &agrave; mon sujet, je ne suis ni une louve, ni une ogresse. Je suis pas, non plus une croqueuse de sexe qui te renversera dans son lit, ne serait-ce le temps de siroter une menthe au bar du coin, avant d'aller plus loin, tu ne penses pas</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Veux-tu que je sois honn&ecirc;te avec toi ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pourquoi ?</em> &raquo;, sa voix marque la surprise, &laquo; <em>tu ne l'as pas &eacute;t&eacute; jusqu'&agrave; maintenant ? A mots couverts, tu m'aurais menti ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Loin de moi cette pens&eacute;e. Je tiens toujours mes promesses, tu t'en apercevras, mardi, en me voyant arriver, preuve intrins&egrave;que, s'il en fallait une, de mon honn&ecirc;tet&eacute;. Ma r&eacute;flexion concerne uniquement, seulement, je te le pr&eacute;cise, le fait, et ce fait seul, de coucher ensemble, de s'&eacute;battre, corps nus et sexes au combat, sans que nous n'ayons fait, au moins, un pas de connaissance. C'est l&agrave; o&ugrave; se joue mon honn&ecirc;tet&eacute; d'homme. Je peux t'assurer que mardi si, d&egrave;s mon arriv&eacute;e, ou dans la demi heure ou l'heure suivante, apr&egrave;s quelques civilit&eacute;s, calembredaines et consid&eacute;rations sur le temps, bri&egrave;vement &eacute;chang&eacute;es, &agrave; la sauvette, au coin d'une rue, nous nous retrouvons chez toi, dans ton appartement, notre relation, si relation entre toi et moi doit &ecirc;tre, sera mort-n&eacute;e</em>&hellip; &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je ne peux pas laisser passer, sans un mot dire, ce rentre dedans permanent, frisant le d&eacute;vergondage, l'obsc&eacute;nit&eacute; et le libertinage effront&eacute;, dans lequel elle excelle avec bassesse. Il fallait que &ccedil;a sorte, et c'est sorti, sans ambages, avec brutalit&eacute;, tel un grand coup de poing ass&eacute;n&eacute; au milieu de la figure. Que mon inconnue ait ou non appr&eacute;ci&eacute;, je me suis refus&eacute; &agrave; toute compromission. Quand une coupe est trop pleine, elle d&eacute;borde. J'en ai trop entendu et il est devenu, pour moi, n&eacute;cessaire de me vider.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Les d&eacute;s sont jet&eacute;s et ils ne sont plus pip&eacute;s.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Ce qui veut dire, si j'ai bien compris... </em>&raquo;, r&eacute;torque-t-elle, d'une voix triste et humide, &laquo;<em>...que tu claqueras les talons et me laisseras plant&eacute;e, chez moi, les bras tombants, la d&eacute;ception dans mon c&oelig;ur et dans ma chair ? Sans espoir de te revoir et de r&eacute;parer ma mis&eacute;rable erreur ? Comme une idiote qui aura commis une monumentale b&ecirc;tise parce qu'elle se sera tromp&eacute;e, lamentablement, sur tes intentions r&eacute;elles et profondes ? Tu as eu raison d'avoir engag&eacute; ton honn&ecirc;tet&eacute;. Je me suis pieusement m&eacute;prise.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Bien plus que tu ne le crois ! Non, je n'aurais pas claqu&eacute; les talons &agrave; peine entr&eacute;. J'aurais pli&eacute; &agrave; tes caprices, accept&eacute; tes avances et comme tu le dis si bien, nous aurions bais&eacute;..., bais&eacute; et bais&eacute; puisque tel aurait &eacute;t&eacute; ton d&eacute;sir profond, et je t'aurais bais&eacute;e autant de fois que tu l'aurais mand&eacute; et qu&eacute;mand&eacute; et redemand&eacute;... Je me serais vid&eacute;, r&eacute;pondant &agrave; toutes tes sollicitations et &agrave; toutes tes sollicitudes. Et quand nous aurions &eacute;t&eacute; repus, que tu aurais &eacute;t&eacute; rassasi&eacute;e, l&agrave;, je t'aurais quitt&eacute;e, satisfait de t'avoir rendu service, ayant assouvi tes envies sexuelles</em>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Merci pour m'avoir avertie, m&ecirc;me si tu n'as pas mis des gants pour me le dire, m&ecirc;me si j'en ai re&ccedil;u plein la figure... ! Je ne pensais pas qu'il pouvait encore exister des hommes respectueux de la femme. Je saurai m'en rappeler pour &eacute;viter, &agrave; l'avenir, tout impair n&eacute;faste &agrave; notre future liaison. Tu es un homme sage.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme tous les hommes. Je suis avant tout un &ecirc;tre humain qui applique les lois naturelles.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Mais..., tu me laisses un espoir, soit-il mince, que, dans l'apr&egrave;s-midi, tout pourrais &eacute;voluer ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu sais, l'apr&egrave;s-midi est longue. Les &eacute;v&eacute;nements peuvent vite &eacute;voluer et se bousculer. Comme personne ne m'attend dans ma maison vide, tout est possible. Ton charme &eacute;tant, je me laisserai, peut-&ecirc;tre, convaincre du bien fond&eacute; de pousser plus loin nos investigations dans une conversation plus intime et surtout plus tendre et plus c&acirc;line, voire coquine.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je ne te mens pas, non plus. Je t'assure que j'ai envie de toi. Bien que par t&eacute;l&eacute;phone, au fil de nos conversations, je ne peux que l'admettre, tu m'as conquise.</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Quelle gaffe ! Trop tard pour me reprendre ! Je l'ai faite. Elle l'a saisie au vol. Elle l'a tir&eacute;e comme on tire sur un pigeon d'argile. Elle ne l'a pas rat&eacute;e. A trop vouloir faire preuve de bon sens, m&ecirc;me les plus malins s'emm&ecirc;lent les jambes. J'ai tr&eacute;buch&eacute; et je dois esp&eacute;rer que je n'ai point chut&eacute;. Et se rattraper... ? Comment ? Et o&ugrave; ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>As-tu r&eacute;ellement envie de moi ?</em> &raquo;, je tente un &eacute;chappatoire, peut-&ecirc;tre inutile, ou une simple pirouette pour tenter de reprendre la main, &laquo;<em> Ou envie de la pr&eacute;sence d'un homme que te rassurerais, sur qui tu pourrais compter, te reposer, un homme qui t'apporterait la stabilit&eacute; psychique, un homme avec qui tu aimerais faire l'amour et partager d'insignes et agr&eacute;ables moments d'intense bonheur ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Serais-tu psychologue...</em> ? &raquo;, me r&eacute;torque-t-elle, de l'&eacute;tonnement et de la surprise dans la voix, &laquo; ...<em>c'est ton vrai m&eacute;tier ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je t'ai seulement &eacute;cout&eacute;e parler et cette absence d'homme est criarde en toi, &agrave; tel point qu'elle se voit et qu'elle s'entend. Serais-je sourd et aveugle, je l'aurais vue et surtout entendue. Crois-moi ! Si j'ai une liaison intime avec une femme, je lui fais l'amour, je ne la baise pas, je l&rsquo;honore, je ne la souille pas. Cela te suffit-i</em>l ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme tu parles bien ! Tu fais l'amour et tu ne baises pas... Je t'admire. Dis-moi encore des belles choses. S'il te pla&icirc;t... !</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu veux bien attendre mardi ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>S'il ne peut en &ecirc;tre autrement... ? Je suis bien oblig&eacute;e de patienter. Sans que tu le veuilles, je me trompe peut-&ecirc;tre ou, qui le sait si ce n'est toi qui d&eacute;sire qu'il en soit ainsi, tu as remis &agrave; l'heure mes pendules d&eacute;r&eacute;gl&eacute;es. Je saurai m'en rappeler aussi quand je serais blottie dans tes bras et que nous ferons l'amour. Tu es un homme bien, pas un profiteur &eacute;go&iuml;ste.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et toi, tu n'es pas la femme qui donne une mauvaise image d'elle.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Merci... ! Merci encore... ! Merci pour tout... ! Tu me r&eacute;chauffes le c&oelig;ur. Et je sais, qu'&agrave; l'avenir, je peux tout te dire, tu me comprendras.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je tombe des nues. Aurais-je touch&eacute; juste ? Ou serait-ce, tout simplement, une nouvelle facette de son personnage si &eacute;trange, si n&eacute;buleux et si controvers&eacute; ? Je ne peux savoir. Je ne peux plus savoir.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais si telle est la r&eacute;alit&eacute;, sa r&eacute;alit&eacute;, tout, chez elle, n'est que d&eacute;ceptions, plaintes et douleurs. Et, s'&eacute;vader dans le sexe, s'y noyer en paroles, n'est qu'un moyen d'&eacute;clairer sa vie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Est-il besoin de gratter la cro&ucirc;te pour y d&eacute;couvrir une chair en charpie et un c&oelig;ur en lambeaux ? Je pense qu'elle est excusable et que toute condamnation la rejetterait dans le Sch&eacute;ol. Mais ne serais-je point trop bon, aussi, trop cl&eacute;ment et trop cr&eacute;dule ? A croire ! Si tout n'&eacute;tait que fadaises ? Si tout n'&eacute;tait que calembredaines ? Faux fuyants ? Vains propos ? Alors, elle serait une merveilleuse actrice qui aurait, id&eacute;alement, interpr&eacute;t&eacute; un r&ocirc;le. Il sera grand temps d'y penser, d'y r&eacute;fl&eacute;chir et d'y m&eacute;diter, mardi n'&eacute;tant pas loin. Pour l'instant, avec parcimonie, je ne peux que lui accorder les circonstances att&eacute;nuantes avant de m'aventurer &agrave; prononcer un non-lieu.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je suis trop bon. Je suis trop tendre. Le malheur des autres, oubliant mes probl&egrave;mes, mes ennuis, mes malchances, m'interpelle toujours. Je ne le supporte pas. Je n'accepte pas que des &ecirc;tres humains puissent souffrir, gal&eacute;rer, se tra&icirc;ner, lamentables, dans la d&eacute;solation morale. Et je plonge, invariablement, ne regardant pas derri&egrave;re moi. Je me laisse prendre, quitte, plus tard, &agrave; me retrouver roul&eacute; dans la fange et la fiente, &agrave; crouler sous la m&eacute;disance et la calomnie, et &agrave; &ecirc;tre, irr&eacute;m&eacute;diablement, pour avoir donn&eacute;, donn&eacute; sans jamais recevoir, chass&eacute;, mon aide n'&eacute;tant plus jug&eacute;e n&eacute;cessaire, le petit oiseau &agrave; l'aile cass&eacute;e, soign&eacute; et en voie de gu&eacute;rison, ayant repris son envol.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Toutes ces d&eacute;convenues, je ne les compte plus. Elles sont mon quotidien et elles s'accumulent. La gent humaine, &eacute;go&iuml;ste, est ainsi faite. La reconnaissance, le respect de l'autre, n'existe plus. N'ai-je pas &eacute;t&eacute;, par deux ou trois fois, ayant tir&eacute;, des profondeurs insalubres, des &ecirc;tres en rupture de la soci&eacute;t&eacute;, des paum&eacute;s du petit matin, port&eacute; devant la gendarmerie et les instances polici&egrave;res et judiciaires, amen&eacute; &agrave; me justifier face &agrave; des accusations mensong&egrave;res et &agrave; des all&eacute;gations insipides, diligent&eacute;es vers un seul objectif, m'escroquer et s'enrichir sur mes maigres &eacute;conomies, ces &ecirc;tres l&agrave;, inf&acirc;mes, insanes, me prenant telle la bonne poire bien m&ucirc;re et bien juteuse de laquelle il est ais&eacute; d'en expurger la moelle ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je suis ainsi, un bon samaritain qui ne changera jamais et qui recommencera, la premi&egrave;re venue, &agrave; secourir les autres. Et mon inconnue, elle, n&eacute;cessite de lui pr&ecirc;ter soutien, aide et assistance. Abandonne-t- on, expos&eacute;e &agrave; toutes les atteintes et livr&eacute;e aux charognards, une personne en danger ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Non... ! S'il t'en prie... </em>&raquo;, je lui r&eacute;pond, &laquo; <em>ne me remercie pas. Je n'ai aucun m&eacute;rite.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Oh oui, tu en as un ! Je te vole le temps et tu ne me le reproches pas. Tu as la patience de m'&eacute;couter alors que je m'incruste, et tu me fais la gr&acirc;ce de tes conseils. C'est une chose &eacute;norme &agrave; laquelle je ne suis pas habitu&eacute;e. Quand je me regarde, je constate, avec amertume, que je suis vraiment rien du tout par rapport &agrave; toi. Ton &acirc;me est grande et je n'arrive m&ecirc;me pas &agrave; ta cheville. Tu as la science et j'ai la b&ecirc;tise. Tu es riche de connaissance et je ne peux te r&eacute;pondre que par mon ignorance et mon inculture. Je n'ai rien, si ce n'est mon corps, &agrave; t'offrir. Aussi, j'esp&egrave;re que tu accepteras, sans tourner les talons, ni me laisser &agrave; l'abandon, tout ce que mon corps, encore jeune, pourra te donner... et que tu m'accorderas la gr&acirc;ce de me faire l'amour.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>S'il te pla&icirc;t..., ne me demande pas des choses que je ne peux pas te promettre... Dis-toi que si, mardi apr&egrave;s-midi, je ne te conviens pas, si je ne correspond malheureusement pas, pour toi, au personnage que tu as b&acirc;ti autour de moi, en un mot usuel, si je ne fais pas l'affaire, et que si notre rencontre n'am&egrave;ne rien de constructif, comment jugeras-tu alors ma promesse ? Ne penses-tu pas que tu risquerais, ce serait la normale des choses, de me juger tel un salop ayant voulu tirer profit de ton d&eacute;sarroi ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ne prononce pas des paroles aussi idiotes, &ccedil;&agrave; ne pourra pas &ecirc;tre comme il ne se peut &ecirc;tre que notre conversation s'&eacute;ternise ind&eacute;finiment. Les aiguilles tournent imperturbables et si je continue, je vais te mettre n retard.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu pr&ecirc;tes attention &agrave; ma modeste personne &agrave; ce que j'entends ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Bien s&ucirc;r... ! Je te dois bien ce petit service... ! Je te laisse aller, continuant ta route, la mienne s'est pos&eacute;e en attendant ton arriv&eacute;e. Mais, avant de te quitter..., puis-je me permettre de formuler une derni&egrave;re requ&ecirc;te ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si je puis la satisfaire ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pourrais-je t'appeler ce soir, bien apr&egrave;s la cl&ocirc;ture de l'&eacute;mission de t&eacute;l&eacute;vision, une &eacute;mission sur l'histoire si je me souviens, &agrave; laquelle tu es invit&eacute; &agrave; participer ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Dois-je te r&eacute;pondre ou te laisser llibre le choix de la r&eacute;ponse ? A tout te dire, je ne pense pas pouvoir rejoindre l'h&ocirc;tel avant, au moins, minuit.&nbsp;</em><span style="font-style: normal;">&raquo;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Soudain, troublante, tout autant qu'inattendue, la sonnerie d'un t&eacute;l&eacute;phone d&eacute;chire l'espace.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Mais n'est-ce pas un t&eacute;l&eacute;phone qui sonne ?</em> &raquo;, m'interroge-telle. &laquo; <em>Serais-tu avec quelqu'un par hasard</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pas du tout... je suis seul sur la route qui me m&egrave;ne sur l'Andorre. En plus je m'&eacute;tais arr&ecirc;t&eacute; dans un endroit tranquille pour te r&eacute;pondre. C'est mon t&eacute;l&eacute;phone professionnel. J'en d&eacute;tiens deux... Me permets-tu quelques instants que je puisse r&eacute;pondre d'autant que c'est un num&eacute;ro d'appel andorran...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je te permets, bien s&ucirc;r... Je n'ai rien &agrave; t'interdire... Je serais mal plac&eacute;e pour cela... Je vais-&ecirc;tre patiente, le temps de la conversation... Et apr&egrave;s, encore deux ou trois petits mots confidentiels &agrave; te dire, et je te laisserai aller &agrave; ton rendez-vous &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je te remercie... Tu pourras m&ecirc;me &eacute;couter, je vais mettre l'amplificateur de son....</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Trop sympa... mais je ne veux pas &ecirc;tre indiscr&egrave;te...</em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><span style="font-size: xx-large;">◄&diams;►</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">&nbsp;</span><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'est bien l'Andorre, pire le journaliste qui doit animer l'&eacute;mission... Il est tout en excuses, ne sachant comment me dire, me demandant si j'&eacute;tais encore &agrave; Le Soler ou si j'&eacute;tais d&eacute;j&agrave; sur la route... Un impr&eacute;vu et le d&eacute;sistements de derni&egrave;re heure des historiens de Barcelone, suite &agrave; une gr&egrave;ve de la t&eacute;l&eacute;vision catalane qui bouleversent tous les programmes. L'&eacute;mission, pour causes exceptionnelles est report&eacute;e &agrave; une date ult&eacute;rieure et ce, au grand dommage de tous, d&egrave;s que les journalistes auront repris le travail...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Et zut... j'ai fait tous ces kilom&egrave;tres pour rien... ! Et un jour dans la fange et de P&acirc;ques encore ! C'est vraiment la poisse.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>J'ai tout entendu</em> &raquo;, me dit mon inconnue. &laquo; <em>L'&eacute;mission est annul&eacute;e, tout comme demain celle qui devait se passer &agrave; Barcelone...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et zut... zut... et zut... J'ai pas la tronche d'un imb&eacute;cile... Et cent kilom&egrave;tres pour ma pomme...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Veux-tu bien ne pas r&acirc;ler pour des probl&egrave;mes sans importance </em>&raquo;, minaude ma dame d'Am&eacute;lie les Bains, &laquo; <em>car une &eacute;mission de t&eacute;l&eacute;vision qu'elle se d&eacute;roule un jour ou un autre ce n'est pas g&ecirc;nant...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je crois que tu as tout &agrave; fait raison. C'est idiot de m&egrave;tre &eacute;nerv&eacute; pour rien... Je vais rentrer bien gentiment chez moi...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Oh que non... !</em> &raquo;, s'insurge-t-elle, &laquo; <em>Comme personne ne t'attend dans ta maison vide, c'est toi qui me l'a dit tout &agrave; l'heure, je crois que ce soir tu as besoin de quelqu'un pr&egrave;s de toi... Et puis, plus rien n'emp&ecirc;che d'avancer notre rendez-vous. Crois-tu qu'il soit toujours n&eacute;cessaire que nous attendions mardi ?</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un couac ! Et je suis coinc&eacute;. Que vais-je r&eacute;pondre ? Et je n'ai aucune excuse pour me d&eacute;filer. Lui laisser &eacute;couter ma conversation avec le journaliste andorran ? Qu'elle blague j'ai pu commettre ! Et pris &agrave; mon propre pi&egrave;ge ! Quel idiot suis-je ? Parler, trop parler... et ne plus pouvoir rien faire, ne plus pouvoir rien dire d'autre que... je ne peux pas refuser de me redescendre sur la plaine et... que de lui rendre visite, portant mes pas sur Am&eacute;lie les Bains.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Sais-tu que si je viens sur Am&eacute;lie les bains, il est...</em> &raquo;, jetant un bref coup d'&oelig;il &agrave; ma montre, &laquo; <em>d&eacute;j&agrave; presque quinze heure, et je ne pourrai arriver, dans le meilleur des cas, que vers dix sept heures, dix sept heures trente... et si je rencontre de la circulation, ce ne sera que vers dix huit heures, dix huit heures trente que je pourrai pointer mon nez... Ne penses-tu pas que l'apr&egrave;s-midi serait compromise ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ce que je pense... </em>&raquo;, un petit silence, &laquo; <em>...je pense que l'heure n'aura pas d'importance pour nous retrouver et nous rencontrer. Je serai heureuse de te voir et nous pourrons discuter...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Mais je ne voudrais pas abuser...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu n'abuses pas... tout au contraire. Et je t'attends, qu'importe l'heure &agrave; laquelle tu arriveras &agrave; Am&eacute;lie les Bains. Connais-tu Am&eacute;lie</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Oui... Assez, je crois...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Pr&eacute;f&egrave;res-tu que je t'attende &agrave; la gare routi&egrave;re ? Ou pr&eacute;f&egrave;res-tu venir directement chez moi ? Comme nous sommes encore dans des soir&eacute;es qui sont fra&icirc;ches et comme tu as un t&eacute;l&eacute;phone sur toi, si tu viens chez moi, tu pourrais m'appeler et je n'aurai pas &agrave; patienter trop longtemps dans la froideur du soir qui tombe...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ne t'ai-je point dit que je te laissais libre choix du lieu de notre rencontre ? Je n'ai pas chang&eacute; d'avis... Ton lieu sera le mien mais, &agrave; une condition, si tu choisis chez toi, que nous nous retrouvions sur le parking de ton immeuble.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Alors chez moi... Je t'explique comment venir...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"><em>- J'&eacute;coute ton itin&eacute;raire...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"><em>- C'est tout simple... Quand tu arrives &agrave; la gare autorouti&egrave;re, au pont tu tournes &laquo;&nbsp;Route de Palada&nbsp;&raquo; et tu continues dans la direction du village. Apr&egrave;s un peu plus de 300 m&egrave;tres, tu arrives &agrave; une premi&egrave;re intersection sur la droite et tu vois un panneau</em><span style="font-style: normal;"> &laquo;</span><em>&nbsp;Centre &eacute;questre</em><span style="font-style: normal;">.&nbsp;</span><em>&raquo; Tu empruntes cette rue et tu files tout droit jusqu'&agrave; un petit jardin qui se situe sur la droite. Il y a un immeuble et une entr&eacute;e de parking, en face, sur la gauche. Tu gares ta voiture et tu es au terminus... Je descendrai &agrave; ton arriv&eacute;e... Je ne serai pas nue mais habill&eacute;e, portant chemise largement &eacute;chancr&eacute;e avec vue plongeante sur la poitrine et jupe extra-mini, bien s&ucirc;r, je me rappelle ce que tu as dit quant aux dessous, sans soutien-gorge et sans culotte ni string, et mise dans un manteau de fourrure pour ne pas avoir froid. Cela t'ira</em>...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>A ton choix...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> A tout &agrave; l'heure... Je t'attends avec impatience</em>. &raquo; <br/></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"><strong>Le 4 Avril 2002.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 08:25:27 +0200</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://petitfilou.hotviber.fr/la-terre-aux-humbles-iii-3987</guid>
		<dc:creator>petitfilou</dc:creator>
		<dc:date>2011-06-24T08:25:27+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[La Terre aux Humbles II]]></title>
		<link>http://petitfilou.hotviber.fr/la-terre-aux-humbles-ii-3953</link>
		<description><![CDATA[Dimanche 31 Mars 2002, jour de P&acirc;ques ! C'est la f&ecirc;te annuelle, de l'&Eacute;glise chr&eacute;tienne, comm&eacute;morant la r&eacute;surrection de J&eacute;sus Christ. F&ecirc;ter ! N'est-ce pas c&eacute;l&eacute;brer ? Honorer, par une solennit&eacute; religieuse ou civile, le souvenir d'une personne ou d'un &eacute;v&eacute;nement, avec plus ou moins...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dimanche 31 Mars 2002, jour de P&acirc;ques !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/PozUfzTqZGnqFx22yEBC5zWnLZU.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/PozUfzTqZGnqFx22yEBC5zWnLZU@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'est la f&ecirc;te annuelle, de l'&Eacute;glise chr&eacute;tienne, comm&eacute;morant la r&eacute;surrection de J&eacute;sus Christ. F&ecirc;ter ! N'est-ce pas c&eacute;l&eacute;brer ? Honorer, par une solennit&eacute; religieuse ou civile, le souvenir d'une personne ou d'un &eacute;v&eacute;nement, avec plus ou moins d'emphase, plus ou moins d'affection et de gravit&eacute; ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Bien &eacute;trange c&eacute;r&eacute;monie que l'acte &eacute;lucubratoire du Concile de Nic&eacute;e, tenu l'an 325, fixant P&acirc;ques au premier dimanche apr&egrave;s la pleine lune qui &agrave; lieu soit le 21 Mars, jour de l'&eacute;quinoxe de printemps, soit aussit&ocirc;t apr&egrave;s cette date, P&acirc;ques oscillant, alors, entre le 22 Mars et le 25 Avril. Le Fils de Dieu aurait-il &eacute;t&eacute; ramen&eacute;, de la mort &agrave; la vie, un jour baladeur dans le calendrier ? Ou serait-il revenu, de la mort &agrave; la vie, &agrave; une date inconnue d'un temps printanier ? Qu'ainsi la Semaine, dite Sainte, d&eacute;bute toujours un jeudi et s'ach&egrave;ve, obligatoirement, le lundi suivant ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/lKGvUKjfxrAU8D6hGRU-ziL9YP0.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/lKGvUKjfxrAU8D6hGRU-ziL9YP0@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&nbsp;</span><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Que les adeptes d'une religion sont cr&eacute;dules, - <em>en d'autres lieux les sectes &eacute;tant combattues</em> -, et ce d'autant que la sanctification pascale influe n&eacute;gativement sur d'autres formes ext&eacute;rieures et<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>r&eacute;guli&egrave;res d'un culte, d'un &eacute;v&eacute;nement de la vie sociale, les Rameaux, l'Ascension, la Pentec&ocirc;te, la Trinit&eacute; et la F&ecirc;te Dieu !</span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comment ne point croire, alors, que ces grandiloquentes manifestations festives ne sont que des t&eacute;moignages de politesse excessive, que des marques c&eacute;r&eacute;monielles compass&eacute;es !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/jyuqESVtIvjz_kqOgZUwD3FH9qA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/jyuqESVtIvjz_kqOgZUwD3FH9qA@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>A beau mentir qui vient de loin... </em>&raquo; Que celui qui vient d'un pays lointain peut, sans crainte d'en &ecirc;tre d&eacute;menti, raconter des choses fausses !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Qu'ainsi, s'appuyant sur l'anciennet&eacute; de la Bible, le proverbe s'applique ais&eacute;ment aux religionistes et aux pr&eacute;lats controuv&eacute;s de l'&Eacute;glise des Hommes: pour des raisons propres aux concepteurs des religions sectaires issues de la pr&eacute;dication du Christ et de ses ap&ocirc;tres, et aux th&eacute;ologiens consacrant leurs travaux &agrave; la personne et &agrave; l'&oelig;uvre du Messie oint, toutes choses contraires aux r&eacute;alit&eacute;s des temps antiques, par souci unique d'annihiler les croyances polyth&eacute;istes, d&egrave;s le IV&deg; si&egrave;cle, auxquelles les campagnards, les paysans, les pa&iuml;ens, les idol&acirc;tres, les impies, les m&eacute;cr&eacute;ants, etc..., rest&egrave;rent longtemps fid&egrave;les, les scientistes th&eacute;ocratiques et th&eacute;or&eacute;tique, d&eacute;niant et outrageant la V&eacute;rit&eacute; et la Foi, blasph&eacute;m&egrave;rent, leur interdisant offices cultuels et d&eacute;votions, et impos&egrave;rent des comm&eacute;morations comminatoires, irr&eacute;missibles pour les populations, autochtones, et d&eacute;g&eacute;n&eacute;rescentes par la chr&eacute;tient&eacute;, la c&eacute;l&eacute;bration de la r&eacute;surrection de J&eacute;sus, le Fils Dieu, &eacute;tant par excellence, une f&ecirc;te pa&iuml;enne r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e, insidieusement, sans agr&eacute;ment et sans esprit, par l'ensemble des religions &eacute;tatiques fond&eacute;es sur la personne et l'enseignement de l'envoy&eacute;, ou messager, &laquo; <em>vox clamantis in deserto</em> &raquo;, de Dieu, celui dont le monde attend le salut et la providence, l'entit&eacute; charnelle investie, &eacute;lectro-spirituellement, de l'action constante de la Sagesse et de l'Intelligence divine par laquelle l'Omnipotent, l'Omniscient, l'Omnipr&eacute;sent, l'&Ecirc;tre Supr&ecirc;me, conduit toute chose. P&acirc;ques et le mythe du ressuscit&eacute;... ! Dans la Mythologie &eacute;gyptienne, Ph&oelig;nix, l'oiseau fabuleux &agrave; qui la l&eacute;gende attribuait le pouvoir de rena&icirc;tre de ses propres cendres, devint le symbole de l'immortalit&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/fwRz5Kw7KllFUG20IMm8-uWDvyQ.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/fwRz5Kw7KllFUG20IMm8-uWDvyQ@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dans l'&Eacute;gypte ancienne, la mort et la r&eacute;surrection d'Isoris, fr&egrave;re et &eacute;poux d'Isis, firent, de lui, le type du Dieu Sauveur. Son culte, associ&eacute; &agrave; celui d'Isis, se r&eacute;pandit dans le monde gr&eacute;co-romain. Dans la croyance phrygienne, un peuple de la r&eacute;gion Nord-Ouest de<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>l'Asie Mineure, entre l'&Eacute;g&eacute;e et le Pont-Euxin, Attis, Dieu de la V&eacute;g&eacute;tation, &eacute;tait aim&eacute; de Cyb&egrave;le, la D&eacute;esse de la Fertilit&eacute;. Leur culte initiatique projetait la repr&eacute;sentation symbolique du retour de la mort &agrave; la vie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Au III&deg; si&egrave;cle avant l'&Egrave;re chr&eacute;tienne, le mythe de la r&eacute;surrection se propagea dans les civilisations hell&egrave;nes et latino-hell&eacute;niques. En cela, la passion et la R&eacute;surrection de J&eacute;sus ne serait-ce qu'un artifice litt&eacute;raire, qu'une parabole largement comment&eacute;e par des &Eacute;vang&eacute;listes<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>et non par des Ap&ocirc;tres, les quatre &Eacute;vangiles et un somme d'autres et tenus comme apocryphes, &eacute;minemment reconnus &eacute;tant &eacute;crits, trois entre l'an 70 et l'an 80, le quatri&egrave;me apr&egrave;s l'an 100, pr&eacute;sentant un enseignement politique et social, d'autant qu'attach&eacute;s aux &Eacute;critures bibliques, les juifs r&eacute;clam&egrave;rent, us et coutumes de la P&acirc;que, la lib&eacute;ration de l'agitateur Barabbas &agrave; la place de J&eacute;sus, tous deux fils de Joseph le charpentier et de Marie, son &eacute;pouse, n&eacute;s, traditionnellement &agrave; Bethl&eacute;em, un 4 Octobre de l'an moins trois,,, tous deux, l'un &eacute;tant l'autre et n'en faisant qu'un et non deux. Et si telle &eacute;tait la V&eacute;rit&eacute; historique ? Alors s'abattrait, sur toute la Chr&eacute;tient&eacute;, l'Apocalypse.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/DeQCzLZQ0jsjvBhVI141Fst_oxw.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/DeQCzLZQ0jsjvBhVI141Fst_oxw@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais..., nous n'en sommes point l&agrave;, la religion ayant tout cadenass&eacute; !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Il serait m&ecirc;me de bon aloi que je me taise !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Tenant de tels propos, je serais vite fich&eacute; comme h&eacute;r&eacute;tique et, quelque part, faisant preuve de religiophobie, jug&eacute; comme extr&eacute;miste, coupable d'attenter &agrave; la d&eacute;mocratie cultuelle, &agrave; la th&eacute;ocratie ou &agrave; la d&eacute;magogie doctrinaire de l'&Eacute;glise chr&eacute;tienne, que celle-ci soit le christianisme ancien, le catholicisme romain, l'&Eacute;glise catholique romaine ou les &Eacute;glises catholiques orientales; soit l'Orthodoxie ou le Christianisme orthodoxe, l'&Eacute;glise orthodoxe ou encore l'&Eacute;glise des sept conciles; soit le le christianisme oriental, les &Eacute;glises des trois conciles ou les &Eacute;glises des deux conciles ; soit le protestantisme n&eacute; de la R&eacute;forme du XVI&deg; si&egrave;cle ou les &Eacute;glises luth&eacute;riennes; soit de Communion anglicane, les &Eacute;glises &eacute;vang&eacute;liques ou les &Eacute;glises r&eacute;form&eacute;es; ou soit les &Eacute;glises et mouvements n&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis au XIX&deg; si&egrave;cle qui ne sont pas consid&eacute;r&eacute;s comme chr&eacute;tiens par le Conseil &oelig;cum&eacute;nique des &Eacute;glises, les &Eacute;glise de J&eacute;sus-Christ des Saints des Derniers Jours, organis&eacute;e par Joseph Smith en 1830, la<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>Science chr&eacute;tienne, le mouvement apostolique dont l'&Eacute;glise catholique apostolique, l'&Eacute;glise n&eacute;o-aposto-lique, l'Union des communaut&eacute;s apostoliques ou les T&eacute;moins de J&eacute;hovah sous l'impulsion de Charles Taze Russell &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/sgDIUhcgdCxyb7XUmcma_HzlOto.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/sgDIUhcgdCxyb7XUmcma_HzlOto@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je serais accus&eacute; d'&ecirc;tre, en quelque sorte, allergique &agrave; l'&Eacute;glise, non &agrave; celle de Dieu mais &agrave; celle des Hommes, &agrave; tout ce qu'elle repr&eacute;sente, une &eacute;glise sans &laquo; E &raquo; majuscule, et surtout &agrave; ceux qui la repr&eacute;sentent, de faux ap&ocirc;tres, de faux proph&egrave;tes et surtout de faux pr&eacute;dicateurs.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">H&eacute;r&eacute;tique, je serai passible de la confiscation des biens, de l'arrestation et de la condamnation au b&ucirc;cher, si je n'abjurais pas. Et si j'avais des complices, eux n'auraient que des peines spirituelles, telle l'excommunication, &agrave; moins qu'un pape, comme en son temps Innocent III, n'&eacute;tende la clause &agrave; la confiscation de biens aux complices d'h&eacute;r&eacute;sie car, ne faut-il pas, &agrave; tout prix, r&eacute;tablir l'autorit&eacute; tant spirituelle que temporelle de l'&eacute;glise romaine, l'&Eacute;glise de Dieu, elle, n'ayant pas &agrave; souffrir de blasph&egrave;mes &eacute;tant source de Vie et de Sagesse.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><span style="font-size: xx-large;">◄&diams;►</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"> Aujourd'hui, en ce dimanche festif, un jour comme les autres, sans &eacute;clat particulier, sans connotation connexe sp&eacute;ciale, je croise, seul dans mon v&eacute;hicule automobile, quelque part, en terres andorranes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/Rp2l5Ipo372m5zjv2qaim_K3ZfA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/Rp2l5Ipo372m5zjv2qaim_K3ZfA@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Parti de Le Soler, mon village, - <em>jadis si&egrave;ge de la premi&egrave;re vicomt&eacute; de Roussillon et dernier bastion fortifi&eacute; s'opposant, avec moultes difficult&eacute;s, aux vell&eacute;it&eacute;s guerri&egrave;res du Vicomte de Castelnou, de nos jours une simple banlieue de la fid&eacute;lissime Ville de Perpignan par la volont&eacute; premi&egrave;re de ses &eacute;diles pleutres politiciens, sans brillance</em> -, au petit matin, j'ai remont&eacute; la Vall&eacute;e de la T&ecirc;t. Devant moi, franchissant le Col de la Perche et, &agrave; sa suite, le Col Rigat, &laquo; <em>me&iuml;tat de France, me&iuml;tat d'Espanya</em> &raquo;, - &laquo; <em>moiti&eacute; de France, moiti&eacute; d'Espagne</em> &raquo; -, par un inique Trait&eacute; des Pyr&eacute;n&eacute;es sign&eacute; un jour de Novembre 1659 et ses conventions de C&eacute;ret, Mai 1660, et de Llivia, Novembre 1660, disgracieusement partag&eacute;e et sauvagement mutil&eacute;e, s'est ouverte la Cerdagne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/lLtaha8d97NjE8RFFyEsQQe7UVA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/lLtaha8d97NjE8RFFyEsQQe7UVA@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Go&ucirc;tant &agrave; ses merveilleux paysages, je l'ai travers&eacute;e, &agrave; pas compt&eacute;s, avant de m'engager dans le couloir glaciaire du Carol et, par del&agrave; le Col de Puymorens, fondre sur le Pas de la Case et p&eacute;n&eacute;trer, toutes formalit&eacute;s remplies, en Andorre, la fille a&icirc;n&eacute;e de Charlemagne qui l'avait d&eacute;livr&eacute;e des Arabes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">A mon d&eacute;part, avant le chant du coq, le jour ne s'est pas encore lev&eacute;. Dans la nuit s'&eacute;grainent les chapelets de lumi&egrave;res, blanches et jaunes, des villages travers&eacute;s ou long&eacute;s, la voie sur berge les &eacute;vitant pour majorit&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/xtHAk0VHwYjq37bCF7Z2pkoD4WQ.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/xtHAk0VHwYjq37bCF7Z2pkoD4WQ@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Sur ce parcours oblig&eacute; pour acc&eacute;der en Andorre, je connais chacun d'eux par son nom toponymique, pour certains un peu de leur histoire et, pour d'autres, seulement quelques points de vues harmoniques, pittoresques ou remarquables, des monuments civils, militaires ou cultuels, m&eacute;morables, exceptionnels ou insignes, et des &eacute;glises romanes ou baroques, &agrave; visiter, des ruelles &eacute;troites et des maisons, aux murs d&eacute;cr&eacute;pis, qui ont vu na&icirc;tre et, ou, qui ont h&eacute;berg&eacute; des personnages reconnus, des personnalit&eacute;s ou des &ecirc;tres probes, dignes, et, &eacute;pars dans la campagne, des lieux de vie disparus, &eacute;pierr&eacute;s ou ruin&eacute;s, rem&eacute;morant le Moyen-&Acirc;ge, l'Antiquit&eacute;, le Proto et la Pr&eacute;-histoire, des communaut&eacute;s d'&acirc;mes et des sites s'inscrivant, en lettres d'or et de sang, quatre &laquo; <em>pals</em> &raquo;, - &laquo; <em>quatre</em> <em>barres </em>&raquo; -, d'Arria, de Wifred &laquo;<em> el Pelut </em>&raquo;, - &laquo; <em>le poilu</em> &raquo; -, blason, sur le fronton de l'Histoire des Comtats, terres de Roussillon, de Vallespir, de Conflent, de Capcir, de Cerdagne, de Val de Ribes et de Barid&agrave;, que de pi&egrave;tres polichinelles, d'inanes catalanistes d&eacute;cadents, ont pompeusement baptis&eacute; Catalogne Nord, entit&eacute; territoriale n'ayant jamais, historiquement et politiquement, exist&eacute; except&eacute; dans leur esprit dissolu, voire licencieux.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/rD4MHunKiTfOXEW_2Co6Qm0YHVs.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/rD4MHunKiTfOXEW_2Co6Qm0YHVs@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si j'avais eu la pr&eacute;sence salutaire d'un esprit en &eacute;veil et la patience d'un sage d'attendre la venue de sa Majest&eacute; le Soleil, alors... le Canigou, ma&icirc;tre de c&eacute;ans, qui se dresse sur l'horizon ou qui domine, l&agrave;, tout proche, remplirait, de son ombre, la Vall&eacute;e de la T&ecirc;t, une riche r&eacute;gion. Cette vall&eacute;e, comme sa s&oelig;ur puin&eacute;e, la Vall&eacute;e du Tech, permet, aux influences m&eacute;diterran&eacute;ennes, de p&eacute;n&eacute;trer &agrave; m&ecirc;me le coeur mythique et sacr&eacute; de la montagne souveraine. Elle est la route de Cerdagne, l'un de ces chemins imm&eacute;moriaux, &laquo; <em>Via Kerretania</em> &raquo; en prolongement de la &laquo; <em>Via Confluentana</em> &raquo;, ayant, en des temps r&eacute;volus, reli&eacute; les cit&eacute;s de Ruskinon, puis le Ruscino romain, - <em>Ch&acirc;teau-Roussil-lon</em> -, et d'Illib&eacute;ris, - <em>Elne </em>-, &agrave; Bracchyle ou Kerra, capitale du peuple Kerre, Llivia Lybicae romaine, - <em>Llivia</em> -, qui franchissent les Pyr&eacute;n&eacute;es.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/hDTpVgO3fRoh3wMy7kMwevH_Ap4.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/hDTpVgO3fRoh3wMy7kMwevH_Ap4@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En elle, au IX&deg; si&egrave;cle, dans un petit village dont les maisons, depuis les ruines de son &laquo; <em>castelle feodale</em> &raquo;, d&eacute;valent imp&eacute;tueusement la soulane parmi les blocs de granit et les gen&ecirc;ts, Arria, - <em>Ria</em> -, est n&eacute; un pays, terre de ch&acirc;teaux et d'abbayes, o&ugrave; s'enracine l'art roman. Ce moment fondamental, essentiel &agrave; l'entit&eacute; catalane, o&ugrave; se construisit un territoire, est encore lisible dans l'&acirc;me des lieux-dits, des hameaux, des villages et des villes rurales jalonnant le fleuve c&ocirc;tier aux brutales variations de r&eacute;gime, des crues soudaines et redout&eacute;es tel &laquo; <em>l'A&iuml;guat d'Octobre 1940</em> &raquo;, vrai cataclysme pluviaire, si meurtrier qu'il reste ancr&eacute; dans la m&eacute;moire des roussillonnais.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/bUYHBaPmx3nZSZoRr375pzTbGjY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/bUYHBaPmx3nZSZoRr375pzTbGjY@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Citer tous les joyaux dessinant encore, autour de l'&eacute;glise romane, le trac&eacute; rond de la cellera, une enceinte primitive o&ugrave; les paysans conservaient les r&eacute;coltes, dans l'espace sacr&eacute;, &agrave; l'abri des rapines des chevaliers, et s'&eacute;tageant de part et d'autre de la T&ecirc;t, depuis les jardins &eacute;d&eacute;niques du Riberal jusqu'aux ombr&eacute;es incis&eacute;es de grands ravins et aux soulanes exceptionnellement ensoleill&eacute;es et abrit&eacute;es, baign&eacute;es d'une lumi&egrave;re dor&eacute;e et marquet&eacute;es de damiers de moissons, de prairies, et des ruisseaux et des torrents bord&eacute;s de saules et d'aulnes, les citer tous, et pour chacun en d&eacute;crire l'indispensable, les monuments, les<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>&oelig;uvres d'art et les sites pittoresques, serait gageure.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/uBXZItF0l4ndLECkT1UvPLj3Pok.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/uBXZItF0l4ndLECkT1UvPLj3Pok@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Plus sereinement, je ne m'autorise qu'&agrave; n'&eacute;mettre qu'une essaim&eacute;e de pens&eacute;es et qu'un ensemble de ph&eacute;nom&egrave;nes cognitifs, affectifs et volontaires, objets de mes m&eacute;ditations et de mes r&eacute;flexions sur le comportement controuv&eacute;, controvers&eacute; et contre-typ&eacute;, tenu par un homme peu recommandable, &agrave; l'encontre d'une femme banale, s'il doit en &ecirc;tre, qui n'est peut &ecirc;tre pas la quintescente femme aux m&oelig;urs l&eacute;g&egrave;res, &agrave; la moralit&eacute; dissolue, voire licencieuse, qu'il s'imagine rencontrer et, d'elle, en user pour sa propre satisfaction, sa propre d&eacute;lectation, sa propre jouissance et son propre plaisir &eacute;go&iuml;ste. Aussi, je ne m'engagerai pas dans les p&eacute;r&eacute;grinations, ni m&ecirc;me dans les tribulations, d'un guide touristique. Peut &ecirc;tre un jour, en des temps incertains inscrits sur le fronton de la V&eacute;rit&eacute; et de la Foi, ni<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>l'argent ni la gloire n'&eacute;tant l'objet, en moi, d'idol&acirc;trie, je me laisserai tenter par l'&eacute;criture d'un tel ouvrage.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/Id3-V9oqCoA3UjCg9nmEfpmFzcs.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/Id3-V9oqCoA3UjCg9nmEfpmFzcs@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ce jourd'hui, comme l'on dit chez nous, &laquo; <em>je monte en Andorre</em> ! &raquo; Certes, n'ayant jamais le temps compt&eacute;, affectionnant la marche, perp&eacute;tuellement par monts et par vaux, parcourant la nature hospitali&egrave;re, me ressour&ccedil;ant en elle, sillonnant les chemins et les sentes herbeuses, les longues randonn&eacute;es ne me rebutant pas, j'aurais inclinaison &agrave; en effectuer le trajet, sac &agrave; dos, chaussures montantes avec semelles en relief aux pieds, fruits secs et barres &eacute;nerg&eacute;tiques en poches, cartes et boussole &agrave; port&eacute;e de main, sur plusieurs journ&eacute;es, hors les grands axes de circulation, mais, obligations s'imposant, c'est en voiture &agrave; moteur, char pollueur par excellence, et nul ne s'en d&eacute;soblige, drogue moderniste, m&ecirc;me pour effectuer quelques dizaines de m&egrave;tres, - <em>n'est-ce pas trop fatiguant de marcher</em> ? -, que je me d&eacute;place.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/S_q-sl2EkVc3Pu-lB_EGo_nPicY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/S_q-sl2EkVc3Pu-lB_EGo_nPicY@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pourtant, ne tenant aucune faveur particuli&egrave;re pour les vitesses excessives, je ne d&eacute;rogerai pas &agrave; mes habitudes, les folles courses et les d&eacute;passements &agrave; hauts risques, les abandonnant aux autres, je vais &agrave; un train de s&eacute;nateur, dans le respect des vitesses autoris&eacute;es, ne laissant rien &eacute;chapper, &agrave; ma vue, n'enfreignant point le code de la route, des avantageuses merveilles que, gracieusement, et &agrave; profusion, nous offre la Province de Roussillon, n'h&eacute;sitant jamais &agrave; me garer, sans entraver le trafic autoroutier, &agrave; admirer le site, le panorama, l'&eacute;difice ou le monument, toutes choses dignes d'int&eacute;r&ecirc;t, de consid&eacute;ration et de respectabilit&eacute;, et, un carnet de notes, toujours &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s, &agrave; y porter un notule, une observation, un jugement, quelque fois agr&eacute;ment&eacute; d'apostilles, ou la teneur d'une discussion avec un r&eacute;sident.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/affvIffhUbIauycR-b2gw2KEv2Q.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/affvIffhUbIauycR-b2gw2KEv2Q@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je vais et je ne suis jamais press&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">La vie n'est qu'un bref moment dans la dur&eacute;e et l'abr&eacute;ger se rev&ecirc;t d'inconscience, une insigne dol&eacute;ance &agrave; ne r&eacute;server, en exclusivit&eacute;, qu'aux hommes, insipides animaux se voulant polic&eacute;s, soucieux de pr&eacute;cipiter leur mort et celle de leur &acirc;me si, dans leur intol&eacute;rance, dans leur d&eacute;cr&eacute;pitude, ils n'entra&icirc;nent d'autres &acirc;mes pures et candides.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/ZWlPgKNsq2z5gHDKTCn2Wq4Q0Lg.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/ZWlPgKNsq2z5gHDKTCn2Wq4Q0Lg@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">L&agrave;, c'est l'&eacute;minence de For&ccedil;&agrave; Real, une &eacute;l&eacute;vation en forme de bastion avanc&eacute; au-dessus de la plaine du Roussillon, sentinelle du Riberal flanqu&eacute;e d'une chapelle et d'une station de t&eacute;l&eacute;communications.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Depuis son sommet se d&eacute;roule un panorama grandiose embrassant les vastes &eacute;tendues agricoles, damier de cultures mara&icirc;ch&egrave;res soulign&eacute; de canaux d'irrigation ou bord&eacute; de rideaux d'arbres, en vall&eacute;e de T&ecirc;t, et de vignobles gardiens des versants, en vall&eacute;e d'Agly; la c&ocirc;te du Cap Leucate au Cap B&eacute;ar, immensit&eacute; des plages de sable fin et blond, &agrave; l'ensoleillement exceptionnel, chapelet d'&eacute;tangs, de mar&eacute;cages isol&eacute;s de la mer par de minces cordons, et les stations baln&eacute;aires, de la c&ocirc;te vermeille, install&eacute;es au fond de criques et de baies &eacute;troites, restant marqu&eacute;es par leur vocation antique de petites cit&eacute;s maritimes; les Alb&egrave;res, montagne complexe soumise aux influences d'un climat m&eacute;diterran&eacute;en, paysages forestiers typiques, ch&ecirc;naies sempervirentes ou caducifoli&eacute;es, h&ecirc;traies et pelouse; et le Canigou, mont r&eacute;v&eacute;r&eacute; des catalans qui y viennent allumer, &laquo; <em>aplec et trobada</em> &raquo;, en son sommet, le premier &laquo; <em>dels focs de San Joan</em> &raquo;, dressant, au-dessus des vergers, sa cime enneig&eacute;e et, par ses sommets h&eacute;rissant son massif trapu projection de la Constellation de la Canicule, une constellation plus commun&eacute;ment connue sous Constellation du Grand Chien, avec Sirius en t&ecirc;te de proue, l'&eacute;toile la plus brillante du ciel.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/kBJsRrKHMqK_R5nCzV9i_VTJEaY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/kBJsRrKHMqK_R5nCzV9i_VTJEaY@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">La route, m&ecirc;me n'y paraissant pas, est en permanente d&eacute;clivit&eacute; ascendante, faux-plats succ&eacute;dant aux faux-plats, s'&eacute;levant vers les hautes montagnes &eacute;rig&eacute;es en toile de fond. Et, sans crier gare, voici le Col de Terran&egrave;re !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le Conflent s'ouvre, imp&eacute;rial, sur une vall&eacute;e resserr&eacute;e o&ugrave; la T&ecirc;t a trac&eacute; son sillon aux tr&eacute;fonds d'un univers de roches cristallines et m&eacute;tamorphiques, gneiss, micaschistes et schistes de l'&egrave;re pr&eacute;-cambrienne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/6PpJaS-YO-NrnI8Ewb7AD42X6ic.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/6PpJaS-YO-NrnI8Ewb7AD42X6ic@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'est une r&eacute;gion riche gr&acirc;ce &agrave; l'abondance des rivi&egrave;res et des torrents imp&eacute;tueux. Les cultures mara&icirc;ch&egrave;res et les vergers, p&ecirc;ches, nectarines et brugnons y b&eacute;n&eacute;ficiant des conditions id&eacute;ales de sol et de climat; abricots prosp&eacute;rant en association au raisin; pommes et poires<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>tapissant les fonds de vall&eacute;es de moyenne montagne; pr&eacute;dominent. Et, aigle le surplombant, c'est Rodez. On dit qu'un navigateur c&eacute;l&egrave;bre y a pouss&eacute; son premier cri, qu'en ses ruelles s'agrippant aux schistes noirs, il y a fait ses premiers pas, qu'un jour venu, faisant ses &eacute;tudes en l'abbaye de Saint Michel de Cuix&agrave;, il y a pris, dans les pas des Borgia, la route de G&egrave;nes et, qu'un jour suivant, instruit des connaissances en navigation de l'un de ses compatriotes, proche voisin en r&eacute;sidence &agrave; Cosprons, en des temps anciens un hameau de Cotlliure, un Jean Cabot qu'anglicans voudraient n&eacute; en Italie, avant lui, s'&eacute;tant embarqu&eacute;, un matin d'Avril, pour des terres lointaines, et des cartes Piris Reis muni, sous la banni&egrave;re hispano-catholique, les Grandes Am&eacute;riques, il a red&eacute;couvert. Il s'appelait Cristobal Colon.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/Iy_lJIwKW51bM_y4TydXFjv5Mp0.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/Iy_lJIwKW51bM_y4TydXFjv5Mp0@640x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais Rodez, aujourd'hui, n'est qu'un village en sursis, le premier de tous les villages du Riberal &agrave; subir, frontalement, l'onde de choc. D'&eacute;minents scientifiques, &agrave; solde des politiques d&eacute;partementaux, face &agrave; lui, ont os&eacute; permettre la construction d'un barrage qui, g&eacute;ologiquement, est une aberration, le tablier de b&eacute;ton s'&eacute;rigeant fi&egrave;rement, outrageant, &agrave; la verticale d'une fosse tectonique active, la faille dextrogyre de la T&ecirc;t, faille, elle-m&ecirc;me z&eacute;br&eacute;e, en diagonale, par la non moins active faille de Mantet L'id&eacute;e de la retenue de Vin&ccedil;a &eacute;tait louable car destin&eacute;e &agrave; favoriser l'irrigation, la r&eacute;gulation des crues automnales ou printani&egrave;res, et la constitution d'une r&eacute;serve d'eau potable, mais folle en sa conception.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/iLmpwclhFsc-nDfSW2R3QMiX-ak.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/iLmpwclhFsc-nDfSW2R3QMiX-ak@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ne s'&eacute;tait-on pas rappel&eacute;, les ing&eacute;nieurs et les architectes n'auraient-ils pas compuls&eacute; les annales sismiques, le m&eacute;morable tremblement de terre de l'an 1428, avec son &eacute;picentre d&eacute;termin&eacute; sur Campredon-Olot, si destructeur, rayant de la carte de nombreuses communaut&eacute;s villageoises des Comtats et de Catalogne, et, un s&eacute;isme d'ampleur r&eacute;gionale, si d&eacute;vastateur ? Qu'en serait-il si de nouvelles secousses, d'intensit&eacute; &eacute;gale, se produisaient, ce qui n'est pas chose improbable, les Pyr&eacute;n&eacute;es se situant &agrave; la conjoncture de deux plaques tectoniques, la plaque lusitano-hispano-aquitano-proven&ccedil;alo-italo-maghr&eacute;bine et la plaque eurasienne, en opposition ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">La Science &agrave; ses lois, l'Homme des devoirs mais la Terre, elle, &agrave; ses droits ! Pour s'en d&eacute;fendre, les concepteurs, feignant d'ignorer la v&eacute;rit&eacute;, tireront, &agrave; eux, les paravents. Il sera, alors trop tard, la mort aveugle aura frapp&eacute; des innocents lamentablement tromp&eacute;s et abus&eacute;s, des innocents fauch&eacute;s, sans r&eacute;mission, dans leur<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>esp&eacute;rance de vie, des innocents qui ne pourront plus rien dire, n'&eacute;tant plus. Mais..., et il ne faut surtout pas l'&eacute;bruiter, aucune &eacute;tude g&eacute;ologique n'avait &eacute;t&eacute; diligent&eacute;e.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/WvjAEkO52owt0G-WiqeTk1IWWAA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/WvjAEkO52owt0G-WiqeTk1IWWAA@640x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Troublant sa qui&eacute;tude et sa douce somnolence, l'ayant abord&eacute; par surprise, mais aurais-je d&ucirc; le pr&eacute;venir de mon passage, j'investis, sans autre forme de proc&egrave;s que d'en effectuer sa travers&eacute;e rectiligne, Marquixanes. Ramass&eacute; sur la griffe pentue la plus septentrionale du massif canigonencq, c'est un castrum flanqu&eacute; d'un barri d'avall, - <em>un quartier construit en dehors des remparts en aval du bourg</em> -, un bourg fortifi&eacute;. Ses remparts, admirablement conserv&eacute;s, portent les marques ind&eacute;l&eacute;biles du monde f&eacute;odal. Seule, une aile du ch&acirc;teau seigneurial, non encore urbanis&eacute;e, est en &eacute;tat de ruines. L'agglom&eacute;ration se resserre, dans un d&eacute;ambule de rues &eacute;troites, autour de son &eacute;glise Sainte Eulalie au clocher couronn&eacute; d'harmoniques tourelles d&eacute;coratives, pr&eacute;sentant l'un des plus beaux, s'il n'est le plus beau, ensembles de retables du XVII&deg; et XVIII&deg; si&egrave;cles du d&eacute;partement des Pyr&eacute;n&eacute;es Orientales. Et, lui faisant de trois quart face, &agrave; tramontane, harponn&eacute; &agrave; un versant rocheux, le village d'Eus, dans la grandiloquence d'un d&eacute;cor aride et &acirc;pre, exponentiellement de type m&eacute;diterran&eacute;en, offre, aux regards &eacute;merveill&eacute;s, une vue de carte postale.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/qHrVPvJTHGw5ms81lkt-_hT_NMQ.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/qHrVPvJTHGw5ms81lkt-_hT_NMQ@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le village est &eacute;tag&eacute;, &agrave; flanc d'un &eacute;peron granitique, et les maisons d&eacute;valent de la soulane entre des rocs de granits, gen&ecirc;ts &agrave; balais, cistes et agaves. Et, se dressant, imp&eacute;rieuse, l'&eacute;glise, vaisseau monumental, v&eacute;ritable cath&eacute;drale en r&eacute;duction, veille sur la communaut&eacute; &agrave; demi endormie, sous un soleil frappant de mille feux, et sur la petite chapelle romane, Saint julien, nich&eacute;e au fond de la vall&eacute;e, gardienne mill&eacute;naire du minuscule cimeti&egrave;re y attenant.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Les plus courageux y porteront leurs pas, s'&eacute;chinant &agrave; gravir les raidillons et, parvenus au point sommital, ils d&eacute;ambuleront, &agrave; travers les ruines d'une cit&eacute; m&eacute;di&eacute;vale, admirant, par les br&egrave;ches ajourant les murailles, les d&eacute;licates &eacute;chapp&eacute;es sur le placide et imposant Canigou, des ans , le berger, et sur la plaine effil&eacute;e, du Bas-Conflent, brod&eacute;e de vergers. Les accrocs de l'automobile , les partisans du moindre effort, eux, se pourfendront, avec la volont&eacute; opini&acirc;tre de garer leur carrosse adul&eacute;, au plus pr&egrave;s du monument cultuel. Mais, s'il leur prend l'inconsciente folie de s'aventurer, ne serait-ce m&ecirc;me que quelques enjamb&eacute;es, dans les d&eacute;dales des ruelles sillonnant le<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>village, peine leur sera, alors, de les remonter. Ils se sentiront trahis, tromp&eacute;s et abus&eacute;s, tant bien plus ils pesteront, argumentant, mis&eacute;rables accusations, contre l'intol&eacute;rance des lieux.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/gv8Vobw9FsQt1_YePXyClCzlVB8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/gv8Vobw9FsQt1_YePXyClCzlVB8@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pass&eacute; Prades, d&eacute;j&agrave; se profile, &agrave; l'horizon, la masse rousse et trapue de Fort Lib&eacute;ria, v&eacute;ritable cerb&egrave;re plant&eacute; en surplomb du confluent<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>de la T&ecirc;t et du Cady. Nostalgique d'un pass&eacute; r&eacute;volu, depuis 1920 exsangue de toute garnison, il veille, imperturbable, sur une voie de passage oblig&eacute; mais, les seules invasions, se d&eacute;versant, &agrave; flots r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, sur la Province de Roussillon, ne sont qu'&eacute;pisodiques, saisonni&egrave;res, ru&eacute;es hivernales, destination l'or blanc de Cerdagne et de Capcir, transhumance estivale, direction le Pas de la Case, provisions de cigarettes et d'alcools, ou qu&ecirc;te d'une hypoth&eacute;tique fra&icirc;cheur.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/oPk45QVow6S2e4h373kOD6JWKMo.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/oPk45QVow6S2e4h373kOD6JWKMo@640x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ce ne sont plus des convois militaires qui vrombissent, qui labourent l'asphalte, mais des cohortes de voitures, de camions et d'autocars qui montent &agrave; l'assaut des hautes terres, d&egrave;s le vendredi, &agrave; la sortie des bureaux, et le dimanche soir, tous feux de croisement allum&eacute;s, pare-chocs contre pare-chocs r&eacute;int&eacute;grant leurs quartiers de semaine ou sur-peuplant les plages de la C&ocirc;te Radieuse. En ses murs, r&ocirc;dent encore les fant&ocirc;mes des femmes, complices de la Brinvilliers, inculp&eacute;es dans l'Affaire des Poisons, dans une ge&ocirc;le humide et insalubre, y furent incarc&eacute;r&eacute;es. Des huit qu'elles &eacute;taient, en 1689, elles ne restent que deux en 1706, l'une, la Guesdon, mourut en 1717, l'autre, la Chapelin, rendit l'&acirc;me en 1724, apr&egrave;s quarante ann&eacute;e de d&eacute;tention.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/XIMG6f-o0S1ANhJzrucnh4AQrh4.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/XIMG6f-o0S1ANhJzrucnh4AQrh4@480x640.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Cette forteresse domine, au Nord, Villefranche de Conflent. Adapt&eacute;e au relief montagneux et comportant trois paliers, elle fut construite, sous Vauban, en 1681. On y acc&egrave;de, depuis la ville, par un escalier souterrain, d'un millier de marches environ, et l'emprunter appert, alliant audace et hardiesse, d'un engagement commando d&eacute;raisonnable dans une exp&eacute;dition satisfactoire, les plus sages se satisfaisant d'une mont&eacute;e, les orteils en &eacute;ventail, par le truchement d'un service-navette astucieusement instaur&eacute;. Son enceinte, n'ayant jamais subi d'assaut, est intacte et une somptueuse balustrade, en fer forg&eacute;, toute d'&eacute;clat et de beaut&eacute;, accompagne le chemin de ronde.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En m&eacute;moire &agrave; une antique &eacute;glise pr&eacute;-romane, Saint Est&egrave;ve de Campelles, dont il ne subsiste que ruines tout au sommet de la<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>montagne adjacente, le fort est dot&eacute; d'une chapelle, frustre comme tout espace cultuel incis dans une place militaire, au d&eacute;cor sobre et au mobilier modeste, d&eacute;di&eacute;e &agrave; Saint &Eacute;tienne. Le visiteur peut y admirer une statue rustique du XV&deg; si&egrave;cle, en bois dor&eacute;, de son Saint Patron lequel porte, sur sa t&ecirc;te, les pierres de sa lapidation, un missel avec une belle reliure en peau, &agrave; fermaux de cuivre, imprim&eacute; en 1799 &agrave; Madrid, et un petit Christ en&nbsp; &eacute;tain, sur croix de bois, du XVII&deg; si&egrave;cle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/iAY_s6nNfA7CSD9vAsEEns55pC8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/iAY_s6nNfA7CSD9vAsEEns55pC8@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Derri&egrave;re moi, s'inscrivant dans le cadre du r&eacute;troviseur, tout au fond, au-dessus des terres, dans le lointain inaccessible, point ixe sur l'espace intersid&eacute;ral, le disque solaire, drap&eacute; de sa toge rougeoyante,<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>s'arrache aux flots dolents de la Mer M&eacute;diterran&eacute;e. Bien que ce ne soit point Sodome ni Gomorrhe, cit&eacute;s maudites, par la transgression de ses &acirc;mes, je n'aurai pas la tentation qui poussa la femme de Lot, fuyant la fureur atomique, de regarder derri&egrave;re elle, de derri&egrave;re son &eacute;poux.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pourtant des avertissements lui avaient &eacute;t&eacute; dispens&eacute;s, et la sentence de mort prescrite, par les hommes avis&eacute;s et sages. Rien n'y avait fait, elle s'&eacute;tait prise de d&eacute;sob&eacute;issance. La sanction tomba, irr&eacute;missible. Aussi, je ne serai pas transform&eacute; en statue de sel.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/7985MGtT-ROxedYY0j9g51uRvko.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/7985MGtT-ROxedYY0j9g51uRvko@640x480.jpg" alt="Quand l'&eacute;rotisme..."/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le ciel l&egrave;ve son voile de semi-obscurit&eacute; et des nuages, effiloch&eacute;s, par&eacute;s d'oranger, sont suspendus &agrave; la vo&ucirc;te c&eacute;leste. La nature, engourdie par les derniers frimas de l'hiver, berc&eacute;e par une brise printani&egrave;re, s'&eacute;veille, frissonnante. Le jour naissant, arrivant sur Villefranche, c'est l'heure choisie, n'ayant pas de temps compt&eacute;, pas de travail &agrave; rendre, pour m'accorder quelques moments de pause. Une tasse de caf&eacute; et des croissants seront les bienvenus d'autant qu'un limonadier, pass&eacute;e la Porte de France, installe des tables, des chaises et des parasols, en terrasse.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">La vie ne vaut-elle pas d'&ecirc;tre v&eacute;cue &agrave; pas mesur&eacute;s ? Le temps, lui n'est pas press&eacute;, seul, l'homme l'est. Et notre existence est si courte... !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pourquoi ne laisserions-nous pas le temps au temps latent, le temps suspendu n'ayant ni ma&icirc;tre ni servitude, ni pouvoir ni devoirs, le temps porteur d'esp&eacute;rance pour les &ecirc;tres qui savent attendre, venant &agrave; son temps ? Qu'y gagnerons-nous, de plus, notre chandelle se consumant trop vite sur le fronton de notre demain, &agrave; pr&eacute;cipiter les<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>choses, &agrave; provoquer l'impossible, &agrave; nous pervertir, vouant religion &agrave; l'argent et au profit ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Nous ne sommes que des &acirc;mes mortelles, saucissonn&eacute;es dans des enveloppes charnelles, sans avenir de r&eacute;surrection, d'&Egrave;ve premi&egrave;re femme, notre seul h&eacute;ritage. Et, bient&ocirc;t, &agrave; l'&eacute;tat de cadavre, la putr&eacute;faction engag&eacute;e, nous abandonnerons tout, sur terre, que nous soyons riche ou pauvre, intelligent ou analphab&egrave;te, tout revenant &agrave; la gl&egrave;be dans laquelle notre corps, au matin de notre premier cri, nous avons &eacute;t&eacute; model&eacute;s &agrave; l'image, &agrave; la ressemblance, tout en lui conforme, d'un &Acirc;tre &Eacute;lectro-Spirituel Supr&ecirc;me, Source de Toutes Choses, l'&Eacute;ternel Omnipotent, Omniscient, Omnipr&eacute;sent dans la r&eacute;alisation de nos actes et de nos &oelig;uvres vertueux mais absents de nos coupables transgressions.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Tout &agrave; l'heure, l'esprit repos&eacute;, les id&eacute;es claires, je reprendrai la route. Je suivrai le serpent d'asphalte et je me hisserai vers la Cerdagne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je suis &agrave; Villefranche de Conflent et je go&ucirc;te &agrave; la qui&eacute;tude d'un lieu charg&eacute; d'histoire, v&eacute;ritable mus&eacute;e patrimonial gardant, jalousement, en ses murs, un condens&eacute; de l'Histoire des Comtats.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'est le 9 Avril 1092 que Guillem Ramon, dixi&egrave;me comte de Cerdagne, a octroy&eacute;, &agrave; un site o&ugrave; il ne r&eacute;sidait que cinq habitants, la Charte de Fondation de Ville Franche, probablement pour barrer l'acc&egrave;s des hautes et riches terres cerdanes, aux invasions Maures toujours redout&eacute;es, ou pour grouper, en un seul lieu proche de la r&eacute;sidence comtale de Cornell&agrave;, les services administratifs, cette nouvelle ville supplantant Joch, devant le si&egrave;ge de la Vicomt&eacute; de Conflent.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Aux habitants de la communaut&eacute;, pr&eacute;sents et futurs, il &eacute;tait accord&eacute; l'exemption des servitudes. De plus, l'&eacute;tablissement d'un march&eacute;, la foire de la Saint Luc se perp&eacute;tuant depuis 1303, t&eacute;moignage de l'activit&eacute; &eacute;conomique de la ville, tr&egrave;s importante et florissante, teinturerie et commerce de draps, entre autres, au Moyen-&Acirc;ge, devait faire, de cette capitale, le seul centre commercial de la r&eacute;gion.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Les premi&egrave;res constructions qui furent &eacute;rig&eacute;es sur la Ville Franche, de toute &eacute;vidence, furent celles de l'enceinte et de l'&eacute;glise, deux conditions sine qua-non, conf&eacute;r&eacute;es &agrave; la cit&eacute; f&eacute;odale: D'une part, et par sa position g&eacute;ographique exceptionnelle, elle se devait de poss&eacute;der une ligne de remparts invuln&eacute;rables, se voulant &ecirc;tre &laquo;&nbsp;<em>caput i clavis</em>&nbsp;&raquo;, la t&ecirc;te et la clef du Conflent; d'autre part, il ne pouvait pas exister de communaut&eacute;s d'&acirc;mes, cela aurait &eacute;t&eacute; parjure, sans lieu de culte chr&eacute;tien, le catholicisme &eacute;tant la religion oblig&eacute;e, une religion d'&Eacute;tat asservissant les hommes car ceux qui ne se pliaient pas aux commandements des pr&eacute;lats en subissaient sentence, rejet&eacute;s et trait&eacute;s en parias pour les uns, et, alors soumis aux pr&eacute;judices et aux exactions, excommuni&eacute;s pour les autres, toutes peines capitales, et pire, encore.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">N'avait-il pas &eacute;t&eacute; d&eacute;cr&eacute;t&eacute;, par un ordre royal, &laquo;&nbsp;<em>La Croisade des Albigeois</em>&nbsp;&raquo; &agrave; l'encontre des Cathares; &laquo;&nbsp;<em>l'Extermination des H&eacute;r&eacute;tiques</em>&nbsp;&raquo; Vaudois et Hussites; &laquo;&nbsp;<em>les Guerres de Religion</em>&nbsp;&raquo;, avec, pour ennemis, les Protestants; &laquo;&nbsp;<em>l'Inquisition</em>&nbsp;&raquo;; &laquo;&nbsp;<em>le Massacre de la Saint Barth&eacute;lemy</em>&nbsp;&raquo;; etc... ? Et, en nos temps modernes, au XXI&deg; si&egrave;cle, tous les peuples s'avouant polic&eacute;s, l'Islam ne pr&ocirc;ne-t-il pas, par la parole de ses Int&eacute;gristes, faux proph&egrave;tes, faux th&eacute;ologiens et faux pr&eacute;dicateurs, armant la jeunesse cr&eacute;dule, formant des terroristes, leur promettant le Paradis , &laquo;&nbsp;l<em>a Guerre Sainte ?</em>...&nbsp;&raquo; Et, durant tout le Moyen-&Acirc;ge, l'&Eacute;glise Romaine, cl&eacute; de vo&ucirc;te de la soci&eacute;t&eacute; m&eacute;di&eacute;vale, &eacute;tait une institution incontournable.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Bien qu'il exist&acirc;t des Rois et une noblesse seigneuriale, l'ampleur et le poids de son emprise id&eacute;ologique, morale, temporelle et autoritaire faisait qu'elle d&eacute;tenait tous les pouvoirs et toutes les richesses car elle &eacute;tait, l'&eacute;tant toujours, tout comme le sont les autres associations cultuelles, monoth&eacute;istes ou polyth&eacute;istes, ses cons&oelig;urs, l'&eacute;glise des hommes et non celle de Dieu, de l'Intelligence et de la Sagesse. J'ai occult&eacute;, volontairement, la visite de Villefranche. Il y a temps &agrave; dire, tant &agrave; &eacute;crire, tant de documents &agrave; compulser, &agrave; d&eacute;crypter et &agrave; transcrire, tant de maisons &agrave; visiter, tant de sites aux entours &agrave; prospecter, &agrave; fouiller et &agrave; cadastrer, et tant de cavernes et de grottes &agrave; explorer, que quelques minutes de repos ne peuvent pas suffire, pour tout voir, des jours, des semaines &eacute;tant n&eacute;cessaires pour n'y rien oublier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ne dit-on pas que la cit&eacute; m&eacute;di&eacute;vale, capitale historique du Conflent, bastionn&eacute;e par Vauban, au XVIII&deg; si&egrave;cle, ayant subi des am&eacute;nagements et des remaniements architecturaux civils, religieux<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>et militaires jusque sous Napol&eacute;on III, par excellence, est une ville-mus&eacute;e, toute de marbre rose et blanc, noirci par l'humidit&eacute; ou bien dor&eacute; par le soleil, b&acirc;tie ? Il n'y a pas un seul &eacute;difice, hors de son faubourg, qui ne puisse pr&eacute;senter, ext&eacute;rieurement comme int&eacute;rieurement, une fa&ccedil;ade, un m&acirc;chicoulis, une porte, une fen&ecirc;tre, une cave, un escalier ou m&ecirc;me un &eacute;vier poss&eacute;dant quelque int&eacute;r&ecirc;t patrimonial, quand ce n'est pas la b&acirc;tisse elle-m&ecirc;me.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je me suis seulement satisfait de faire quelques pas dans la rue Saint Jean. Cette rue est p&eacute;rennis&eacute;e par une statue en bois, toute de douceur taill&eacute;e, de l'ap&ocirc;tre Jean, le Baptiste, dat&eacute;e du XIV&deg; si&egrave;cle. Le Saint est repr&eacute;sent&eacute;, en pied, tenant le calice qui devait l'empoisonner s'il n'y avait eu un miracle le sauvant d'une mort certaine. Et, quelques pas plus loin..., la maison des Llar. L&agrave;, c'est une autre histoire, toute diff&eacute;rente de celle que l'acad&eacute;micien Louis Bertrand, dans son roman, &laquo;&nbsp;<em>L'Infante</em>&nbsp;&raquo;, a consacr&eacute; &agrave; la conspiration ourdie, en l'an 1673, par les partisans du Roi d'Espagne, pour lib&eacute;rer le Roussillon tenu sous le joug du Royaume de France, un roman dans lequel l'auteur &agrave; voulu rendre In&egrave;s de Llar, son h&eacute;ro&iuml;ne, sympathique alors qu'elle s'&eacute;tait commise, par amour pour Monsieur de Parlan, commandant de la ville, en trahison envers sa famille et son pays.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">J'ai repris la route et je ne peux m'emp&ecirc;cher, quittant le d&eacute;fil&eacute; de Villefranche, de me rem&eacute;morer un extrait du rapport, r&eacute;dig&eacute; par Vauban, lors de sa tourn&eacute;e de 1679, concernant la cit&eacute; : &laquo;&nbsp;<em>Une petite villotte qui ne peut contenir quelques 120 feux, fort serr&eacute;e et environn&eacute;e de tr&egrave;s grandes montagnes, &agrave; demi escarp&eacute;es, qui la pressent si</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>pr&egrave;s que, de la plus &eacute;loign&eacute;e, l'on y pourrait jeter des pierres avec une fronde. Leur sommet est fort &eacute;lev&eacute; et leur ventre si gros que, du sommet, elles ne peuvent faire de mal &agrave; la place. Mais il y a plusieurs petites pointes et avanc&eacute;es de rochers, &agrave; mi-c&ocirc;t&eacute;, qui sont autant de logements &agrave; miquelets d'o&ugrave; l'on peut canarder &agrave; coups de fusil tout ce qui para&icirc;trait dans ses rues, de la sorte, il n'en faudrait pas davantage pour l'obliger &agrave; se rendre s'ils &eacute;taient bien occup&eacute;s, jamais place ne pouvant &ecirc;tre plus command&eacute;e qu'elle ne l'est, ni de plus d'endroits, ce qui n'est pas si incorrigible qu'on se le pourrait imaginer.</em>&nbsp;&raquo; Et tant bien m&ecirc;me un extrait des m&eacute;moires de Bussy- Rabutin, officier qui prit part au si&egrave;ge de la ville, l'an 1654 : &laquo;&nbsp;<em>La situation de Villefranche est si extraordinaire qu'il me para&icirc;t curieux de la d&eacute;crire. Ce sont deux rangs de maisons qui font une rue de trois cent pas de long. A droite et gauche, il y a deux montagnes, si pr&egrave;s l'une de l'autre, qu'il n'y a que la rivi&egrave;re de la T&ecirc;t qui passe comme un torrent, au pied de la muraille, d'un c&ocirc;t&eacute;; et de l'autre, il n'y a qu'un chemin &agrave; passer une petite charrette entre montagne et un foss&eacute; fort &eacute;troit. Ces deux montagnes ne sont que des rochers escarp&eacute;s et elles sont si hautes que l'on n'y peut voir, du bas, les hommes qui sont au-dessus</em>.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je suis entr&eacute; de plein pied dans le Haut Conflent. La vall&eacute;e se referme, en entonnoir, se resserrant entre les versants montagneux abrupts, offrant, aux regards &eacute;merveill&eacute;s, des paysages de caract&egrave;re. Les hameaux, aux toits d'ardoise et de schiste noir, s'&eacute;tagent en terrasses. La vigne, les oliviers et les agaves disparaissent. La route sinueuse, s'&eacute;tire, &agrave; flanc de rocher, en surplomb de la T&ecirc;t. Elle va, graduellement, s'&eacute;chinant de graus en graus, - <em>de degr&eacute;s en degr&eacute;s</em> -, de d&eacute;fil&eacute;s en d&eacute;fil&eacute;s, dans une v&eacute;g&eacute;tation arbustive de moins en moins dense, plus elle s'&eacute;l&egrave;ve, laissant apercevoir, sur le versant oppos&eacute;, le trac&eacute; de la voie ferr&eacute;e, &agrave; &eacute;cartement m&eacute;trique et &agrave; alimentation &eacute;lectrique par troisi&egrave;me rail, du Train Jaune, le petit canari, dot&eacute;, &agrave; la bonne saison, de voitures panoramiques, d&eacute;couvertes, couramment appel&eacute;es &laquo;&nbsp;<em>barques</em>&nbsp;&raquo; ou &laquo;<em>&nbsp;baignoires</em>&nbsp;&raquo;, originalit&eacute; de la ligne de Cerdagne reliant Villefranche de Conflent &agrave; la gare internationale de Latour-de-Carol- Enveitg, un p&eacute;riple de soixante trois kilom&egrave;tres effectu&eacute; en un temps record, pour le plaisir des yeux, de deux heures trente minutes, &agrave; une vitesse de s&eacute;nateur.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Cette ligne de chemin de fer est, &agrave; plus d'un titre, l'une des plus int&eacute;ressantes du r&eacute;seau ferroviaire fran&ccedil;ais, voire europ&eacute;en. Remontant la Vall&eacute;e de la T&ecirc;t, s'&eacute;levant, progressivement, malgr&eacute; de fortes rampes jalonnant son parcours, de fa&ccedil;on constante, entre de hauts sommets d&eacute;coup&eacute;s, par rapport au lit de la rivi&egrave;re qui devient de plus en plus &eacute;troit, une rivi&egrave;re qu'elle franchit, &agrave; diverses reprises, gr&acirc;ce &agrave; des ouvrages d'art uniques, en notre pays, notamment le Pont S&eacute;journ&eacute; et le Pont Gisclard. Elle d&eacute;bouche, au Col de la Perche, sur le panorama de la Cerdagne qui s'&eacute;largit &agrave; perte de vue.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et je vais, au rythme du Train Jaune, admirant un paysage &eacute;volutif, perp&eacute;tuellement renouvel&eacute;, qui se d&eacute;roule au gr&eacute; des m&eacute;andres du serpent asphalt&eacute;. Au passage, je salue Olette, un village rue dont les maisons &agrave; trois ou quatre &eacute;tages, adoss&eacute;es contre le rocher, ayant d&eacute;j&agrave; des toits d'ardoise, composent un site pittoresque et s&eacute;duisant.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Tout en contre bas, se dresse, tutoyant les vell&eacute;it&eacute;s du fleuve aux col&egrave;res brutales, fi&egrave;re et orgueilleuse, une gare dont le seul honneur qui lui soit rendu, elle qui, par la Convention des Bouillouses, de l'an 1883, devait &ecirc;tre le terminus de la ligne venant de Perpignan mais, al&eacute;as du temps et de la politique, supplant&eacute;e par Villefranche de Conflent, est le fait de ne se pr&eacute;valoir que du titre de gare interm&eacute;diaire, une gloire fugace ne se calculant qu'en br&egrave;ves minutes, gu&egrave;re plus de cinq, le temps n&eacute;cessaire au croisement de deux rames.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Encore quelques hectom&egrave;tres..., les montagnes se resserrent comme les m&acirc;choires d'un &eacute;tau d&eacute;moniaque, et s'ouvre, brutalement, l'univers consensuel, cultuel et f&eacute;erique des l&eacute;gendes. La terre d&eacute;verse ses larmes chaudes et ses pleurs ininterrompus d'eaux sulfureuses.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Majestueux, monumental arc de triomphe de la Vall&eacute;e d'Engara, se pr&eacute;sente le d&eacute;fil&eacute; des Graus. La route nationale n'a pas franchi, sans quelques difficult&eacute;s, ce fantastique goulet. Les services de l'&eacute;quipement se refusant &agrave; emprunter l'antique voie pierr&eacute;e qui s'&eacute;levait, passant au-dessus de Canaveilles, et redescendant, ensuite, dans la vall&eacute;e, par des gradins formant un esp&egrave;ce d'escalier, en zig-zag, perc&egrave;rent un tunnel, le seul existant sur cet axe routier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si l'on poss&egrave;de une &acirc;me port&eacute;e sur l'histoire, ou berc&eacute;e par les effluves de la religion, ou une &acirc;me gourmande de r&eacute;miniscences du pass&eacute;, alors, apr&egrave;s avoir gar&eacute; la voiture, &agrave; la sortie du virage, quelques m&egrave;tres en avant de l'ouvrage d'art, sur un terre plein, il suffit de faire quelques pas de par le chemin qui d&eacute;vale l'a-pic. On aper&ccedil;oit, dans les tr&eacute;fonds des entrailles schisteuses, blotti entre deux murailles abruptes, les constructions de l'ancien &eacute;tablissement thermal des &laquo;&nbsp;<em>Graus de Canaveilles</em>&nbsp;&raquo; que l'on surplombe de fa&ccedil;on impressionnante. Autrefois sa renomm&eacute;e &eacute;tait si pris&eacute;e, fr&eacute;quent&eacute; pour les qualit&eacute;s exceptionnelles de ses eaux, cet &eacute;tablissement &eacute;tait, il y a quelques ann&eacute;es encore, un relais gastronomique fort couru par les fins gourmets.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'&eacute;tait dans ce d&eacute;fil&eacute; qu'&eacute;tait construite l'abbaye de Sant Andreu d'Eixalada qui, fond&eacute;e en l'an 840, sous Charles II le Chauve, fut d&eacute;truite, en l'an 878, par une terrible inondation. Les eaux de la T&ecirc;t, dans ce couloir extr&ecirc;me, s'&eacute;lev&egrave;rent &agrave; des hauteurs prodigieuses, une crue s&eacute;culaire dont la rivi&egrave;re sait souvent se pr&eacute;valoir, la derni&egrave;re, &laquo;&nbsp;<em>l'Aiguat de 1940</em>&nbsp;&raquo;, restant toujours dans la m&eacute;moire vivante des roussillonnais.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ces inondations p&eacute;riodiques, une par si&egrave;cle, peuvent devenir catastrophiques et meurtri&egrave;res lorsque s'y m&ecirc;lent des pouss&eacute;es d'eaux et de gaz sulfureux, venues des profondeurs de l'&eacute;corce terrestre, r&eacute;surgeant par le treillis t&eacute;nu des failles g&eacute;ologiques, des failles z&eacute;brant, de toutes parts, les terres conflentoises, - <em>Mantet, Llech, Taurinya</em>... -. C'est ce qui s'est produit en Octobre 1940 et, tr&egrave;s probablement, en Octobre 878. Un v&eacute;ritable fleuve thermal alimente 20 sources principales &agrave; Am&eacute;lie les Bains, 2 &agrave; la Preste, 12 &agrave; Molitg les Bains, 12 principales &agrave; Vernet les Bains, 42 &agrave; Thu&eacute;s les Bains, 10 &agrave; Canaveilles, 10 aux Escaldes, celles de la Fou, en Fenouill&egrave;des, de Carcani&egrave;res, d'Escouloubre, d'Usson et de Rennes le Bains, de Saint Thomas et de Nossa, sans compter les source de Nyers, d'Entrevalls, de Prats Balaguer, d'Aiguat&eacute;bia, de Llo, d'Estavar, de Llivia et de Dorres, et de R&eacute;al en Capcir, et autres, non recens&eacute;es, qui coulent dans la nature sans &ecirc;tre exploit&eacute;es.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ce qui repr&eacute;sente, pour les seules stations d'Am&eacute;lie les Bains, de la Preste, de Vernet les Bains, de Molitg les Bains, de Thu&eacute;s les Bains et des Escaldes, un d&eacute;bit journalier de pr&egrave;s de 70.000 hectolitres/jour.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En 878, tout fut emport&eacute; et, du monast&egrave;re, il ne resta que quelques pans de murs qui s'&eacute;croul&egrave;rent et disparurent, &agrave; tel point qu'il est difficile de savoir exactement o&ugrave; &eacute;tait b&acirc;tie la mythique abbaye reconstruite, par le moines survivants, &agrave; Saint Michel de Cuix&agrave;, dans les hauts de Codalet, d&egrave;s le X&deg; si&egrave;cle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comme un g&eacute;ant sorti de l'ombre, se dresse, devant moi, l'architecture rac&eacute;e du Pont S&eacute;journ&eacute;, un viaduc &eacute;l&eacute;gant et robuste, - <em>d&eacute;di&eacute; &agrave; son concepteur</em> -, &agrave; cheval sur une seule arche tel un portail de cath&eacute;drale, plus majestueux qu'un arc de triomphe. Il est, plus que tous les autres ouvrages d'art agr&eacute;mentant la ligne de Cerdagne, le symbole de l'axe ferroviaire reliant Villefranche de Conflent &agrave; Latour de Carol-Enveitg, sans doute par le fait de son emplacement unique dans un site grandiose, une perle nich&eacute;e au pieds de colosses impassibles, aux patronymes mythologiques, - <em>Els Gigants, L'Infern, Las Estelles, etc...</em> -, des pics dress&eacute;s vers les limbes c&eacute;lestes, charg&eacute;s de l&eacute;gendes, de mysticisme et de religiosit&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'est un pont &agrave; deux &eacute;tages, tout en pierre de taille, le premier enjambant le lit de la T&ecirc;t, en la partie la plus profonde et la plus &eacute;troite du d&eacute;fil&eacute;, le deuxi&egrave;me assurant le franchissement de la vall&eacute;e. Si l'&oelig;il &eacute;merveill&eacute; du promeneur, du photographe ou de l'autochtone &agrave; la chance insigne d'y voir circuler une rame du Train Jaune s'&eacute;reintant sur une rampe &agrave; pourcentage constant, le spectacle, sujet enchanteur du cartophile, est particuli&egrave;rement pittoresque. L'ouvrage d'art constitue un ensemble original et s&eacute;duisant de par sa conception, d'un style nouveau aux pr&eacute;mices du XX&deg; si&egrave;cle, date de sa construction, alliant, dans un &eacute;lanc&eacute; a&eacute;rien que chacun se plaira &agrave; appr&eacute;cier, robustesse et &eacute;quilibre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">D&eacute;j&agrave; s'efface, &agrave; mon regard, l'enfilade des arcs plein cintre du deuxi&egrave;me niveau du viaduc pos&eacute;s sur la clef de vo&ucirc;te ogivale de la partie inf&eacute;rieure de l'ouvrage et s'annonce, d&eacute;valant de la pente rocheuse, le village de Fontp&eacute;drouse, d'auguste m&eacute;moire, par la folie d'une m&egrave;re rong&eacute;e par la jalousie, refusant &agrave; son fils le droit, humainement respectable, d'entretenir toute relation avec une femme, son fils se devant de s'occuper d'elle, de sa personne, et uniquement d'elle et de sa personne, en toute exclusivit&eacute; et sans autre tiers.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Entre les 9 et 13 Juin, l'an 2000, j'avais flirtait avec la mort, une implacable amante qui, heureusement, n'avait pas voulu de mon &acirc;me.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Aussi passerai-je, sans mot dire, le c&oelig;ur serr&eacute;, l'esprit en peine, les pens&eacute;es vagabondes. L&agrave;, en contre bas de la route nationale, il est une maison aux volets bleus.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle y vit... ! Y demeure-t-elle seule... ? Aurait-elle rencontr&eacute; un nouveau compagnon... ? Entre elle et moi, l'amour nous unissait, du moins c'&eacute;tait ce que je croyais ! Nous vivions heureux, du moins j'y vivais heureux ! Une m&egrave;re, veuve, la mienne, s'en est m&ecirc;l&eacute; pour notre d&eacute;cadence maritale, surtout pour ma propre d&eacute;cadence... Et, ses nerfs craquant, Mich&egrave;le avait disjonct&eacute;. Je dois avouer que d'autres qu'Elle, m&ecirc;me plus aguerries, dans des conditions similaires, auraient craqu&eacute;, tout autant, en se trouvant oppos&eacute;es, &agrave; un &eacute;nergum&egrave;ne insane tel que ma g&eacute;nitrice pouvait l'&ecirc;tre, l'&eacute;tant toujours, rien dans ses actes, ses agissements, son comportement, ses paroles et toutes autres choses semblables ne s'am&eacute;liorant, la peur de se retrouver seule, la mort de mon p&egrave;re ayant, plus encore, fait empirer son caract&egrave;re, la rendant plus acari&acirc;tre et plus possessive.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mich&egrave;le, Elle, pouvait se montrer agr&eacute;able, attentionn&eacute;e,<em> </em>proche, rien n'avait heur de plaire, de satisfaire, d'&ecirc;tre gr&eacute; et d'arrondir les angles, l'esprit de destruction syst&eacute;matique et la jalousie animant l'&eacute;tat conscient de la femme qui m'avait port&eacute; en elle, qui m'avait donn&eacute; jour et vie et qui m'avait &eacute;lev&eacute;, comme elle dit, le r&eacute;p&eacute;tant sans cesse, vrai leitmotiv, au prix de son sang. Il suffisait que Mich&egrave;le l'appela, au t&eacute;l&eacute;phone, pour lui dispenser de nos nouvelles, pour que le moulin &agrave; paroles venimeuses s'&eacute;branla, toutes animosit&eacute;s latentes se d&eacute;versant, &agrave; flots r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, tendus et in&eacute;narrables. Apr&egrave;s, les pales, emport&eacute;es par les vents violents de l'inanit&eacute;, de la perfidie et de la m&eacute;chancet&eacute;, se lan&ccedil;aient dans une ronde infernale et inane, les insultes fusaient, les vilenies coulaient &agrave; torrents, les m&eacute;disances roulaient leurs ressacs: &laquo;&nbsp;<em>Mich&egrave;le, Elle, &eacute;tait une femme de petite vertu, une train&eacute;e, une fille de joie, qui ne pouvait pas marcher &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s, et ne s'y montrer, &agrave; la vue de tous, que par les moteurs de l'int&eacute;r&ecirc;t et de l'argent. Moi, j'avais des ma&icirc;tresses &agrave; chaque station et, si je m'absentais, ce n'&eacute;tait que pour aller les retrouver..., et mille autres choses semblables.</em>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">De jour en jour, notre amour s'&eacute;tiola. Mich&egrave;le, Elle, devenait de plus en plus ind&eacute;licate, acide, froide, s'&eacute;loignant de pas en pas. Mais jamais elle ne me disait que ma m&egrave;re...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que s'&eacute;tait-il pass&eacute; le 9 Juin 2000 ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Saurai-je quelque fois la v&eacute;rit&eacute;, si la chance m'en sourit, ma g&eacute;nitrice n'ayant jamais rien dit, jamais rien fait, seuls les autres &eacute;tant coupables, tout particuli&egrave;rement moi qui multiplie les transgressions, qui accumule les erreurs et les malveillances, qui se compla&icirc;t dans les mensonges et qui ne peut s'entendre avec personne, d'autant plus avec les femmes, mon caract&egrave;re de chien les refoulant ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ce 9 Juin, en fin de soir&eacute;e, &eacute;tant descendu au jardin, j'avais re&ccedil;u, ass&eacute;n&eacute; dans mon dos, un violent coup sur la t&ecirc;te. Je n'avais repris mes esprits, &eacute;tendu dans un recoin d'un petit r&eacute;duit, au-dessus des clapiers &agrave; lapins d&eacute;saffect&eacute;s, que cinq jours plus tard, dans un &eacute;tat lamentable.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comment s'&eacute;tait, en ces circonstances, comport&eacute; ma m&egrave;re ? Je l'ignorerai toujours, niant l'&eacute;vidence mais, au fond de moi, j'en ai certitude, ne pouvant en apporter la preuve formelle, qu'elle en supporte l'enveloppe charnelle qui nous fait corps.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je tire ma route, n'osant pas regarder les maisons qui d&eacute;filent, ni les gens qui marchent, laissant derri&egrave;re moi, noy&eacute;e dans les effluves du quotidien, une tranche de mon pass&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si j'avais une m&egrave;re comme les autres m&egrave;res, heureuse de voir son fils heureux ! Que nenni... ! Elle seule compte et je dois lui &ecirc;tre attach&eacute;, si elle osait, &agrave; longueur de jour et de nuit. Qu'en a-t-elle de plus ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle est all&eacute;e si loin dans l'abjection qu'elle m'a &agrave; demi perdu. Et comme elle m'a rev&ecirc;tu d'une r&eacute;putation peu reluisante et peu am&egrave;ne dans mon propre village de r&eacute;sidence, &agrave; en &ecirc;tre honteux de croiser les gens, de discuter avec eux, je passe la voir, prenant de ses nouvelles, ex&eacute;cutant de menus travaux, et toutes autres choses anodines, je suis quand m&ecirc;me son fils, sa fille ne s'y int&eacute;ressant que les jours o&ugrave; elle en a besoin, - <em>couture, tricot et autres... </em>-, le reste du temps se satisfaisant, &agrave; &eacute;pisodes et suivant son humeur, &agrave; quelques appels t&eacute;l&eacute;phoniques, la mani&egrave;re de dire: &laquo;<em>&nbsp;Je suis l&agrave; et si tu n'as pas n&eacute;cessit&eacute;, je m'en porte mieux....&nbsp;</em>&raquo; et de persister &laquo;&nbsp;<em>de casser du sucre</em>&nbsp;&raquo; sur le dos de son fr&egrave;re..., il est vrai, un certain acte de succession refus&eacute;, et, - <em>pour cause, outre des complaisances pass&eacute;es avec le notaire d&eacute;valuant la part de ses biens, elle demandait 80.000 francs de soulte </em>-, lui restant, ayant voulu escroquer son propre fr&egrave;re qui ne s'&eacute;tait pas laiss&eacute; prendre &agrave; ses men&eacute;es chafouines, coinc&eacute; en &laquo;<em>&nbsp;travers de la gorge</em>.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Depuis, je me suis retir&eacute; dans la nature, le calme, la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et la tranquillit&eacute; d'esprit accompagnant mes pas, ayant sommairement am&eacute;nag&eacute; une cabane de jardin, mon palais des Mille et une Nuits, ma demeure, mon bureau, mon toit et mon th&eacute;ba&iuml;de. Plaisantant, je la consid&egrave;re comme un trou &agrave; rats. En r&eacute;alit&eacute;, elle en poss&egrave;de toutes les apparences, sans eau, sans &eacute;lectricit&eacute;, sans appareil de chauffage ni de gazini&egrave;re, les ouvertures obstru&eacute;es par des planches, des bougies pour m'&eacute;clairer, un sommier pos&eacute; au milieu de la pi&egrave;ce unique, un matelas et deux couvertures pour seul mobilier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le d&eacute;cor est sordide, abject, crasseux, d&eacute;go&ucirc;tant, &eacute;c&oelig;urant, glauque, hideux, ignoble, ignominieux, immonde, immoral, inf&acirc;me, infect, mis&eacute;reux, r&eacute;pugnant et sale, surtout les soirs d'orage ou de grands vents, avec les murs en parpaings non cr&eacute;pis, la toiture en &eacute;verite ondul&eacute;e et la porte bloqu&eacute;e par un madrier. Pourtant, malgr&eacute; l'ins&eacute;curit&eacute; r&eacute;gnant aux entours, je m'y sens &agrave; l'aise et j'y respire l'odeur de la libert&eacute; gagn&eacute;e.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais le d&eacute;cor est-il aussi r&eacute;ellement sordide que je voudrais le croire ? Ou ne serait-ce que mon interpr&eacute;tation personnelle ? Les visites s'y succ&egrave;dent, majoritairement des femmes, certaines de haute soci&eacute;t&eacute; qui, &agrave; ma grande surprise n'h&eacute;sitent pas &agrave; &agrave; revenir, non une mais plusieurs fois, certaines ne me quittant que le lendemain matin... repues de sexualit&eacute;. Des heures exquises, en leur compagnie, se sont ainsi d&eacute;roul&eacute;es dans les plus tendres intimit&eacute;s.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que le corps d'une avocate perpignanaise a pu &ecirc;tre affriolant, que sa bouche a &eacute;t&eacute; gourmande. Et soir apr&egrave;s soir, sa voiture gar&eacute;e devant mon cabanon... elle apparaissait dans toute sa lumi&egrave;re et sa splendeur, ne me quittant qu'au premier chant du coq. Tant bien plus, quelques fois, l'une de ses amies, m&eacute;decin g&eacute;n&eacute;raliste, n'h&eacute;sitait pas &agrave; l'accompagner... pour une soir&eacute;e en triolisme. Et que dire de cette adepte des &laquo;&nbsp;<em>T&eacute;moins de J&eacute;hovah</em>&nbsp;&raquo; qui n'a jamais h&eacute;sit&eacute;, trop go&ucirc;teuse de copulation, de fellations et de sodomie, &agrave; fouler, &agrave; ses pieds, les pr&eacute;ceptes &eacute;dict&eacute;s par sa secte... Et d'autres... toutes aussi fortun&eacute;es !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Sise &agrave; trois kilom&egrave;tres du village, je n'occupe ma cabane, tel un marginal, que la nuit et les jours de pluie, le reste du temps je vaque &agrave; mes activit&eacute;s arch&eacute;ologiques et sismo-vulcanologiques, parcourant la campagne sol&eacute;rienne et environnante &agrave; la recherche de vestiges, murs ruin&eacute;s, tessons, d&eacute;bris, r&eacute;bus de cuisson et toutes autres empreintes pr&eacute; et proto-historiques, antiques ou moyen&acirc;geuses ; historiques, portant mes pas sur la ville de Perpignan, ses deux d&eacute;p&ocirc;ts archives, d&eacute;partementaux et municipaux, me plongeant, m'immergeant m&ecirc;me, dans les registres anciens, en qu&ecirc;te de documents, de parchemins, d'actes notari&eacute;s, de chartes, de &laquo;&nbsp;<em>capbreus</em>&nbsp;&raquo;, <span style="font-style: normal;">plus commun&eacute;ment des terriers</span><em> </em>, ou toutes autres choses semblables, dignes d'un int&eacute;r&ecirc;t patrimonial attach&eacute;s aux travaux men&eacute;s sur les communes de Le Soler et d'Estavar, sur le site de la Tour Cerdane, en Vall&eacute;e de Carol, transcrivant, d'une &eacute;criture fine et serr&eacute;e, sur des cahiers d'&eacute;colier, les r&eacute;sultats de mes d&eacute;couvertes; vulcanologiques, dans les Alb&egrave;res, le Pic Rodon et autres lieux des Pyr&eacute;n&eacute;es Orientales, r&eacute;coltant des bombes volcaniques; et sismologiques, traquant les failles..., celles de Mantet, de la T&ecirc;t, de Prades... et bien d'autres encore, toutes actives et dangereuses, et les citer toutes, un long chapelet qui affolerait les autochtones....</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le soir venu, si je ne me retrouve pas trop loin, je r&eacute;int&egrave;gre mes appartements ruraux et, ma couche me servant de bureau et d'&eacute;critoire, mes lutins enserrant mes ouvrages en cours, je me berce d'illusions, je m'enivre de mots, de phrases et de lignes succ&eacute;dant aux mots, aux phrases et aux lignes. Je fais, tout simplement, de la litt&eacute;rature, bonne ou mauvaise, je ne le sais pas, &eacute;tant mon unique lecteur.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un temps viendra o&ugrave; un &eacute;diteur audacieux acceptera de publier mes manuscrits. J'en ai conscience et j'en suis fermement convaincu.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le ruban d'asphalte se d&eacute;roule, inlassablement, d&eacute;cam&egrave;tre apr&egrave;s d&eacute;cam&egrave;tre, virage apr&egrave;s virage, sous les pneumatiques de la voiture. Sans peine, le moteur ronronnant, les derniers hectom&egrave;tres du Paillat d&eacute;filent. La st&egrave;le... ! Le pont suspendu de Gisclard. Au d&eacute;but du XX&deg; si&egrave;cle, les ponts suspendus sont con&ccedil;us pour supporter le poids de<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>charrettes; de par leur conception, la charge admise n'est pas tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;e, pour ceux encore en service 15 &agrave; 19 tonnes. Le poids du tablier et de la charge qui le traverse est support&eacute;e par des c&acirc;bles fortement fix&eacute;s dans des massifs d'ancrage sur chaque rive et qui passent sur deux piliers</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Le pont suspendu de la Cassagne, franchissant la T&ecirc;t, situ&eacute; sur la ligne de chemin de fer de Villefranche-de-Conflent &agrave; Bourg-Madame, dite la ligne de Cerdagne,ou du &laquo; Petit Train Jaune &raquo;, une voie m&eacute;trique &agrave; traction &eacute;lectrique, r&eacute;alis&eacute;e de 1903 &agrave; 1910 sous la direction de l'ing&eacute;nieur Jules Lax de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Le pont est construit de 1905 &agrave; 1908 par l'entreprise de Ferdinand Arnodin, suivant un dessin con&ccedil;u en 1896 par le commandant du G&eacute;nie, Albert Gisclard : la suspension du tablier est rigidifi&eacute;e par un syst&egrave;me de &laquo; <em>fermes</em> &raquo; triangul&eacute;es et ind&eacute;formables. Les c&acirc;bles &agrave; torsion altern&eacute;e, - <em>syst&egrave;me Arnodin</em> -, passent par les pyl&ocirc;nes de deux piles en ma&ccedil;onnerie de 32 et 28 m&egrave;tres de hauteur, &agrave; 151 m&egrave;tres de distance.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">L'inauguration de la ligne a eu lieu le 18 juillet 1910, retard&eacute;e par un accident survenu le 31 octobre 1909 lors des essais du pont. Cet accident, que comm&eacute;more une st&egrave;le situ&eacute;e sur la RN 116 au-dessus du pont, avait co&ucirc;t&eacute; la vie &agrave; six personnes, dont le commandant Gisclard.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Encore un peu de patiente. Je ne vais pas tarder &agrave; doubler Mont-Louis et j'attaquerai les derni&egrave;res rampes du Col de la Perche. Enfin s'ouvrira, alors, au devant de moi, la Cerdagne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Avant de quitter les terres canyonneuses et agrestes du Haut Conflent, je jette un ultime regard vers la rive droite de la T&ecirc;t, le Pic Redon, le Pic de Gallinas, le Cambre d'Aze, sommets aux lignes cal-mes y encadrent la courbe pure du col Mitja, passage oblig&eacute; sur l'un des chemins mariaux menant au Sanctuaire de N&ocirc;tre Dame de Nuria.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais qui conna&icirc;t le Pic Redon, la montagne ronde ? Bien des l&eacute;gendes tress&eacute;es, au fil des ans, lui sont consacr&eacute;es. G&eacute;ologiquement il est une &eacute;nigme pour le profane et le myst&egrave;re l'entoure et le berce.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Contrairement aux id&eacute;es re&ccedil;ues, cha&icirc;ne alpine ainsi elle appara&icirc;t sur les manuels de g&eacute;ographie, plus jeune que les Alpes, la cha&icirc;ne pyr&eacute;n&eacute;enne, partie int&eacute;grante des Massifs de l'Ebre et Cantabrique, est une &eacute;l&eacute;vation montagneuse contemporaine du Massif Central, du Massif Armoricain, des Ardennes et des Vosges, tous issus de l'&egrave;re primaire, plus sp&eacute;cifiquement de la p&eacute;riode pr&eacute;cambrienne. Au diff&eacute;rent de ses cong&eacute;n&egrave;res, onde de choc de la percution de plaques tectoniques, et friction entre les continents Ib&eacute;rique et Indo-Europ&eacute;en, les Pyr&eacute;n&eacute;es ont subi une mutation cons&eacute;quente et se sont rehauss&eacute;es, leur redonnant une nouvelle jeunesse, et des chaines montagneuses, himalayenne, andienne et alpine, des quatre elle est la plus ancienne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Durant son existence ant&eacute;diluvienne, le Massif pyr&eacute;n&eacute;en n'a &eacute;t&eacute; qu'une succession de chapelets volcaniques en activit&eacute;, les derniers volcans, ceux des Garrotxes s'&eacute;tant &eacute;teints vers 8.000 avant J&eacute;sus Christ. Pr&eacute;sentement, dans sa partie m&eacute;diterran&eacute;enne, quelques vestiges subsistent encore, les volcans d'Olot, la Penya Segada de Castellfullit de la Roca, en Espagne; les volcans de l'H&eacute;rault, ceux d'Agde, de Saint Tib&eacute;ry, de Valros, de l'Escandorgue, du Mont-pelli&eacute;rain et du Lunellois,...; et, en terres comtales, Roussillon, Vallespir, Conflent, Cerdagne et Capcir, existaient, de m&ecirc;me, des volcans, par les g&eacute;ologues locaux non r&eacute;pertori&eacute;s car criant &agrave; des fantasmes utopiques, le Massif des Alb&egrave;res et le Pic Redon &eacute;tant de ceux-l&agrave;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un volcan est en activit&eacute;. Un jour vient o&ugrave; il cesse toute production de magma en fusion et de gaz pour mille raisons toutes aussi diverses les unes que les autres. Ainsi va l'&eacute;volution terrestre et ainsi il en est pour le Pic Redon. Aux pr&eacute;mices de l'&egrave;re secondaire, un bouchon de basalte ayant obstru&eacute; sa chemin&eacute;e et son c&ocirc;ne de d&eacute;jection, un bouchon encapuchonn&eacute;, lors du rehaussement de l'&egrave;re tertiaire, d'un &eacute;pais manteau schisteux, action g&eacute;ologique m&eacute;caniquement inexplicable, inexplicable sauf si nous admettons que, suite &agrave; &eacute;rosion cette zone fut transform&eacute;e en p&eacute;n&eacute;plaine et recouverte par les mers...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">S'il existe des sceptiques, des incr&eacute;dules, fussent-ils des scientifiques, lors l&agrave; ce ne seraient que des scientistes, comment pourraient-il &eacute;lucider la pr&eacute;sence de tables, de moellons et de bombes basaltiques dan l'appareillage d'un orry, ruin&eacute;, sis aux abords d'un chemin muletier reliant Prats Balaguer aux Gorges de la Caren&ccedil;&agrave; ? En fait, du basalte en un territoire vierge de tout site volcanique, ne serait-ce pas &eacute;trange ou myst&eacute;rieux, d'autant que la construction pastorale n'utilisait que les blocs de pierres trouv&eacute;s in-situ ? Qu'en conclure donc, en cela, de l'existence, au pied du Pic Redon, de tels vestiges ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Serait &laquo; <em>fol</em> &raquo; qui s'y refuserait d'y croire !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Il n'est pas rare qu'un volcan demeure, pendant des si&egrave;cles, des mill&eacute;naires, dans un calme si profond qu'on douterait m&ecirc;me de sa r&eacute;alit&eacute;. Tout &agrave; coup, il se r&eacute;veille... Comme spectacle, l'&eacute;ruption d'un volcan est ce qu'il y a de plus grand et de plus majestueux, mais c'est aussi ce qu'il y a de plus terrible. La force de l'explosion est si violente qu'elle produit, par sa r&eacute;action, des secousses assez fortes pour &eacute;branler et faire trembler la terre, agiter les mers, d&eacute;truire les <span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>villes et les &eacute;difices les plus solides, &agrave; des distances parfois tr&egrave;s consid&eacute;rables...Dites-moi... ? Ne devrais-je point me taire ? Ne vais-je point passer pour un doux-dingue bouleversant les id&eacute;es pr&eacute;-&eacute;tablies et immuables de scientistes infus de connaissances ? Il est vrai, je ne poss&egrave;de aucun bagage universitaire en cette mati&egrave;re... Mais la r&eacute;alit&eacute; est, et la v&eacute;rit&eacute; fut-elle nue, n'est point sujet &agrave; changer. Je ne suis pas fou, m&ecirc;me si certaines personnes, peu scrupuleuses, inanes, voudraient que je le sois, pour des raisons qui leur sont propres, trop malhonn&ecirc;tes, trop irrespectueuses, ayant trop de choses &agrave; cacher.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dans ce lot de personnages abjects, insanes, j'y adjoins, pourtant elle est ma m&egrave;re, ma g&eacute;nitrice qui, me voulant malade et intenable, fait appel au m&eacute;decin de famille, quand la lubie, ou l'affabulation, lui en prend l'esprit, et chaque fois que des d&eacute;rangements se manifestent en elle ou qu'un fait la montre coupable d'exactions commises &agrave; mon encontre. Dieu m'en est t&eacute;moin, je ne suis pas fou. Tout au contraire, j'&eacute;nonce, par paroles et par &eacute;crits, ce qui est, n'en d&eacute;plaise aux conformistes ! Il faut &eacute;clairer la lanterne des autochtones et ne pas se cacher la face, les Comtats se trouvant, aussi d&eacute;vastateur que celui qui s&eacute;vit, avec sa souche m&egrave;re &agrave; Campredon ou &agrave; Olot, un 2 F&eacute;vrier 1428, expos&eacute; &agrave; la menace imminente d'un tremblement de terre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si, sous quelques heures, dans un avenir imm&eacute;diat, ou dans un futur plus lointain mais proche, des masses incommensurables, aux forces cyclop&eacute;ennes et aux cons&eacute;quences impr&eacute;visibles, des &eacute;nergies telluriques s'accumulant en diverses poches des Pyr&eacute;n&eacute;es M&eacute;diterran&eacute;ennes, une secousse sismique, son &eacute;picentre se d&eacute;terminant &agrave; 3 ou 4 mille m&egrave;tres de profondeur, d'une magnitude de 7 ou 8 sur l'&eacute;chelle ouverte de Richter, prenait corps et &acirc;me sur le terroir de Prats Balaguer ou un terroir circonvoisin, Conflent ou Val de Ribes, terres d'&eacute;lection du Pic Redon, une calamiteuse catastrophe, porteuse de deuil, an&eacute;antirait des dizaines de villes rurales et de villages du d&eacute;partement des Pyr&eacute;n&eacute;es Orientales et de la Province de G&eacute;rone.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">A cela, trois causes principales ! La premi&egrave;re, l'enchev&ecirc;trement des failles g&eacute;ologiques, celles du Tech, de la T&ecirc;t... et de l'Agly, longitudinales, parall&egrave;les et dextrogyres, d'une part, et d'autre part, la faille de Mantet, s&eacute;cante des trois sus-cit&eacute;es, la faille Cerdo- Andorranne... et la faille de Prades, et des failles secondaires telles la Caran&ccedil;&agrave;, le Cady... et le Llech, en connexion avec elles; la deuxi&egrave;me, le r&eacute;seau hydraulique souterrain, de v&eacute;ritables rivi&egrave;res, &agrave; fort d&eacute;bit, des dizaines de m&egrave;tres cubes &agrave; la seconde pour certaines d'entre elles, tra&ccedil;ant leur lits &agrave; quelques dizaines de m&egrave;tres sous terre, quelque fois &agrave; moins de dix m&egrave;tres, r&eacute;seau fluvial le plus dense de l'hexagone, voire d'Europe, - &agrave; titre d'exemple, sur le territoire communal de Le Soler, six cours d'eau y sont r&eacute;pertori&eacute;s dont l'un &agrave; moins de trois m&egrave;tres, aux portes m&ecirc;mes de la localit&eacute;, dans une zone inondable, pourtant inscrite dans le Plan local d'Urbanisation, le P.L.U., et constructible; et la troisi&egrave;me, le fleuve thermal qui alimente une v&eacute;ritable toile d'araign&eacute;e de sources sulfureuses, - plus de 350 sur le d&eacute;partement des Pyr&eacute;n&eacute;es Orientales -, oscillant entre 20 et 78&deg; degr&eacute;s Celsius, depuis Dorres, en Cerdagne, jusqu'&agrave; Nossa, en Bas Conflent, et, par ses r&eacute;surgences, en Vallespir, La Preste et Am&eacute;lie les Bains, et en Vall&eacute;e d'Aude, Carcani&egrave;res, Escouloubre, Usson et Rennes les bains, sans oublier les sources du Boulou et les sources gazeuses, plus de 70 r&eacute;pertori&eacute;es, r&eacute;surgeant en plaine du Roussillon.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Enfin, je ne dois pas omettre la chappe schisteuse, &agrave; Latour Bas-Elne, lors de sondages p&eacute;trolif&egrave;res, d&eacute;couverte d'huiles et de gaz, un g&icirc;te de grande importance, - p<em>lus de 150 ans de r&eacute;serves estim&eacute;es pour les huiles et plus de 200 ans pour le gaz, mais non encore exploit&eacute; ou dans l'impossibilit&eacute; d'exploitation par une soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise car une concession accord&eacute;e &agrave; une soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine englobe tout le sous-sol du territoire de la France</em> -, rencontr&eacute;e au niveau -1200 m&egrave;tres, et -1010 m&egrave;tres &agrave; Canet en Roussillon, qui d&eacute;vale du Massif du Canigou et des Hauts Cantons et s'enfonce dans la Mer M&eacute;diterran&eacute;e.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">C'est &agrave; tort que les g&eacute;ologues consid&egrave;rent la plaine de Roussillon comme un bassin d'effondrement. Effondrement, certes, il y a eu, il y a de cela environ 40 millions d'ann&eacute;es... mais il a touch&eacute; la zone aujourd'hui couverte par la Mer M&eacute;diterran&eacute;e et a scind&eacute;, en deux, l'ancien continent lusitano-ib&eacute;rico-italo-maghr&eacute;ben, abandonnant le Portugal, l'Espagne, le Bassin Aquitain, le Bassin Roussillono-languedocien, la Provence, le Alpes de Haute-Provence et l'Italie,<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>raccroch&eacute;s au continent eurasien, d'une part, et, d'autre part, les pays du Nord Maghreb accol&eacute;s au continent africain. Initialement, le Golfe de Bouletern&egrave;re fut recouverts par les eaux, il fut, au fil des mill&eacute;naires, combl&eacute; par les alluvions, d'abord d'origine marines, glaciaires et enfin fluviales.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais..., permettez-moi, je ne voudrais pas &ecirc;tre l'oiseau de mauvaise augure, de clore, donc, mes dires divagatoires sur l'&eacute;ventualit&eacute;, et ses cons&eacute;quences, d'un tr&egrave;s probable tremblement de terre d'intensit&eacute; extr&ecirc;me sous cinq &agrave; dix ans. Un signe avant coureur, sous deux &agrave; trois ans, en sera son annonciation, - je n'en expliquerai pas les finalit&eacute;s de la faille de Mantet, le sujet ne s'y pr&ecirc;tant pas, sp&eacute;cifiant seulement<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>qu'elle est en relation directe avec la faille indon&eacute;sienne et sa ceinture de feu -, mais il se produira, soit en Mer m&eacute;diterran&eacute;e, soit en Oc&eacute;an Indien, un tremblement de terre de magnitude probable 8 ou 9 sur l'&eacute;chelle ouverte de Richter qui provoquera un tsunami catastrophique...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Devant moi, sur un tertre commandant le Col du Jardo et, &agrave; l'Ouest, le haut plateau cerdan; au Nord, la vall&eacute;e glaciaire capcinoise; et, &agrave; l'Est, l'&eacute;chancrure haut conflentoise, Mont Louis, ancienne place forte, en l'an 1679 cr&eacute;&eacute;e par S&eacute;bastien Le Prestre de Vauban qui aurait parfaitement observ&eacute; et compris l'importance de cette position, bassement strat&eacute;gique et tout &agrave; fait inutile implant&eacute;e en ce lieu, le site &eacute;tant tr&egrave;s mal choisi, celui du Pic Ballador, sur les hauteurs estavaroises &eacute;tant, lui, plus judicieux, avec vue sur toute les Cerdagnes, et particuli&egrave;rement sur Puigcerda, premi&egrave;re ville espagnole, en outre importante ville de garnison, pour d&eacute;fendre la nouvelle fronti&egrave;re d&eacute;termin&eacute;e par le Trait&eacute; des Pyr&eacute;n&eacute;es, en Novembre 1659, et certifi&eacute;e par les Conventions de C&eacute;ret, Mai 1660, et de Llivia, Novembre 1660, b&acirc;ti &agrave; 1600 m&egrave;tres d'altitude, porte le nom patronymique en l'honneur de Louis XIV, souverain r&eacute;gnant lors de sa construction, et amputant, de tout son terroir, la communaut&eacute; et universit&eacute; du Vilar d'Oven&ccedil;&agrave;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pour son ing&eacute;nieur concepteur, la cit&eacute; devait &ecirc;tre un excellent verrou de fronti&egrave;re qui n'a jamais eu, au cours des si&egrave;cles, au cours des multiples incursions espagnoles, &agrave; servir, sa mauvaise implantation n'emp&ecirc;chant, nullement, les arm&eacute;es &eacute;trang&egrave;res qui avaient toutes leurs aises, tous les espaces, pour le contourner, de s'introduire profond&eacute;ment dans le territoire fran&ccedil;ais. Aussi, n'ayant jamais subi d'assaut, ses remparts son conserv&eacute;s intacts, de m&ecirc;me que la porte de France, une porte unique en permettant l'acc&egrave;s, de m&ecirc;me que les bastions et les &eacute;chauguettes. Comme quoi, et en toutes &eacute;poques, m&ecirc;me les plus grands strat&egrave;ges militaires peuvent commettre, imbus de leur personnalit&eacute;, des b&eacute;vues engageant les deniers de l'&eacute;tat, en toute impunit&eacute;, et les imp&ocirc;ts exceptionnels collect&eacute;s, pr&egrave;s les contribuables exsangues, pour l'&eacute;rection d'une forteresse qui n'avait aucune raison d'&ecirc;tre dress&eacute;e en ce lieu aride et sec, son alimentation en eau potable se faisant par le truchement d'un puits unique et d'une roue selon le syst&egrave;me de l'&eacute;cureuil, actionn&eacute;e par des for&ccedil;ats, pour en puiser le pr&eacute;cieux liquide.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Les seuls points positifs &agrave; retenir, sur ce fiasco d&eacute;fensif le sont, d'une part, pour un centre d'instruction de commandos install&eacute; &agrave; l'int&eacute;rieur de la citadelle, et, d'autre part, pour les visiteurs qui, acc&eacute;dant &agrave; la cit&eacute;, s'immergent dans un village mus&eacute;e conserv&eacute; en son &eacute;tat originel.. M&ecirc;me la restauration des maisons respecte, scrupuleusement, le site, par l'usage strict des mat&eacute;riaux de base, typiquement montagnards, pierres, schistes, granites taill&eacute;s et couvertures en ardoises. Seules les nouvelles constructions, s'&eacute;tageant en de&ccedil;&agrave; des remparts, aucune d'entre elle ne formant verrue &agrave; l'int&eacute;rieur de la ville fortifi&eacute;e, ne sont pas atteintes par les restrictions concernant les constructions hors murs.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Sublime &eacute;merveillement, depuis les glacis s'offre, &agrave; la vue, lepanorama grandiose du Cambre d'Aze &eacute;vid&eacute; du cirque glaciaire auxapics vertigineux. Et..., dans une encoignure de la vall&eacute;e, s'y nichant et si pelotonnant, se dresse la pointe d'un clocher, Plan&eacute;s. Son &eacute;glise est curieuse et sa conception, par son plan polygonal &eacute;toil&eacute;, aux six branches alternativement anguleuses et &eacute;mouss&eacute;es, en absidioles semi-circulaires, la coupole centrale pos&eacute;e sur trois demi-coupoles, surprenante. Que n'a-t-on pas &eacute;pilogu&eacute; sur son origine &eacute;trange ! Sur sa structure tr&egrave;s rare dans l'occident m&eacute;di&eacute;val !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dans le pays, on la d&eacute;nomme la Mesquita, la petite mosqu&eacute;e, mais il s'agit, sans doute, la th&egrave;se la plus probable, d'un &eacute;difice roman inspir&eacute; par le symbole biblique de la Trinit&eacute;. La tradition locale, s'en r&eacute;f&egrave;re &agrave; une l&eacute;gende rappelant, en ce lieu, la d&eacute;capitation de Manuzza, commandant en chef de la garnison arabe de Llivia, stationn&eacute;e &agrave; Bajande, aux &laquo; Camps de la Porte Caladissa &raquo;, qui, pour avoir &eacute;pous&eacute; la fille du Duc D'Aquitaine et embrass&eacute; la religion chr&eacute;tienne, fut consid&eacute;r&eacute; comme traitre &agrave; l'Islam, et attribue son &eacute;rection, en son hommage, aux sarrazins.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En r&eacute;alit&eacute;, Manuzza serait mort, en Vall&eacute;e de Font Vive, sur la commune de port&eacute; Puymorens, alors qu'il tentait d'&eacute;chapper &agrave; ses poursuivants, le col tranch&eacute;, avant qu'il n'e&ucirc;t pu rallier les troupes du Comte de Foix faisant mouvement dans la Vall&eacute;e de M&eacute;renx. Son corps aurait repos&eacute; dans une chapelle &eacute;rig&eacute;e, en bordure &laquo; del Cam&iacute; del sofre &raquo;, - l<em>e chemin du soufre</em> -, antique &laquo; Via Tolosa &raquo;, sur la commune d'Estavar, et d&eacute;truite, au d&eacute;but du XX&deg; si&egrave;cle, par n&eacute;cessit&eacute; d'&eacute;largir le chemin donnant acc&egrave;s aux mines de lignite.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais, mosqu&eacute;e ou symbole de la Trinit&eacute;, nul n'emp&ecirc;chera lesinconditionnels de l'une ou l'autre des th&eacute;ories, de continuer &agrave; en d&eacute;coudre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><span style="font-size: xx-large;">◄&diams;►</span><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&nbsp;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><br/></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Ne dit-on pas que l'habitude est une seconde nature ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Montant sur la Cerdagne, de tous temps, j'ai pris pour raison, m&eacute;dicalement accoutumance &agrave; l'altitude, de respecter une halte d&egrave;s mon arriv&eacute;e sur le Vilar d'Oven&ccedil;&agrave;, non originel de la commune, pardon, sur Mont Louis, son pseudonyme en l'honneur de sa Tr&egrave;s Gracieuse Majest&eacute; le Roi Soleil, garant mon v&eacute;hicule automobile sur l'aire de repos sise &agrave; l'entr&eacute;e de la citadelle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Ainsi faire quelques pas, se &laquo; d&eacute;gourdir &raquo; les jambes, fumer une cigarette et satisfaire un besoin naturel, le rite est immuable, les conditions m&eacute;t&eacute;orologiques, neige, vent ou pluie, soleil torride ou froidure glaciale, n'entravant, nullement, ce rituel.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et, zut... ! la sonnerie du t&eacute;l&eacute;phone portable bat la mesure. Un bref clin d'&oelig;il vers ma montre: &laquo; Dix heures du matin... ! Encore un l&egrave;ve t&ocirc;t ou un branch&eacute; de la t&eacute;l&eacute;phonie &raquo;, me dis-je. Si je m'&eacute;tais trouv&eacute; au volant, je me serais abstenu d'y r&eacute;pondre. Une question de s&eacute;curit&eacute;, un moment d'inattention, une faute de conduite, une erreur d'appr&eacute;ciation, une man&oelig;uvre involontaire et c'est l'accident de gravit&eacute; au moins &eacute;gale &agrave; la violence du choc, se multipliant s'il est frontal.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Certes, t&eacute;l&eacute;phoner tout en conduisant est proscrit par le code de la route mais combien de chauffeurs, inconscients des dangers, outrepassant la loi, mettant en p&eacute;ril leur vie et celle des autres, en toute contravention avec la loi, ne s'embarrassent pas de tels pr&eacute;jug&eacute;s ? Inconscience quand tu nous tiens, nous sommes vraiment des humains &eacute;go&iuml;stes !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un rapide regard sur le cadran t&eacute;l&eacute;phonique, un appel, mais pas d'identification du correspondant, en toute chose, une personne, parmi tous les habitu&eacute;s, use de son anonymat, mon inconnue d'hier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que me veut-elle ? Notre pr&eacute;c&eacute;dente communication ne lui aurait-elle suffit ? N'a-t-elle obtenu le rendez-vous pour mardi, rendez-vous qu'elle souhaitait si ardemment ? Et qu'a-t-elle encore &agrave; rajouter que je ne sache d&eacute;j&agrave;. Ne m'avait-elle, durant pr&egrave;s d'une heure, cesser de me parler, ne me laissant que la portion congrue dans la discussion ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Madame me portant des marques d'attention, me sachant, en route pour la Principaut&eacute; d'Andorre, motif invoqu&eacute; pour retarder de deux jours le rendez-vous, elle le d&eacute;sirait d&egrave;s ce jourd'hui, un dimanche, de surcro&icirc;t jour de P&acirc;ques, s'encha&icirc;nant sur un lundi f&eacute;ri&eacute;... - qui saurait dire le fond de sa pens&eacute;e ?-, deux jours &agrave; Am&eacute;lie les bains lui seyant, probable qu'elle tenait d'autres id&eacute;es en t&ecirc;te, plus lubriques qu'une banale rencontre ou qu'une commune prise de contact, d&eacute;sirant, peut &ecirc;tre approfondir intimement les donn&eacute;es afin de mieux nous conna&icirc;tre et de d&eacute;cider, suivant la tournure des &eacute;v&eacute;nements et ma capacit&eacute; &agrave; r&eacute;pondre &agrave; ses demandes, des suites envisageables dans l'entretien plus t&eacute;nu d'une relation conforme &agrave; ses d&eacute;sirs, m'adresse un amical bonjour et, son grand c&oelig;ur d&eacute;bordant d'int&eacute;r&ecirc;t, me d&eacute;dicace, ayant &eacute;cout&eacute; les pr&eacute;visions m&eacute;t&eacute;orologiques diffus&eacute;es sur une station de radio locale, une excellente journ&eacute;e sous un soleil printanier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais ces mondanit&eacute;s, en fait, ne sont qu'excuses. Son appel est beaucoup plus pointu et beaucoup plus ax&eacute; sur notre rencontre &agrave; venir, regrettant qu'elle ne se soit d&eacute;roul&eacute;e ce jourd'hui, tous les ingr&eacute;dients d'une bonne approche, entre deux personnes cultiv&eacute;es, &eacute;tant r&eacute;unis, annonciateurs d'un jour faste, la luminosit&eacute; du ciel, la cl&eacute;mence des &eacute;l&eacute;ments et la comm&eacute;moration de la Passion du<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>Christ, autant de signes qui ne peuvent pas tromper sur ses v&eacute;ritables intentions, quelque part non d&eacute;plaisantes car, avantageusement offerts, augurant d'agr&eacute;ables et d'intenses moments non d&eacute;daignables.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle me remercie de la qualit&eacute; de mon discours, de la valeur de mes mots usit&eacute;s, de la sensibilit&eacute; et de l'honn&ecirc;tet&eacute; de mes paroles, de la profondeur de mes pens&eacute;es, toutes choses lui &eacute;tant inconnues des hommes qu'elle avait pu c&ocirc;toyer, et elle en est honor&eacute;e, se d&eacute;couvrant digne de se montrer &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s, sans fausse honte, sa classe, son rang social, sa notori&eacute;t&eacute; et son intelligence ne s'en trouvant point d&eacute;soblig&eacute;s.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle d&eacute;verse des flots sur dimensionn&eacute;s et pompeux de qualificatifs d'extr&ecirc;me raret&eacute; qu'ils en paraissent suspects, surfaits, qu'ils s'acoquinent avec l'ind&eacute;cence. Elle joue du violon &agrave; reluire et elle me drague au-del&agrave; de tout entendement. Je ne peux que l'&eacute;couter, la certitude en moi que je n'ai qu'&agrave; appara&icirc;tre, la cause &eacute;tant entendue, l'affaire &eacute;tant faite, et &agrave; cueillir le fruit d&eacute;j&agrave; bien m&ucirc;r.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que ses jambes soient affin&eacute;es ou non, ses cuisses galb&eacute;es ou non, il me suffirait d'en ouvrir le compas et le reste viendrait tout naturellement, sans se poser quelques questions saugrenues d'une totale inutilit&eacute; et sans aucun int&eacute;r&ecirc;t pratique, en de tels cas, l'inspiration seule comptant, le r&eacute;sultat &eacute;tant assur&eacute;, une belle envol&eacute;e orgasmique en marquant la finalit&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Tout comme elle l'avait fait hier, elle m'abandonne la portion congrue de la discussion. Je n'en &eacute;prouve aucun d&eacute;rangement, bien au contraire je la laisse dans ses diatribes. Elle aime cela comme si discourir &eacute;tait sa seconde nature. Et tout en l'&eacute;coutant d&eacute;biter ses boniments, ses charlatanismes, elle me renseigne sur sa personne, m'aidant, grandement, dans l'&eacute;laboration d'une technique s&ucirc;re, sans faille, quasi parfaite, presque infaillible, que je n'aurai qu'&agrave; mettre en place et &agrave; appliquer, suivant un plan bien d&eacute;fini, au jour de notre rencontre: &laquo; L'aiguiller gentiment et lui laisser prendre les d&eacute;cisions qui en d&eacute;coulent... qu'enfin, elle me traine dans son lit d&egrave;s le soir m&ecirc;me de la rencontre...&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Dieu qu'elle est loquace !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Par t&eacute;l&eacute;phone interpos&eacute;, elle se d&eacute;shabille, elle se met &agrave; nu et elle m'offre ses pens&eacute;es, ses id&eacute;es, ses aspirations, m'ouvrant son esprit et m'exprimant la s&egrave;ve de son c&oelig;ur. Je ne trop pourquoi, peut &ecirc;tre &agrave; cause de sa respiration saccad&eacute;e, des petits cris qu'elle &eacute;met, je l'imagine en tenue d'&Egrave;ve, alanguie sur son lit, se pr&ecirc;tant au jeu de la masturbation...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais je ne lui en pipe pas mot... car elle saura bien se vendre &agrave; un certain moment.... Et puis si elle aime les plaisirs solitaires...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle s'est lanc&eacute;e, imp&eacute;tueusement, dans une longue &eacute;num&eacute;ration des qualit&eacute;s qu'un homme se devait de poss&eacute;der pour pouvoir entretenir, avec elle, dans un premier temps, une relation amicale, s'agr&eacute;mentant de plus si affinit&eacute;s, et elle nage dans une euphorie utopique outrageuse et outrageante tant la liste est sans commune mesure avec toute r&eacute;alit&eacute;, attendant la perfection chez son partenaire.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais tout sonne le faux, ce qui m'importe peu, ne voulant, nullement, me laisser prendre dans ses filets, ni faire d&eacute;chirer par ses<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>griffes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle parle et je la laisse parler tout son saoul, ne recherchant, si je puis m'exprimer ainsi, qu'une aventure et que du bon temps car elle ne m&eacute;rite pas plus, n'en recherchant, elle-m&ecirc;me, peut &ecirc;tre pas plus que de s'&eacute;clater sexuellement, profitant, au passage, de quelques petits avantages, sorties, mondanit&eacute;s, notori&eacute;t&eacute;, cadeaux non n&eacute;gligeables pour une personne d&eacute;sireuse, son arrivisme latent, d'infiltrer le milieu des notables, - <em>les huiles, dit-elle, s'entretenant d'eux</em> -.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Qu'elle continue &agrave; chanter, m'encensant de louanges, est r&eacute;ellement sans importance, les subtiles caresses de chat, artifice us&eacute; des gens doucereux, n'embrasant pas, ne puisse en d&eacute;plaise &agrave; mon inconnue, mon &eacute;go. Qu'elle se gorge de qualit&eacute;s n'engage qu'elle, tout comme la perfection, chacun sachant que la perfection n'est qu'affabulation, que vue de l'esprit et ne s'atteint jamais, qualit&eacute;s qu'elle requiert de la part d'un homme, ne d&eacute;montrant que la sottise dont elle fait preuve.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Aussi, ne me sentant pas concern&eacute; par ses dires pr&eacute;somptueux, les ai-je, les &eacute;coutant d'une oreille distraite, volontairement, archiv&eacute;s, class&eacute;s, d&eacute;daigneusement les dirigeant vers la poubelle, dans ce qui aurait pu &ecirc;tre fantasmes, r&ecirc;ves dor&eacute;s et plans d'un gouvernement imaginaire o&ugrave; tout, &agrave; sa volont&eacute;, serait r&eacute;gl&eacute; et ordonnanc&eacute; dans le meilleur des mondes sup&eacute;rieurs.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je la laisse s'&eacute;battre en paroles, n'en pouvant plus de tenter de l'interrompre, dans ses envol&eacute;es dithyrambiques, par quelques r&eacute;pliques trop rapidement &eacute;touff&eacute;es, sa fougue verbale, dans ses propos, prenant toujours le dessus. Quelque part, elle me h&eacute;risse le poil. En d'autres heures, il y aurait longtemps que j'aurais coup&eacute; la communication. Une femme, aussi imbue de sa personne, est une plaie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si je n'avais pas envisag&eacute; de la prendre &agrave; son propre jeu, de la rencontrer et d'user de son corps, pour la satisfaction de mes sens, - <em>elle en d&eacute;sire tout autant, ce qui ne fait aucun doute, le corps d'un homme nu devant la transcender et la rendre louve, n'ayant souhait que de m'entrainer dans son lit, que de me glisser dans ses draps, avec la perspective de chaudes et torrides nuit&eacute;es &agrave; la clef</em> -, je me serais vite &eacute;clips&eacute;, sans autre forme de proc&egrave;s, lass&eacute; de l'ou&iuml;r &eacute;grainer, &agrave; flots r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, ses incons&eacute;quentes j&eacute;r&eacute;miades.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais comme j'ai arr&ecirc;t&eacute; mes plans..., je la prends &agrave; la l&eacute;g&egrave;re, souriant face &agrave; son opini&acirc;tre acharnement infantile, la laissant d&eacute;biter ses platitudes et lui laissant croire qu'elle est parvenue &agrave; me harponner.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle ne s'imagine pas, la mignonne, qu'ainsi agissant, dans la<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>plus totale des incoh&eacute;rences, elle n'obtient qu'une victoire &agrave; la Pyrrhus qui, mais trop tard pour elle, s'en apercevant, ne sera qu'un cuisant &eacute;chec car elle se sera, alors, donn&eacute;e sans retenue. Ainsi elle a voulu, ainsi elle veut, elle ne pourra que s'en prendre qu'&agrave; elle-m&ecirc;me, un dicton pr&eacute;cisant &laquo; <em>qui trop embrasse mal &eacute;treint</em>. &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle veut et elle aura... Apr&egrave;s..., &laquo; <em>Bonsoir Clara ! Heureux de t'avoir connu</em> ! &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si j'usais de son langage imag&eacute;, je lui dirais: &laquo; <em>Tu aimes baiser, bien moi aussi ! On s'est envoy&eacute; en l'air chaque fois que tu en as eu envie ! Tu as un beau cul et il t'honore ! Qu'aurais-je demand&eacute; de mieux pour y enfouir mon sexe ? Et tu n'&eacute;tais pas contre que je n'ai eu cesse de ferrailler au plus profond de ton intimit&eacute; puisque tu en redemandais et, sans cesse, tu remettais le couvert. Maintenant, ma belle engourmandie, mes testicules sont vides, tu t'es charg&eacute;e, sans aucune retenue, de les vider, donc, si le c&oelig;ur t'en dit, il t'en dira, pour s&ucirc;r, ne pouvant pas t'en passer, le sexe &eacute;tant, pour toi, un besoin naturel, une n&eacute;cessit&eacute; imp&eacute;rative et une drogue, tu vas voir ailleurs, d'autres, certainement sont pleins et ne demandent qu'&agrave; se</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>vider. Car moi, j'ai assez donn&eacute; et je ne peux plus suivre ton rythme. Ciao et &agrave; bient&ocirc;t ! Heureux d'avoir bais&eacute; avec toi et t'avoir bais&eacute;e ! Ne me remercie pas..., tout le plaisir a &eacute;t&eacute; pour moi. Si, occasionnellement, tu veux remettre &ccedil;a..., le temps d'une nuit, d'un week-end, si je suis libre, bien entendu, tu as mon num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone, tu appelles... Je t'avertis, ce ne sera que pour te rendre service que je te sacrifierai un peu de mon temps...</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle parle, elle parle... C'est elle qui appelle, elle peut continuer de parler tant qu'elle le d&eacute;sire. Je ne suis pas press&eacute; d'arriver en Andorre et, comme le d&eacute;bours de la communication est &agrave; sa charge, le reste n'a aucune importance. Et quant elle recevra la facturation, elle s'apercevra que de correspondre avec un portable est une faveur ch&egrave;re... !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais elle le veut ainsi... !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle a fait un choix, son choix, au bout son Eldorado, moi tombant tout cuit dans les mailles de ses filets mis&eacute;rablement tendus.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pourquoi, lors, son monologue quasi exclusif occupant tout l'espace, lui conseillerai-je d'&eacute;courter la conversation t&eacute;l&eacute;phonique ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Chaque fois que je le peux, je tente de placer quelques paroles insidieuses, l'aiguillant sur un sujet plus br&ucirc;lant et plus d'actualit&eacute;, le sexe. J'aimerai conna&icirc;tre le fond int&eacute;rieur de sa pens&eacute;e, sa mani&egrave;re d'&ecirc;tre, ses d&eacute;sirs, son comportement, en fait, comment elle aime faire<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>l'amour. Je ne l'interroge pas directement. Elle aurait des doutes sur mes intentions r&eacute;elles. Aussi je lance des perches, je suggestionne son esprit par des mots choisis, patiemment l&eacute;ch&eacute;s, sens&eacute;s l'entra&icirc;ner sur la pente libidineuse de confidences impromptues.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Et je joue sur le fil d'une lame de couteau, &eacute;vitant toute allusion &eacute;rotique ou sensuelle., qu'elle ne puisse pas me dire : &laquo; <em>Tu m'as pos&eacute; la question !</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Si des confidences doivent venir, elles doivent d&eacute;couler d'elle. Oui... ma mignonne, tu m'entends bien, &laquo; <em>Si quelqu'un, en premier, doit s'engager sur la voie du sexe, s'&eacute;pancher, ce ne peut &ecirc;tre que toi &agrave; t'y lancer... une simple question d'honneur et de respect !</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Je n'ai pas encore regard&eacute; ma montre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Depuis un temps interminable, &eacute;coutant ses fadaises, elle<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>s'escrime &agrave; me convaincre du bien fond&eacute;, son esp&eacute;rance et ses convictions intimes, je suis quelqu'un d'incomparable, l'entente ne pouvant qu'&ecirc;tre... et engager une relation de qualit&eacute;, elle saura &ecirc;tre une d&eacute;licieuse partenaire, un compl&eacute;ment qui devrait s'av&eacute;rer indispensable, propre &agrave; me lib&eacute;rer de certaines t&acirc;ches fastidieuses, frappes machine, travaux en corrections, et, ses ant&eacute;c&eacute;dents notari&eacute;s plaidant en sa faveur, tenir mon secr&eacute;tariat. Elle voit grand et elle voit loin.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">En outre, tenante d'une certaine fortune, vivant dans une aisance confortable, propri&eacute;taire d'un appartement sur la commune d'Am&eacute;lie les Bains et d'une villa sur celle d'Arles sur Tech, libres de toutes locations, elle-m&ecirc;me ne les occupant pas, pr&eacute;f&eacute;rant demeurer dans un duplex spacieux sis dans une r&eacute;sidence cossue, en p&eacute;riph&eacute;rie de Palalda le Ch&acirc;teau, &agrave; son dire rien ne m'interdirait d'en am&eacute;nager un, sa pr&eacute;f&eacute;rence irait &agrave; l'appartement proche de son domicile, centre d'int&eacute;r&ecirc;t privil&eacute;gi&eacute; de mes diverses activit&eacute;s, au titre de bureau personnel, l'autre, plus coquet et plus intimiste, m'&eacute;tant r&eacute;serv&eacute;, non pour y vivre en permanence, me souhaitant, un maximum de temps, de jours et de nuits, voire de semaines, &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, pour y retrouver la paix int&eacute;rieure, l'inspiration, le calme et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, ne lui interdisant point de venir m'y rejoindre si, se sentant seule, l'ennui la prenait.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Me permets-tu une question indiscr&egrave;te</em>... &raquo;, me lance-t-elle &agrave; br&ucirc;le pourpoint. Et sans me laisser le temps de lui r&eacute;pondre, elle poursuit, &laquo; ...<em>Dans quelle tenue es-tu quand tu es chez toi ?</em>- <em>G&eacute;n&eacute;ralement je suis en n&eacute;glig&eacute;, vieux pull-over et jeans, quand je travaille sur mon ordinateur...</em> &raquo;, r&eacute;ussis-je &agrave; glisser.</span> <span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&nbsp;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>&Ccedil;a ne te d&eacute;rangera pas... </em>&raquo;, glousse-t-elle, &laquo; ...<em>si j'aime &ecirc;tre et vivre nue dans mes appartements ? Je trouve mon corps si beau et si</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>f&eacute;lin que j'adore le regarder, l'admirer, sans arr&ecirc;t le contempler et, si le d&eacute;sir m'en vient, le caresser... Je ne m'habille que pour sortir... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue se d&eacute;couvre. Elle annonce la couleur. Ses convictions, avant de voir le personnage que je puis &ecirc;tre, seules mes activit&eacute;s me pla&ccedil;ant sur un pi&eacute;destal l'obnubilant, sont arr&ecirc;t&eacute;es en son esprit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle ne reculera plus, s'&eacute;tant d&eacute;cid&eacute;e &agrave; consid&eacute;rer la future<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>prise de connaissance, se d&eacute;couvrir physiquement, comme une simple formalit&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle b&acirc;tit son ch&acirc;teau en Espagne, ayant jet&eacute; son d&eacute;volu, non sur une personne mais sur une voix morale, au t&eacute;l&eacute;phone.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Qu'il puisse exister de telles femmes, la repr&eacute;sentation et l'honneur d'un monde surfait leur suffisant &agrave; s'enflammer et &agrave; en &eacute;prouver jouissance, pendues au bras d'un homme et se tr&eacute;moussant, para&icirc;t impensable.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Que ces femmes, fausses mondaines attir&eacute;es par les clinquants d'une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;voy&eacute;e, sont peu de choses, des minables dans toute leur pl&eacute;nitude, imbues de leur personnalit&eacute; scabreuses et gorg&eacute;es de turpitudes. Pour un nom, une sortie..., un sourire contraint, une poign&eacute;e de main forc&eacute;e, elles passent leurs heures, vautr&eacute;es dans leur lit, chevauch&eacute;es par des m&acirc;les sexuellement d&eacute;fra&icirc;chis, touch&eacute;s par la limite d'&acirc;ge, sans artifices fallacieux et incapables d'orgasmes, pli&eacute;es &agrave;leurs grotesques exigences, acceptant toutes les bassesses et se comportant telles des prostitu&eacute;es de luxe.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Quelque part, je dois &ecirc;tre diff&eacute;rent. Contrairement &agrave; ce qui peut &ecirc;tre son quotidien, je ne suis pas un vieux beau bedonnant, n&eacute;cessitant d'amidonner son ustensile rabougri pour lui donner raideur, le temps n&eacute;cessaire d'une intromission abortive, ou une sensation de raideur spirituelle par d&eacute;faut, un octog&eacute;naire ou un nonag&eacute;naire vicieux se spammant au premier titillement et se plongeant aussi vite dans le sommeil du grognard fatigu&eacute;, n'ayant m&ecirc;me pas attendu que la dame ait mouill&eacute; sa culotte.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Plus, je suis, de quatre ou cinq ans son cadet, une situation rare, voire exceptionnelle, l'exception faisant la r&egrave;gle, pour elle habitu&eacute;e &agrave; satisfaire des hommes de quinze &agrave; vingt ans plus &acirc;g&eacute;s, quelque fois.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais..., ce qui ne d&eacute;roge pas &agrave; ses principes, c'est que, par le truchement de mes activit&eacute;s &laquo; <em>c&eacute;r&eacute;monieusement</em> <em>marginales</em> &raquo;, elle me croit implant&eacute; dans un milieu de notables et de gens fr&eacute;quentables... Tant bien m&ecirc;me, &laquo; <em>un &ecirc;tre instruit en possession d'une connaissance</em>... &raquo;, lui ayant, par m&eacute;garde laiss&eacute; entendre mon nom patrimonial..., des recherches sur internet lui ayant certainement ouvert des portes..., &laquo; <em>capable de discuter de probl&egrave;mes de fronti&egrave;res avec les autorit&eacute;s</em>... &raquo;, comme elle se l'imagine dans sa cervelle de<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>moineau, l'affabulation excitant ses neurones, et qui plus je suis libre de toute attache sentimentale cela lui &eacute;tant une aubaine et un don du ciel. Elle n'avait qu'&agrave; s'installer et &agrave; m'installer.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Cinquante cinq ans, c&eacute;libataire, en pleine possession de mes moyens sexuels si aucune atrophie ne m'handicape, une situation enviable lui laissant pr&eacute;sager de beaux jours &agrave; venir. Calculatrice, rou&eacute;e aux choses de la vie, elle a remarqu&eacute; et consid&eacute;r&eacute; tous les avantages qu'une telle situation, si elle parvient &agrave; la conclure, lui apporterait. En outre, &agrave; ses calculs, je dois b&eacute;n&eacute;ficier d'une certaine aisance financi&egrave;re, &laquo; arch&eacute;ologue... &raquo;, &laquo; &eacute;<em>crivain..</em>. &raquo;, &laquo; <em>historien</em>... &raquo;, &laquo; <em>sismologue</em>... &raquo; et &laquo; <em>vulcanologue</em>... &raquo;, ce qui ne lui est pas quantit&eacute; n&eacute;gligeable, l'emportant dans des mondes imaginaires, lui faisant vagabonder le subconscient inconscient, &laquo; <em>th&eacute;&acirc;tre, op&eacute;ra, grands restaurants, semaines estivales et hivernales, h&ocirc;tels luxueux, spectacles hupp&eacute;s et riches d'enseignements... </em>&raquo;, un tout pour se caser et un parti, source de f&eacute;licit&eacute; et de contentement, &agrave; ne pas d&eacute;daigner, &agrave; ne l&acirc;cher &agrave; aucun prix et &agrave; s'approprier, des nuits torrides et des lendemains chantants lui &eacute;tant grands ouverts.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Aussi, pour elle, me proposant, sans encore me conna&icirc;tre physiquement, le physique ne la d&eacute;rangeant certainement pas, d'occuper, au titre de locataire h&eacute;berg&eacute; payant en nature sexuelle ses loyers, sa villa en Arles sur Tech et son appartement, au c&oelig;ur de la station thermale d'Am&eacute;lie les Bains, transform&eacute; en bureau spacieux, ne peut &ecirc;tre qu'un app&acirc;t de premier ordre car, me laissant la libert&eacute;, elle m'attache &agrave; ses basques, elle me tient &agrave; son enti&egrave;re disposition et, si acceptation des conditions, de ma part, elle joue sur du velours. Elle devient patronne, ma&icirc;tresse et esclavagiste. Elle ira &agrave; sa guise et elle me tiendra sous sa domination.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mon inconnue a tout pes&eacute;, tout pens&eacute; et tout r&eacute;fl&eacute;chi. Son appel n'est nullement anodin. Elle a mis en place un pi&egrave;ge grossier et elle attends que je m'y prenne les pieds dedans.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Hier, lors de son premier appel, sur une impression, fugace au d&eacute;part, s'&eacute;toffant et s'enrichissant au fil des mots, j'avais pris et arr&ecirc;t&eacute; une d&eacute;cision. Elle valait pour ce que j'en interpr&eacute;tais d'elle, de ses dires et de ses grandiloquences. Ses paroles, aujourd'hui, me confortent dans mon premier aper&ccedil;u et dans mon premier senti.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pour en obtenir, usant du don de la nature, pleine satisfaction<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>et<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>en tirer la quintessence, je ne peux, &eacute;tant homme, qu'abonder dans son sens. La perche qu'elle me tend est le moyen le plus efficace d'acc&eacute;der au but, d'assurer la p&eacute;n&eacute;tration, de fouir et de p&eacute;renniser l'acte dans l'&eacute;l&eacute;vation orgasmique. Comme cela, dans l'effervescence de la surprise, lui dire oui... ! et ses bras s'ouvriront et le compas de ses cuisses s'&eacute;cartera. Je n'aurai plus qu'&agrave; poser mon paquetage et m'installer en un chez moi sensuel, charnel, &eacute;rotique, g&eacute;nital, intime, physique et v&eacute;n&eacute;rien.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Tout tombera r&ocirc;ti, par la gr&acirc;ce c&eacute;leste et la complicit&eacute; d'Eros le Magnifique, l'h&eacute;bergement, le blanchiment et... le lit ti&eacute;di par la chaleur de son corps &eacute;vanescent. C'est imparable. Je ne dois pas h&eacute;siter.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle est m&ucirc;re &agrave; point et bonne &agrave; consommer, pr&ecirc;te &agrave; me recevoir, sans concession, affriol&eacute;e par la satisfaction sanctifi&eacute;e de ses esp&eacute;rances en voie de r&eacute;alisation, et &agrave; combler mes plus folles pens&eacute;es. Le pire, en tout cela, je n'ai encore rien dit et je n'ai nullement pouss&eacute; &agrave; la roue.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Ce que tu me proposes</em> &raquo;, lui dis-je, &laquo; <em>est sans commune mesure avec la vie que je peux mener, chien battu sans collier et vieil ours mal l&eacute;ch&eacute;, m'immergeant dans les frondaisons de la nature et m'enivrant des odeurs de la terre. Je ne suis pas habitu&eacute; &agrave; &eacute;voluer dans un tel luxe, un bureau spacieux et immense, sis au centre d'une station thermale hupp&eacute;e, pour y travailler tout &agrave; loisir, et une villa pour m'y ressourcer, reposant dans le calme et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Je n'en ai pas autant quand je m'embarque, le bardas entass&eacute; dans ma voiture, des jours et des semaines dans les montagnes conflentoise et cerdanes, en qu&ecirc;te de sites antiques, wisigothiques, m&eacute;di&eacute;vaux ou de failles g&eacute;ologiques, ou dans un bu r&eacute;dactionnel d'articles, de nouvelles ou de monographies. Instruit des lieux par des prospections pr&eacute;alables et sp&eacute;cifiques, j'am&eacute;nage, sommairement, une vieille b&acirc;tisse abandonn&eacute;e, une grange, un casot, un orry..., et j'en fait mon quartier g&eacute;n&eacute;ral tout le temps que dure l'entreprise en cours, m'&eacute;clairant rem&eacute;moration des temps anciens, toujours &agrave; la bougie, me lavant au torrent proche et me nourrissant des bienfaits de la nature, une saine alimentation biologique, le nec plus ultra. Et toi, avec ton bon c&oelig;ur, tu m'offres,gratuitement, un univers de grand standing. Si je puis me permettre..., que me demanderas-tu</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>&agrave; titre compensatoire ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ta pr&eacute;sence, seulement ta pr&eacute;sence et... un ami sur qui je puisse compter en cas de coup dur, un homme de qualit&eacute; qui ose m'accompagner dans ses sorties et qui soit pr&eacute;sent et pr&eacute;venant, une personne simple qui m'accorde, quant il a possibilit&eacute; de se lib&eacute;rer de ses</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>activit&eacute;s, quelques bribes don temps si pr&eacute;cieux. Serait-ce beaucoup te demander ?</em> <em>J'ai envie de r&ecirc;ver la fin de ma vie et je crois que tu peux m'y aider ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si ce n'est que cela que tu requiers en contre-partie, je vote, sans aucune h&eacute;sitation, pour approuver ton &eacute;l&eacute;gante proposition. J'applaudis, aussi, des deux mains, &agrave; l'int&eacute;r&ecirc;t d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; que tu portes &agrave; mes activit&eacute;s car tu m'offres, gracieusement, une forme rationnelle de m&eacute;c&eacute;nat auquel je n'attendais pas. </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Pour une fois, mon inconnue reste sans voix, interdite, face &agrave; ma r&eacute;ponse qui, s'y penchant, est d&eacute;routante. N'ai-je pas accept&eacute;, sans difficult&eacute; aucune, accept&eacute; sa chatoyante proposition ? Elle doit savourer sa victoire, avouant, en son for int&eacute;rieur, que je suis tomb&eacute; dans &laquo; l<em>e panneau</em>. &raquo; Elle doit en rire et en retirer une grande fiert&eacute;, ayant abus&eacute; de ma cr&eacute;dulit&eacute; apparente. Aussi, et elle ne peut s'en douter, trop heureuse d'avoir r&eacute;ussi, magistralement et sans la moindre anicroche, son coup, je vais user de l'avantage acquis pour enfoncer quelques clous suppl&eacute;mentaires. Elle n'aura aucune m&eacute;fiance quant &agrave; mes vraies intentions, ayant obtenu les r&eacute;sultats escompt&eacute;s.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Si tu me le permets encore... !</em> &raquo;, glissais-je subrepticement, &laquo; <em>Qu'attends-tu d'un homme dans le cadre d'une relation et dans la perspective de celle que tu envisages ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>J'en attends... Comment te le dire... ! Je n'ai pas ta facilit&eacute; d'&eacute;locution..., j'en suis oblig&eacute;e &agrave; chercher mes mots. Je voudrais d&eacute;j&agrave; &ecirc;tre &agrave; ta hauteur... J'attends tellement de choses d'un homme... et il est inaccessible, sur un pi&eacute;destal... J'ai toujours &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;ue par lui... Alors tu me comprends</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Non, d&eacute;sol&eacute;, mais je ne te comprends pas</em> &raquo;, lui r&eacute;ponds-je, b&eacute;atement, &laquo; <em>Tu me dis: J'ai &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;ue... Qu'est-ce qui t'a d&eacute;&ccedil;u chez l'homme ? Est-ce que l'homme qui t'a d&eacute;&ccedil;ue ? Ou est-ce toi, le d&eacute;ifiant, qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;ue par l'homme ? Qu'attends-tu, si tu n'es pas &eacute;go&iuml;ste, r&eacute;ellement, de lui ? Que d&eacute;sires-tu, ne lui r&eacute;clamant pas la</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>perfection, une utopie des &ecirc;tres de basse moralit&eacute;, des personnes sottes, la perfection n'existant pas, qu'il t'apporte ce que tu ne poss&egrave;des pas d&eacute;j&agrave;, chacun poss&eacute;dant tout mais l'ignorant, se refusant &agrave; l'introspection ? Et toi, en contre-partie, qu'est-ce que tu es capable de lui apporter ? C'est peut &ecirc;tre, &ccedil;&agrave; l'est &agrave; n'en pas douter, le fond du probl&egrave;me et le motif de toutes tes d&eacute;ceptions car, et tu n'es quand m&ecirc;me pas sans l'ignorer, vertueuse condition sin&eacute; quanon pour atteindre le bonheur, il faut donner beaucoup, &agrave; l'autre, pour en recevoir des miettes. Si l'on attend &eacute;norm&eacute;ment de l'autre, sans rien offrir en &eacute;change, ou si peu que cela s'av&egrave;re insignifiance, les portes de l'&eacute;chec, obligatoirement de la d&eacute;ception qui en d&eacute;coule, sont in&eacute;luctablement b&eacute;antes. Aussi, j'aime toucher le fond des probl&egrave;mes, je te repose la question. Et crois-moi, je ne suis pas obs&eacute;quieux en agissant ainsi Qu'attends-tu de l'homme ? Que doit-il t'apporter ? Mais toi..., que donnes-tu qu'il n'ait nullement besoin de qu&eacute;mander, ne recevant rien ? Donnes-tu un peu, argumentant, minaudante, que tes moyens, ton passif r&eacute;surgeant, ne te permettent pas d'en offrir plus ? Donnes-tu beaucoup ? Esp&egrave;res-tu recevoir peu, sachant que sa bourse est royalement garnie ? Ou, int&eacute;ress&eacute;e, esp&egrave;res-tu recevoir beaucoup, la f&eacute;licit&eacute; se profilant &agrave; l'horizon ? Je te prie de parler avec ton c&oelig;ur, de le laisser s'exprimer librement, avec tes mots, avec tes expressions. Ne te recroqueville pas, le temps du carnaval n'&eacute;tant plus, derri&egrave;re des tabous d&eacute;suets, des a-aprioris fantasques ou des r&eacute;ticences malfaisantes. Penses-y ! Ou tu vas, encore, au devant d'un nouvel &eacute;chec.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>J'aime t'entendre parler...</em>&raquo;, murmure-t-elle. &laquo; <em>Tes paroles sonnent juste. Tu me donnes confiance. Tu me donnes l'envie de me reposer sur toi. Et j'&eacute;prouve le besoin de tout te dire, de tout te confier, mais je ne sais pas par o&ugrave; commencer. Toutes ces choses que je n'ai jamais &eacute;voqu&eacute;es avec quiconque... J'ai peur que mes paroles ne te froissent, que tu me prennes, tout en m'&eacute;coutant, pour une femme que je n'ai jamais &eacute;t&eacute;.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si tu ne sais pas par o&ugrave; commencer &raquo;, je lui ai-je r&eacute;pliqu&eacute;, &laquo; commence donc par ce dont tu te sens capable d'assumer en premier, jusqu'o&ugrave; tu peux aller, ce que tu aimes... ou ce que tu d&eacute;testes. En fait, laisse clairement parler ton c&oelig;ur, exprimer tes sentiments et te besoin, que sais-je ? Laisses-toi aller, tu te sentiras lib&eacute;r&eacute;e de ce</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>poids qui t'oppresse et qui te bride. Avec ta proposition de m'allouer, au titre de locataire h&eacute;berg&eacute; gracieusement, un appartement et une villa, tu as que nous parcourrons un long chemin ensemble. Nous ne nous connaissons que par le truchement du t&eacute;l&eacute;phone, la vid&eacute;o conf&eacute;rence n'&eacute;tant pas encore de mise, ni l'un ni l'autre ne se voyant, fut-ce sur un &eacute;cran internet...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- T<em>u me verrais</em> &raquo;, m'interrompt-elle, &laquo; <em>&eacute;tendue, &agrave; plat dos, sur mon lit, dans toute ma nudit&eacute;... Tu go&ucirc;terais &agrave; un spectacle charmant d'un corps, en tenue d'&Egrave;ve, offert &agrave; ton regard, d'un sein que je caresse avec langueur tout en te parlant, et je ne te dis pas de mon minou qui est un v&eacute;ritable &eacute;crin...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Il te sera</em> &raquo;, continuant dans mes explications nullement impressionn&eacute; et perturb&eacute; par ses mots, &laquo; <em>plus ais&eacute; de vider ton sac aujourd'hui que mardi, ou tout autre jour apr&egrave;s, lors de notre premi&egrave;re rencontre qui s'av&egrave;re, les circonstances &eacute;voluant en ce sens, en appeler de suivantes.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"><em></em>- <em>Tu me promets que tu viendras au rendez-vous quand m&ecirc;me quoique je dise ? </em>&raquo;, s'enquiert-elle, un peu de crainte dans la voix.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo;&nbsp;<em>Tu me promets que toi-m&ecirc;me y viendra quoique tu me dises ? </em>&raquo;, je lui objecte du tac-au-tac. &laquo; <em>Je n'ai qu'une parole. Je l'ai toujours tenue contre vents et mar&eacute;es. N'ai-je pas accept&eacute; ta proposition mirobolante d'un appartement-bureau et d'une villa ? Crois-tu que je vais me d&eacute;dire des engagements pris en toute conscience ? En plus, je ne suis pas un profiteur. Je saurai te rendre tes d&eacute;licatesses au centuple.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu crois que je le pourrai ?</em> &raquo;, me lance-t-elle, comme elle lancerait &agrave; la mer une bou&eacute;e de sauvetage.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Bien s&ucirc;r que tu le pourras. Ce n'est qu'un effort de volont&eacute; et tu en regorges ! Je suis pr&ecirc;t &agrave; tout entendre, dans tous les domaines si cela te sied. Et je te conseille, m&ecirc;me, de commencer par le point que tu juges le plus difficile, d'entre tous, &agrave; appr&eacute;hender, le reste suivra comme chante l'eau claire et cristalline, &agrave; sa naissance dans le sein maternel d'une source.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Parlant de source... Dommage que nous n'ayons pas de vid&eacute;o conf&eacute;rence, donc tu ne peux le voir... la source qui se niche au creux de mes cuisses est toute perl&eacute;e de ros&eacute;e s&eacute;cr&eacute;tine...</em> &raquo;, me susurre-t-elle, &laquo; <em>Mais... </em>&raquo;, encha&icirc;ne-telle aussi vite, &laquo; <em>j'ai honte de</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>t'entretenir de mon pass&eacute; et de te faire les confidences de mes secrets intimes. Il y en a tant, en moi, qu'apr&egrave;s tu ne voudras plus me voir. Tu auras peur que e t'en demande trop et tu me reprocheras que je refuse des choses agr&eacute;ables que tu aimes, si tu aimes certaines choses. Et il y en a tant que je suis arriv&eacute;e &agrave; d&eacute;tester parce qu'en d'autres temps, j'ai &eacute;t&eacute; oblig&eacute;e de les faire. J'avais re&ccedil;u des cadeaux... Comme les hommes que je fr&eacute;quentais, exigeaient telle ou telle chose, je ne pouvais pas leur dire non ils n'auraient pas compris. Le pire, je ne me comprenais pas moi-m&ecirc;me car je prenais du plaisir et je jouissais &agrave; faire ces choses immondes quand elles sont pay&eacute;es pour les faire. Si un jour, pourquoi pas dans les jours &agrave; venir comme tu ne m'auras pas pay&eacute; pour cela, je viens &agrave; les refaire, ce sera parce que j'aimerai l'homme avec qui je serai, avec qui je ferai l'amour, afin qu'il prenne autant de plaisir &agrave; les recevoir que sans qu'il me les demande, bien s&ucirc;r cet homme je souhaite que ce soit toi, toi qui d&eacute;sirera les recevoir, j'en &eacute;prouverai le d&eacute;sir &agrave; te les faire.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si pour toi...</em> &raquo;, lui dis-je, &laquo; ...<em>c'est la chose la plus difficile &agrave;</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>exprimer, commences donc par elle, ou par elles, toutes choses que tu d&eacute;testes m&ecirc;me si les ayant faites, les faisant, les refaisant, tu as &eacute;prouv&eacute; et tu &eacute;prouves du plaisir, ce qui en soi n'est pas incompatible, le plaisir, ou trop de plaisir, poussant souvent &agrave; r&eacute;pulsion. Mais dis ces choses l&agrave; en employant les mots, les expressions que tu usites commun&eacute;ment quand tu t'entretiens d'elles. Un chat c'est un chat et non un chien. Fais de m&ecirc;me avec ce que tu d&eacute;testes. Je t'ai donn&eacute; ma parole. Tu ne me feras pas fuir sachant garder dignit&eacute; et me montrer respectueux. Sois sans crainte, mardi je serai au rendez-vous.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Si tu m'assures que je peux et que tu es pr&ecirc;ts &agrave; tout entendre...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Bien s&ucirc;r, aimant les choses et les situations claires, tu peux tout dire... ! Tu peux tout me dire... ! Je ne t'en tiendrai pas rigueur. Loin de moi les id&eacute;es malsaines et malfaisantes. &raquo;</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Il en est advenu... Les d&eacute;s sont jet&eacute;s. Je suis parvenu, du moins je pense qu'elle en a attendu l'instant, &agrave; la faire parler. Certes, elle a interpr&eacute;t&eacute; un r&ocirc;le d'ing&eacute;nue et pas un seul moment elle ne s'est r&eacute;cri&eacute;e.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;"><span style="font-style: normal;">N'a-t-elle attendu que le petit coup de pouce pour qu'elle ose</span><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><span style="font-style: normal;">se lancer, d'en parler l'en d&eacute;mangeant... Je vais, au moins, apprendre la teneur de </span>ses pens&eacute;es intimes. Je saurai, aussi, comment m'y prendre, comment l'entreprendre et, le plus qui fait la diff&eacute;rence, quant elle m'aura, le temps o&ugrave; je le voudrai, elle s'abandonnera alors, totalement, et nos plaisirs n'en seront que d&eacute;cupl&eacute;s, l'envie la faisant se donner enti&egrave;rement, bien &eacute;videmment sans cadeaux &agrave; la clef, entra&icirc;n&eacute;, qu'elle m'aura, dans son lit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">N'y pouvant tenir, trop accro, j'aurai certainement droit &agrave; des privaut&eacute;s insoup&ccedil;onn&eacute;es. Elle se livrera, le d&eacute;sir intense d'assouvir sa gourmandise sexuelle, la lib&eacute;rant de ses complexes, de ses tabous et de ses r&eacute;ticences, encore faut-il qu'elle en a&icirc;t et que ce ne soit point feinte, obnubil&eacute;e par la pr&eacute;sence d'un homme plus jeune, dans toute sa pl&eacute;nitude de ses moyens sexuels, sans atrophie notable et qu'il faut gourmander, qu'ainsi elle soit assur&eacute;e de le garder, afin qu'il ne coure ailleurs chercher ce qui lui manque, par pudeur contenue, prude aristocratie de com&eacute;die, ne lui offrant pas. Se sentant plus &acirc;g&eacute;e, de quatre ou cinq ans son cadet, une hantise s'installera en elle, l'obligeant &agrave; donner plus, au risque de m'offrir, m&ecirc;me ce qu'elle peut ou dit d&eacute;tester.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>Je me suis mari&eacute;e, j'avais vingt ans. Mon mari en avait trente cinq...</em> &raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Elle est mont&eacute;e sur son &eacute;talon et elle se lance... Je ne vais plus pouvoir l'arr&ecirc;ter.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>C'est lui qui m'a d&eacute;pucel&eacute;e. Ce qui m'amuse aujourd'hui, c'est que je ne l'avais jamais vu nu avant. Et j'avais d&eacute;couvert sa bite, pour la premi&egrave;re fois, lors de la nuit de noce. Comme je ne savais pas faire l'amour, je croyais qu'une fois au lit, je devais &eacute;carter mes cuisses et attendre qu'il e&ucirc;t voulu me monter dessus, qu'il me bais&acirc;t et, apr&egrave;s &eacute;jaculation, qu'il s'endormit. J'&eacute;tais gourde &agrave; l'&eacute;poque. Faut dire aussi qu'il n'&eacute;tait tr&egrave;s dou&eacute; non plus ne m'ayant jamais donn&eacute; de plaisir. Du reste nos nuits &eacute;taient monotones, les miennes surtout, me d&eacute;laissant sexuellement en permanence. Je peux encore compter sur mes doigts le nombre de fois qu'il s'&eacute;tait souci&eacute; de mon corps... Avec lui j'ai toujours &eacute;t&eacute; en disette. Un jour il avait rencontr&eacute; une femme plus &eacute;duqu&eacute;e que moi en affaires de cul et il &eacute;tait parti avec elle. Il continuait &agrave; venir &agrave; la maison en ami. Je n'avais pas divorc&eacute; de suite, esp&eacute;rant le r&eacute;cup&eacute;rer. Un jour il</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>m'avait demand&eacute; si sa compagne pouvait am&eacute;nager dans notre villa. J'avais refus&eacute; cat&eacute;goriquement, ne voulant pas faire m&eacute;nage &agrave; trois. Si j'avais su ce que la vie nous r&eacute;serve, ce que j'ai &eacute;t&eacute; amen&eacute;e &agrave; faire par la suite, j'aurais accept&eacute;. Je serais toujours avec mon mari et je n'aurais pas divorc&eacute; b&ecirc;tement. Aujourd'hui, au lieu de croupir &agrave; Am&eacute;lie les Bains, toute seule, je vivrais toujours &agrave; Nice. Dans la vie, nul ne sait ce qu'il fera demain et de quel pain il mangera. Deux femmes et un homme, sous un m&ecirc;me toit, la situation peut para&icirc;tre anormale et bizarre, mais c'est excitant, tr&egrave;s excitant. Un v&eacute;ritable esprit de comp&eacute;tition s'engage, entre elles deux, et l'homme nage sur un vrai nuage de plaisir. Personne ne s'ennuie. Il y a toujours un caresser, &agrave; branler ou &agrave; sucer, une poitrine &agrave; dorloter et une bouche &agrave; embrasser, dans toutes les situations possibles et dans toutes les positions inimaginables. Et toi... </em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Un instant de silence, comme si elle se doit de reprendre son souffle quand brusquement, elle m'interpelle directement :</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">&laquo; <em>As-tu d&eacute;j&agrave; fait l'amour avec deux femmes dans ton lit ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Non jamais...</em> &raquo;, je lui r&eacute;ponds, quelque peu interloqu&eacute; par la question aussi inattendue que brutale, &laquo; ...<em>Je suis pass&eacute; peut &ecirc;tre &agrave; c&ocirc;t&eacute; de quelque chose de fantastique... Qui sait ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Peut &ecirc;tre qu'un jour tu conna&icirc;tras...</em> &raquo;, encha&icirc;ne-t-elle sans d&eacute;monter nullement, &laquo; ...<em>une nuit d'intense folie et d'extase ! Qui sait aussi... ? J'ai souvent, quant elle se d&eacute;place dans le Vallespir, une amie de N&icirc;mes qui vient dormir chez moi. Comme je n'ai qu'un lit, j'ai bien un canap&eacute;, au salon, mais ce n'est pas un convertible, nous dormons toutes les deux dans la m&ecirc;me chambre et nous partageons la m&ecirc;me couche. Que l'avenir fasse que notre relation devienne intime, qu'un soir je te re&ccedil;oive, en mes appartements, et que mon amie, en goguette dans la r&eacute;gion, d&eacute;cide de s'inviter... Ce ne sera pas parce qu'il y aura</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>un homme chez moi que je me refuserai de l'h&eacute;berger. C'est une amie merveilleuse et nous entretenons, depuis des ann&eacute;es, des rapports sains, privil&eacute;gi&eacute;s et chaleureux, d'intensit&eacute; incomparable. Elle est toujours pr&eacute;sente quand j'affronte des moments difficiles. Elle sait me consoler. Elle sait me redonner go&ucirc;t &agrave; la vie. Elle regorge de tendresse. Elle est attentionn&eacute;e. Elle est douce. Elle est caressante. Elle est tout ce qu'un homme ne sait pas &ecirc;tre avec une femme. Avec elle, les jours et les nuits que nous passons ensembles, sont des heures partag&eacute;es de bonheurs, de plaisirs et de jouissances. Ne penses pas, surtout pas, que mon amie et moi, nous sommes des gouines, nous aimons les hommes et nous savons, aussi, nous consoler de nos d&eacute;ceptions amoureuses. Cette nuit l&agrave;, &agrave; moins que tu ne te d&eacute;cides &agrave; occuper le canap&eacute;, ce serait vraiment dommage si tu n'acceptais pas de nous tenir compagnie, nous ferons lit &agrave; trois. Ais certitude, aussi, que sa pr&eacute;sence ne me perturbera pas le moins du monde, mon amant aura tout ce qu'il souhaite de moi. Et je ne te refuserai rien. Ais certitude, enfin, que si tu d&eacute;cidais d'occuper le canap&eacute;, nous saurions, toutes les deux, venir t'en d&eacute;loger et, s'il le fallait te tra&icirc;ner jusqu'au lit. Cela te plairait d'&ecirc;tre entour&eacute; de deux femmes, l'une ta ma&icirc;tresse qui, cette nuit l&agrave;, ne serait que ton esclave, et l'autre, une inconnue charmante, avec un corps de r&ecirc;ve et une chatte gourmande, experte &egrave;s-baise ? C'est avec elle, toutes les deux nous vivions &agrave; Nice &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, nous &eacute;tions voisines, des villas contig&uuml;es, nos &eacute;poux courant le guilledou et toutes deux divorc&eacute;es, que j'ai appris l'art et la mani&egrave;re de combler sexuellement un homme. Dis-moi... cela te plairait ? Et j'aurai plaisir que tu me r&eacute;pondes oui car je n'aimerai pas d&eacute;cevoir mon amie.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Avant de te r&eacute;pondre, je tiens &agrave; te pr&eacute;ciser, j'ai mes principes, que si tu m'avais inform&eacute; que tu recevais, non une amie mais un ami, je peux t'assurer, les choses devant &ecirc;tre claires, que j'aurais interrompu la communication sans pr&eacute;avis. Je n'ai aucune intention, dans le cadre d'une relation intime, &agrave; jouer le r&ocirc;le de second amant, lui n'&eacute;tant l&agrave; que pour boucher les trous et pour combler les manques &eacute;ventuels. Puisque tu m'entretiens de tes relations avec ton amie, au f&eacute;minin, je le pr&eacute;cise, &ccedil;&agrave; &agrave; toute son importance, et que tu me poses la question de savoir si j'aurais et j'&eacute;prouverais plaisir &agrave; passer une nuit, bien au chaud entre vous deux, je ne peux pas te dire non, le corps nu d'une femme, sa forme f&eacute;line, ses muscles effil&eacute;s, ses courbes affriolantes, ne m&eacute;ritent que louanges. Alors deux corps dans toute leur nudit&eacute;, c'est de la magnificence et de la luxure, pour le corps d'un homme &agrave; l'ossature bestiale, dont je ne saurai pas me priver de m'en</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>r&eacute;galer, ne serait-ce que du regard. Par contre, mon plaisir serait assur&eacute;. Toutes les deux, dans un esprit de comp&eacute;tition bien naturel, l'une et l'autre voulant s'imposer et imposer sa personnalit&eacute;, son charme et son savoir faire, vous multiplierez les artifices, ce qui ne sera point d&eacute;sagr&eacute;able, bien au contraire, vous m'entra&icirc;nerez dans une mirifique et mirobolante d&eacute;bauche d'&eacute;treintes qui me transporteront directement au paradis. Je te l'ai dit, je n'ai jamais eu cette chance. Je ne refuse jamais de tester des exp&eacute;riences nouvelles, bien s&ucirc;r si je suis le seul homme pr&eacute;sent, cas contraire, je tirerai la route. Si les circonstances et les impr&eacute;vus, &agrave; moins d'un appel t&eacute;l&eacute;phonique anodin et inopin&eacute; intercesseur, donnerait l'occasion d'une rencontre avec ton amie, en ton domicile, et d'une cohabitation nuitale &agrave; trois, sois sans crainte, j'ai une sainte horreur de dormir sur les canap&eacute;s, je prendrai place entre vous deux. Mais nous n'en sommes pas en ces consid&eacute;rations saugrenues, tu ne penses pas ? Notre premi&egrave;re rencontre ne doit avoir lieu que dans deux jours. Rien ne laisse, pour l'instant les Dieux n'&eacute;tant pas de la f&ecirc;te, pr&eacute;sager que nous pourrions entretenir, toi et moi, des relations intimes, une relation amicale est, elle, d&egrave;s plus pr&eacute;visibles ayant accept&eacute;, sans tergiverser, ta proposition. Mais de l&agrave; &agrave; penser qu'un attrait mutuel et charnel, humainement compr&eacute;hensible, nous conduirait en des univers de tendresse et de sensualit&eacute;, et nous baignerait dans l'&eacute;rotisme, il y a un grand pas &agrave; franchir, et ce n'est pas, &agrave; ce jour, &agrave; y penser, ni &agrave; envisager.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Ta r&eacute;ponse est une mine de renseignements. Elle est tr&egrave;s riche en informations et elle me donne &agrave; croire que tu es un homme de grande qualit&eacute; morale et intellectuelle. Pour mon amie, seules des circonstances impromptues pourront nous amener &agrave; la situation que j'ai &eacute;voqu&eacute;e. Je ne la provoquerai pas intentionnellement. A ce sujet, sois sans crainte..., je ne l'appellerai pas pour lui annoncer que je te rencontre mardi et l'inviter &agrave; me rejoindre. J'aime mieux te conna&icirc;tre d'abord et, avant de le partager avec elle, de go&ucirc;ter &agrave; ton corps et &agrave; ton sexe. J'ai h&acirc;te de te voir nu, de m'extasier devant ta bite bien raide, de peloter tes boules, de caresser ta verge et de baiser avec toi. Et comme tu le dis avec pertinence, sa venue n'est pas &agrave; envisager dans l'&eacute;tat actuel des choses. Rien ne nous dit, m&ecirc;me si je suis convaincue qu'elles seront, que nous allions vers des relations intimes. Si je n'en &eacute;tais pas convaincue, je ne t'aurai pas rappel&eacute;. Te dire que tu me plairas physiquement, peut &ecirc;tre pas, mais pour moi seule la beaut&eacute; du c&oelig;ur a de l'importance, et la tienne me pla&icirc;t... Alors, la beaut&eacute; physique, elle est al&eacute;atoire. Je ne sais pas,</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>non plus si tu &eacute;prouveras de l'int&eacute;r&ecirc;t sexuel en ma compagnie. Par contre, si tu n'as pas eu l'occasion de conna&icirc;tre mon amie avant que nos relations ne soient profondes, quand tu auras am&eacute;nag&eacute; ton bureau, sur Am&eacute;lie les Bains, tu auras la joie de faire sa connaissance. Je l'inviterai, avec ton accord, &agrave; pendre la cr&eacute;maill&egrave;re, ce qui se fait habituellement et on y convie des amis et des intimes. Tu sauras, alors, me dire comment tu la trouves.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et tu ne crains pas, si notre relation se pare de complicit&eacute;, que ton amie s'interpose entre toi et moi ? Qu'elle me trouve &agrave; son go&ucirc;t ? Que je corresponde &agrave; son personnage ou &agrave; celui de ses fantasmes et qu'elle me fasse des propositions honn&ecirc;tes ? Que je puisse me laisser tenter ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Non ! Et je suis affirmative. Nous gardons chacune notre rang et, quant il le faut, nous savons partager. Alors, par accord tacite, l'une et l'autre nous nous faisons pleinement confiance, nous n'interc&eacute;dons jamais sur la part qui ne nous revient pas mais, nous n'h&eacute;sitons pas, le flair f&eacute;minin, &agrave; en cr&eacute;er une d'artificielle, en multipliant les temps communs propres &agrave; nous satisfaire et &agrave; nous combler toutes les deux. L'une et l'autre nous jouissons de notre retraite. Nos heures n'&eacute;tant plus compt&eacute;es, il nous est tout loisir de nous retrouver, alternant les invitations, au domicile de l'une ou de l'autre parce que nous nous compl&eacute;tons merveilleusement pour acc&eacute;der &agrave; la r&eacute;ussite d'une relation de qualit&eacute; v&eacute;cu &agrave; trois. Depuis que nous nous connaissons, je te tranquillise, je ne sais pas si je te l'ai dit, mais mon amie n'a, seulement, que cinq ans de plus que moi et elle est plus fine de corps que je ne le suis, plus rac&eacute;e aussi, plus explosive et plus bombe sexuelle, ce qui ne g&acirc;te rien, au diff&eacute;rent, je suis plus raffin&eacute;e, plus c&acirc;line et plus coquine aussi. Et l'une et l'autre nous ne d&eacute;daignons aucune position, aucune intromission, ne nous interdisant rien, ne nous refusant rien. A ce propos, mon amie &agrave; une philosophie tr&egrave;s explicite et tr&egrave;s imag&eacute;e. Elle ne se prive jamais de dire et de r&eacute;p&eacute;ter qu'une femme &agrave; une bouche faite pour gober les boules, tailler des pipes jusqu'&agrave; porter les bites &agrave; l'agonie, de tout avaler et de continuer la fellation afin de redonner de la redondance au mandrin parce qu'elle dit encore qu'elle &agrave; une chatte et que sa chatte aime bien &ecirc;tre remplie, fouie, dard&eacute;e et aussi badigeonn&eacute;e. Enfin, comme elle le souligne, elle a un troufignon et elle se refuse que le sot l'y laisse sans l'avoir d&eacute;fonc&eacute;. Je crois que je t'ai tout dit car j'aime bien sa philosophie et j'applique, de m&ecirc;me, ses pr&eacute;ceptes. Je te tranquillise encore, nous ne tenons pas &agrave; des relations en permanence empreintes de triolisme. Nous ne nous en tenons qu'aux<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>pr&eacute;liminaires, quand l'une de nous deux fait ne nouvelle rencontre et nous prenons plaisir &agrave; tester le bonhomme sans attendre que les relations s'installent. En fait, de telles situations ne se sont produites que rarement, en quatre ou cinq occasions franches. Elles n'ont pas entra&icirc;n&eacute; de rupture entre nous. Elles nous ont beaucoup plus rapproch&eacute;es, nous &eacute;tant refus&eacute;es &agrave; accaparer, pour notre compte personnel, l'ami intime de l'autre, la part royale &eacute;tant r&eacute;serv&eacute;e &agrave; celle qui a lev&eacute; le beau parti, le meilleur r&ocirc;le lui en revenant. Et s'il y a eu &eacute;chec, une ou deux fois, celui-ci est venu de l'homme qui n'avait pas accept&eacute; de vivre une relation &agrave; trois, chose dommageable puisqu'il se privait d'un plaisir.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>C'est tout &agrave; votre honneur, &agrave; l'une et &agrave; l'autre, de ne pas vous octroyer le copain de son amie. Je sais, &agrave; l'avenir, ce &agrave; quoi je peux m'attendre, si une &eacute;volution favorable prend naissance entre toi et moi, et si, les cieux du lit agr&eacute;ent une liaison charnelle, elle sera suspendue &agrave; la venue latente, tout autant que piment&eacute;e, de ton amie.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>J'esp&egrave;re tr&egrave;s vite qu'elle viendra me rejoindre... car je souhaite que mardi soir tu voudras bien rester en ma compagnie... J'ai d&eacute;j&agrave; envie de faire l'amour avec toi... Mais nous continuerons &agrave; parler de mon amie, si tu le veux bien, &agrave; un autre moment ou un autre jour. Pour l'instant, je dois plut&ocirc;t revenir &agrave; mes moutons et te parler de moi. Apr&egrave;s mon divorce, j'ai appel&eacute; cette p&eacute;riode troubl&eacute;e l'&eacute;poque de la vierge folle. Je n'avais de comptes &agrave; rendre &agrave; personne. J'&eacute;tais libre comme l'air. J'avais &eacute;t&eacute; initi&eacute;e, par mon amie, aux d&eacute;lices de l'amour et j'en profitais au maximum. Je croquais, dans la vie, &agrave; pleines dents. J'en prenais plein la vue et plein les mirettes, gobant des bites et taillant des pipes &agrave; bouche goulue, baisant avec tout ce qui me frottait de trop pr&egrave;s ou qui me faisait un peu de gringue, r&eacute;cup&eacute;rant tout ce que j'avais perdu, n'ayant pas su donner satisfaction et plaisirs &agrave; mon mari et n'ayant pas trouv&eacute; moi-m&ecirc;me aupr&egrave;s de lui. En ces temps l&agrave;, j'habitais Nice et j'&eacute;tais premi&egrave;re secr&eacute;taire dans une &eacute;tude notariale importante de la ville. Je traitais directement avec les clients, jouant le r&ocirc;le de deuxi&egrave;me clerc suivant les actes &agrave; passer. Je recevais de tr&egrave;s nombreuses invitations, surtout d'hommes porteurs d'un &acirc;ge certain et, ce n'&eacute;tait pas n&eacute;gligeable, d'un portefeuille bien rempli, &agrave; les accompagner au restaurant. Je n'en refusais aucune. Quand ils approchaient de l'octentaine ou qu'ils la d&eacute;passaient, c'&eacute;tait leur grand plaisir de parader &agrave; une table d'une enseigne bien guind&eacute;e, &agrave; la notori&eacute;t&eacute; redondante, lieu de ralliement de tous les notables de la ville, en compagnie d'une jeune femme, bien mise, bien en beaut&eacute; et l&eacute;g&egrave;rement v&ecirc;tue, une jeune dame que l'on pouvait prendre pour leur fille ou leur petite fille, mais dont ils se chargeaient, s'en glorifiant, de la pr&eacute;senter comme leur gente amie, certains ajoutant m&ecirc;me tr&egrave;s experte dans l'art de l'amour et un vrai d&eacute;mon passionnel sachant leur redonner leurs vingt ans. Leur bonne &eacute;toile aristocratique, parsem&eacute;e de chevrons de noblesse, n'en brillait que plus sur le firmament, en comparaison de ce qu'ils avaient dans leur pantalon, deux orphelines et un absent qu'ils cherchaient d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment quand l'envie de pisser leur en prenait. Apr&egrave;s, c'&eacute;tait vrai, je terminais dans leur lit. Comme beaucoup ne pouvaient plus faire grand chose avec leurs ustensiles r&eacute;form&eacute;s, pour qu'ils se tinssent raides il aurait fallu les amidonner, les nuits se ressemblaient toutes ou presque. C'&eacute;tait toujours le m&ecirc;me rituel. Pendant que je passais dans la salle d'eau, parfois certains amateurs d'odeurs fortes s'y refusaient, pour y faire mes ablutions, ils filaient dans leur chambre. Ils se d&eacute;shabillaient et se calaient, jambes &eacute;cart&eacute;es, leur minable engin pendouillant entre leurs cuisses souvent cagneuses, assis ou &agrave; demi-assis, sur le haut de leur lit, attendant, l'air b&eacute;at, le port altier, pleins de suffisance, que je vinsse les y rejoindre. Je n'arrivais jamais nue. J'&eacute;tais mise dans tous mes v&ecirc;tements, du moins presque tous ayant seulement &ocirc;t&eacute; ma culotte et mon soutien gorge, pour la majorit&eacute; d'entre eux ils m'avaient offert mes tenues de soir&eacute;es, portant en main un gant de toilette en-savonn&eacute;, g&eacute;n&eacute;ralement en soie, un autre simplement mouill&eacute; d'eau, une serviette de toilette aux fibres douces et un flacon de parfum grand chic. Je m'asseyais, &eacute;cartant l&eacute;g&egrave;rement mes jambes, remontant incidemment ma jupe, d&eacute;couvrant au trois-quarts mes cuisses et laissant entrevoir ma toison, afin que s'ils souhaitaient y poser leurs mains et oser quelques caresses ils le puissent, &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'eux. Et je m'appliquais &agrave; faire leur toilette intime, m'attardant sur leurs couilles, lustrant leur bite d&eacute;cr&eacute;pie et peaufinant, tout particuli&egrave;rement, &agrave; leur &acirc;ge ce qu'ils sentaient la pisse, le d&eacute;crassage de leur gland que j'avais pris soin de d&eacute;calotter, la faisant durer le plus longtemps possible, les conditionnant. Quelques fois, certains bandaient, mais, pour les autres, la verge n'arrivait &agrave; prendre qu'un peu de volume sans pour autant atteindre la rondeur et la raideur d'une bite en &eacute;rection. Ils se laissaient faire, badaudant aux corneilles, tout comme quand ils &eacute;taient de tous petits enfants et que leur maman les lavaient dans une bassine d'eau ti&egrave;de. Et j'&eacute;tais leur maman. Quand j'&eacute;tais s&ucirc;re que leur verge &eacute;tait propre, qu'elle commen&ccedil;ait &agrave; sentir bon, je d&eacute;posais un baiser furtif sur leur gland d&eacute;calott&eacute;, puis je parfumais avantageusement, ils avaient assez de fric pour garnir leur armoire de toilette, leur ventre rond, leurs fesses creuses et leur organe g&eacute;nital d&eacute;ficient, sans oublier leurs couilles, des boules ridicules perdues dans un amas de peaux pandouillardes que je continuais &agrave; palper et &agrave; grattouiller parce que, vicieux, ils aimaient &ccedil;&agrave;. Je vais &ecirc;tre indiscr&egrave;te. Je peux l'&ecirc;tre ? Est-ce que tu aimes et aimerais qu'une femme te bichonne le sexe ? Qu'elle le lave pr&eacute;cautionneusement, tout en le caressant pour te faire bander et pour te monter en pression ? Qu'elle le parfume apr&egrave;s l'avoir bisout&eacute; ? Qu'elle s'encanaille un peu et qui sait, qu'elle t'en accorde plus en terminant avec une bonne fellation bien baveuse ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je ne peux point te r&eacute;pondre, non pas que je ne le veuille pas, ce sait ingrat de ma part puisque tu es, toi, &agrave; me faire des confidences mais la seule personne qui m'a lav&eacute;, c'&eacute;tait dans ma prime jeunesse, et elle avait nom, ma m&egrave;re. Depuis, je n'ai plus eu cet insigne honneur, ni cette gr&acirc;ce. Du reste, je n'ai jamais pris de bain avec une femme. Je te tranquillise, je n'en ai jamais pris, non plus, avec un homme aussi bel Apollon soit-il ! Je n'ai aucun grief &agrave; l'encontre les homosexuels, eux, ils vivent leur vie, moi, je vis la mienne. Je n'aime que la compagnie des femmes. Je ne peux pas te r&eacute;pondre et je n'ai aucune id&eacute;e sur les sensations que je pourrais ressentir. Je suppose que la d&eacute;licatesse serait de mise et que j'appr&eacute;cierais, &agrave; sa juste valeur, la sollicitude de la gente dame qui me ferait conna&icirc;tre ce doucereux plaisir.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Est-ce que si je lavais ta bite, si je prenais le temps de la caresser, de la dorloter et de la c&acirc;liner, si je te la bisoutais, avant de la parfumer, qu'ensuite, humant la senteur de la lavande, de la rose, du jasmin ou autres, ma bouche s'y alanguissait, s'y coulant, si &eacute;ternisant, je te ferai bander ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Rien qu'en t'&eacute;coutant parler je bande d&eacute;j&agrave;...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>C'est vrai, mon chou, tu es d&eacute;j&agrave; tout gros... dommage que je ne sois pas &agrave; c&ocirc;t&eacute; de toi ou que toi, tu ne sois pas &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s, je m'empresserais de d&eacute;boutonner ta braguette et de te la sortir... Mais si tu r&eacute;pondais d'abord &agrave; ma question au lieu de me laisser emporter par l'id&eacute;e que tu bandes...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Laver un sexe n'est que caresses, n'est-ce pas ? Et les mains d'une femmes sont si douces, si sensuelles et si libertines, que ma verge engourmandie ne se priverait pas de se cabrer, de se durcir, de prendre de la rondeur et de pointer, sans vergogne, en direction de tes l&egrave;vres, remerciant, en cela, les gratitudes, &agrave; elle, f&eacute;mininement accord&eacute;es. Bien vite elle serait en &eacute;rection, entre les doigts acoquin&eacute;s de l'adorable et galante dame, toi en l'occurrence, m'ayant pos&eacute; la question, lui montrant, te montrant tout l'int&eacute;r&ecirc;t qu'elle lui, qu'elle te porte. Je crois t'avoir r&eacute;pondu avec franchise et honn&ecirc;tet&eacute;. Je te l'assure, si une femme me d&eacute;crassais la verge et les deux orphelines, en dessous d'elle suspendues, et si plus, elle les humectait de parfum, je banderais. Et toi..., je ne dis pas avec moi, nous ne nous connaissons pas encore, mais avec tes hommes du pass&eacute;, est-ce que tu prenais plaisir &agrave; jouer ce r&ocirc;le de soubrette</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tu ne le sais pas encore mais qui dit que tu ne l'apprennes sans trop tarder, mardi n'&eacute;tant qu'&agrave; deux jours de nous... Et je me refuserais &agrave; ce que tu ne restes pas avec moi le soir... J'ai toujours aim&eacute; caresser des sexes. Laisser glisser langoureusement ma main sur toute la longueur de la verge, grattouiller le gland d&eacute;calott&eacute;, t&acirc;ter et palper les testicules ou la laisser s'&eacute;garer sur les fesses et se perdre sur les bord d'un anus, lisser les replis des grandes l&egrave;vres g&eacute;nitales, infiltrer mes doigts dans la fente d'une vulve, titiller un clitoris, est une d&eacute;lectation pour mes sens. Et j'adore me caresser des heures durant. Depuis que nous sommes au t&eacute;l&eacute;phone, je n'ai pas cess&eacute; un instant de me donner du plaisir. J'ai toujours grand bonheur, lavant une bite, &agrave; profiter de ces moments tr&egrave;s riches parce que l'homme, dans ce cas, s'abandonne totalement au plaisir et &agrave; la d&eacute;lectation de se faire, ainsi, choyer, qu'il peut ressentir, esclave de la femme qui le c&acirc;line. Et j'en &eacute;prouve une intense jouissance. Et le seul homme, dans ma vie de femme, que je n'ai jamais lav&eacute;, n'a &eacute;t&eacute; autre que mon mari. Tu ne peux pas savoir combien j'ai une envie folle de te laver. Si tu &eacute;tais chez moi au lieu d'&ecirc;tre parti sur l'Andorre, tu serais d&eacute;j&agrave; tout nu sur mon lit et je te bichonnerais de partout. Et mon d&eacute;sir est si fort que j'ai l'impression de tenir ta bite dans ma main, que je la dorlote, qu'elle me nargue et qu'elle appelle mes l&egrave;vres et ma bouche. J'ai envie de la gober toute enti&egrave;re, et de la garder, et de la sucer, et de la t&eacute;ter, et de la porter &agrave; la p&acirc;moison, et de te boire jusqu'&agrave; la derni&egrave;re goutte. Tu diras que je suis peut &ecirc;tre dingue, obnubil&eacute;e par le sexe, mais je suis en manque, actuellement, depuis plus de trois ans. Et je crois que c'est compr&eacute;hensible et que c'est humain. Mon dernier compagnon n'aimait pas du tout &ccedil;a, pour cause, c'&eacute;tait un bravache et un fier impuissant qui s'ignorait, ou qui faisait semblant d'ignorer, se disant &ecirc;tre un vrai macho. Mais il &eacute;tait charg&eacute; de fortune, l'un me compensant l'autre, et puis il y avait mon amie, les temps o&ugrave; il s'absentait, et ces temps &eacute;taient longs, nombreux et courants. Je suis en manque, je te l'ai dit et depuis trois ans aucun homme ne s'est gliss&eacute; dans mon lit, n'a pos&eacute; ses mains sur mon corps et n'a partag&eacute;, mon d&eacute;sespoir, mes nuits. J'adore aussi prendre des douches, les bains ne les prisant pas, par la difficult&eacute; des positions et l'&eacute;troitesse du r&eacute;cepteur, en agr&eacute;able compagnie. Tu ne peux pas t'imaginer, il est vrai tu m'as avou&eacute; n'en avoir jamais pris en compagnie d'une femme, combien l'excitation est extr&ecirc;me. Deux corps nus, l'un f&eacute;minin et f&eacute;lin, l'autre masculin et bestial, &eacute;rig&eacute;s dans toute leur droiture au c&oelig;ur du bac douche, si pr&egrave;s l'un de l'autre, se touchant, se fleurant et s'&eacute;lectrisant mutuellement, la pomme d&eacute;versant une pluie d'eau ti&egrave;de au-dessus de leur t&ecirc;te, les visages ruisselants, les muscles luisants, les courbes arrogantes, les mains glissant sur les peaux avides de douces caresses, tout un univers s'embrase quand, emport&eacute;e par les c&acirc;lineries digitales, la bite de l'homme se dresse et vient effleurer la chatte ou, le cul, d&eacute;j&agrave; p&acirc;m&eacute;s et consentants de la femme qui n'en peut plus de se garder de toute p&eacute;n&eacute;tration, la provoquant, l'aidant, la guidant jusqu'au plus profond de ses chairs, le ventre tendu, les cuisses l&eacute;g&egrave;rement &eacute;cart&eacute;es, le fessier en d&eacute;concentration maximale, les doigts harponn&eacute;s, les ongles incrust&eacute;es dans les chairs, aux fesses m&acirc;les, l'instant de la jouissance et de l'orgasme ne demandant plus que l'explosion finale. Imagines-toi, aussi, la pr&eacute;sence d'une seconde</em> <em>femme, un vrai volcan, participant &agrave; ces f&ecirc;tes pyrotechniques, le sublime en r&eacute;sulte. Aux caresses manuelles s'y incluent de suaves attouchements buccaux dans une symphonie en rut majeur. Un sexe, un second sexe et une langue libertine qui l&egrave;che et lape, les deux intimement unis, communiant dans un m&ecirc;me &eacute;lan de tendresse et de sensualit&eacute;, la pomme de la douche, complice, aspergeant toujours les trois corps sexuellement enlac&eacute;s, le cadre est mirifique et l'instant imprenable. Tu sais, je donnerais, des jours et des semaines, le temps n'&eacute;tant pas comptable de la vie d'une femme, de mon existence, pour retrouver ces heures de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; charnelle o&ugrave;, transport&eacute;e, d&eacute;bauch&eacute;e et ensorcel&eacute;e, il n'est plus une chatte, il n'est plus un cul, il n'y a qu'une double p&eacute;n&eacute;tration, l'une digitale, l'autre phallique, au comble du bonheur vaginal et anal, entra&icirc;nant un double co&iuml;t. Mais avec mes petits vieux, je reviens vers eux et vers mon pass&eacute;, c'&eacute;tait une histoire plus sobre. Sous la douche, perclus de rhumatismes et de douleurs, ils n'auraient pas tenu longtemps, l'eau an&eacute;antissant leurs occasionnelles, ou leurs rares vell&eacute;it&eacute;s, qu'ils auraient pu avoir. Ils se satisfaisaient de faire la planche sur le lit et leur suffisait pour les mettre, momentan&eacute;ment, en train. Apr&egrave;s, tout d&eacute;pendait des fantasmes de chacun. Certains voulaient un strip-tease, alors je remettais ma culotte et mon soutien</em><span style="color: #ffffff;"><em>-</em></span><em>gorge. A leur convenance, soit je m'ex&eacute;cutais, remontant sur le lit, soit je le faisais, debout, bien en vue, au milieu de la chambre. Je n'oubliais jamais de me caresser la poitrine, le ventre, les fesses, les malaxant, les triturant. Quand j'en arrivais &agrave; &ocirc;ter la culotte, je jouais longuement avec l'&eacute;lastique, montrant, par intermittence, mes poils pubiens, leur laissant entrevoir ma chatte, la leur cachant aussi vite, et j'attendais le dernier moment, ils commen&ccedil;aient &agrave; saliver, pour me retrouver totalement nue. Alors, je m'agenouillais sur le lit. Je me branlais, m'arrangeant toujours pour mon sexe se trouva le plus pr&egrave;s de leur bouche, comme &ccedil;&agrave;, s'ils en avaient l'envie, ils pouvaient l'embrasser. Ils ne s'en privaient pas. Je continuais ce man&egrave;ge jusqu'&agrave; ce que j'en arrivais &agrave; la jouissance, la mouille d&eacute;goulinant sur mes cuisses, ce qui les rendaient heureux. D'autres pr&eacute;f&eacute;raient me d&eacute;shabiller. Je les laissais faire. Ils me touchaient alors de partout. Ils n'ignoraient rien de mon anatomie, palpant et molestant mes seins, mon ventre, mes cuisses, mes fesses, ma chatte et mon troufignon. Ils glougloutaient mes t&eacute;tons. Ils l&eacute;chaient mon clitoris. Ils lapaient mon trou du cul ou ils y enfon&ccedil;aient leurs doigts. Ils en prenaient tout ce qu'ils en voulaient. Leurs mains f&eacute;briles n'arr&ecirc;taient pas, leur bouche et leur langue non plus. Ils &eacute;taient intenables, pire que des gosses qui joueraient avec une poup&eacute;e... Tu ne dis rien.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je t'&eacute;coute, un point c'est tout... C'est si riche en enseignements et si foisonnant de renseignements que je n'ai rien autre qu'&agrave; t'entendre discourir sur ta vie priv&eacute;e.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu fais comment, toi, quand tu es avec une femme ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme tout le monde, je crois... Tout d&eacute;pend des circonstances et du lieu, si l'envie est pressante ou si elle ne l'est pas. En principe j'aime bien d&eacute;shabiller une femme, l'acte regorge de charmes cach&eacute;s. J'aime bien, en contre-partie, &ecirc;tre d&eacute;shabill&eacute; par elle. Non pas &agrave; la va-vite, v&ecirc;tement apr&egrave;s v&ecirc;tement, dans l'engrenage d'une multiplicit&eacute; de caresses, jusqu'&agrave; ce que nous nous retrouvions en culotte ou en slip, pour que la nudit&eacute; des deux corps, d&eacute;j&agrave; engourmandis, excit&eacute;s, intervienne le plus tard possible, un tout petit bout de tissu sur la peau, en l'endroit crucial, masquant &agrave; peine les sexes, est tr&egrave;s &eacute;rotisant d'autant qu'il faut glisser sa main sous le fr&ecirc;le triangle de coton et de soie pour sentir la douceur des poils, la ti&eacute;deur de la vulve et les vibrations de la chair. Par contre, je n'ai jamais eu droit &agrave; un strip-tease tel que tu me l'as d&eacute;crit.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu ne crois pas que c'est dommage, pour toi, de n'avoir jamais joui du spectacle d'un corps de femme se d&eacute;nudant bribe &agrave; bribe, d&eacute;voilant ses charmes cach&eacute;s ? Tu conna&icirc;tras un jour cela aussi et d&egrave;s mardi soir, je te le promets, car mardi tu dormiras chez moi, j'en ai certitude et je ferai tout pour qu'il en soit ainsi. Et tu ne pourras pas me refuser. Un strip-tease... L'instant est magique. Il est exquis. Mon amie m'y avait initi&eacute;. Elle, elle est admirable quand l'heure du coucher survient. C'est devenu, pour elle, un rituel solennel et une grande messe &agrave; laquelle, tous les soirs, elle prend joie et plaisir, ne s'y soustrayant qu'en de tr&egrave;s exceptionnelles occasions. Elle a l'art et la mani&egrave;re d'effeuiller la marguerite. Tu sauras t'en rendre compte, par toi m&ecirc;me, le soir o&ugrave; nous nous retrouverons, incidemment, dans mon appartement. Et, ce qui ne g&acirc;che rien, elle est un beau brin de femme. Toutes les deux, c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te, je me sens d'une mochet&eacute; complexante, bien que je sois toujours en beaut&eacute;, corporellement parlant, poss&eacute;dant ce qu'il faut l&agrave; o&ugrave; il faut, des nichons bien droits, bien gorg&eacute;s de chair et une chatte qui baille d'aise devant une bite bien raide. Je te signale, la discussion m'y menant, que ce n'est pas un tiroir caisse qui se niche entre mes cuisses mais, se pelotonnant au c&oelig;ur d'un gazon qui ne demande qu'&agrave; &ecirc;tre entretenu avec tendresse et moultes attentions, par un jardinier sensuel, c'est une chatte doucereuse et c&acirc;line que j'y garde avec amour. D'autres le d&eacute;nomment &eacute;crin choyant les bijoux de famille raides et redondants, gorg&eacute;s de s&egrave;ve procr&eacute;atrice qui se glissent en lui, s'y &eacute;panouissant, et, il les tient serr&eacute;s, en les minaudant, jusqu'&agrave; ce qu'ils s'y abandonnent, dans un ultime sursaut de r&eacute;sistance et d'orgueil, tant bien m&ecirc;me, douillet fourreau bien huil&eacute;, esp&eacute;rant qu'une dague bien ronde, bien dure et longue &agrave; souhait, en &eacute;pouse ses parois et l'humecte, dans une &eacute;jaculation toute de puissance, de ses &acirc;cres et ti&egrave;des humeurs spermatozo&iuml;dales. Pour ce qui est de moi, j'aime d&eacute;nuder mon corps ainsi. M&ecirc;me quand je suis seule, je m'imagine, l'image est si belle, qu'un homme se trouve, le sexe en apparat, &eacute;tendu sur mon lit. Je lui offre mon effeuillage agr&eacute;ment&eacute; de mille caresses portant mes chairs &agrave; l'orgasme final. Apr&egrave;s je me sens bien, d&eacute;tendue et calme, tu ne peux pas savoir. Longtemps je garde les yeux ferm&eacute;s, attendant, vainement, d'&ecirc;tre chevauch&eacute;e, p&eacute;n&eacute;tr&eacute;e, ensemenc&eacute;e. Ce serait mieux si vraiment il y avait un homme, mais faute de grive, je mange du merle. Depuis hier soir, je me contente, me disant que dans deux ou trois jours, tout changera et il y aura vraiment quelqu'un qui saura appr&eacute;cier. Et ce quelqu'un.... ce sera toi.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je n'en doute pas un instant. Ce doit &ecirc;tre tr&egrave;s agr&eacute;able et si excitant. L'homme doit &ecirc;tre aux anges. Que dire de sa verge ? Elle doit &ecirc;tre plant&eacute;e, tel un pieu, dans un vallon br&ucirc;lant.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Tu rigoles ou alors tu te moques de moi ? Mes bonhommes avaient du mal &agrave; la lever et &agrave; la garder raide. Ils ne pouvaient que rarement me baiser tant elle &eacute;tait ridicule. Cela arrivait de temps &agrave; autre. Ils &eacute;taient alors tellement excit&eacute;s de se voir bander qu'ils se</em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span><em>jetaient sur moi pour me troncher avant qu'elle ne retomb&acirc;t. Le pire, c'est qu'ils abandonnaient &agrave; moiti&eacute; le travail commenc&eacute;, leurs couilles molles, sans avoir joui dans la plupart des cas, ou alors ils le faisaient comme des lapins..., renter et cracher de suite... Qu'importe, ils &eacute;taient contents de m'avoir mont&eacute;e qu'ils aient pu ou non arriver &agrave; conclure.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Et toi ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> J'aurais bien aim&eacute; qu'ils soient parvenus &agrave; la conclusion apr&egrave;s avoir fourrag&eacute; longtemps, au moins j'aurais peut &ecirc;tre eu la chance d'un orgasme. Et toi, aurais-tu conclu de suite ou y aurais-tu mis les formes</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tr&egrave;s certainement, je serais arriv&eacute; &agrave; la conclusion. Mais, avant, je ne t'aurai pas l&acirc;ch&eacute;e, parvenant &agrave; contr&ocirc;ler mon &eacute;jaculation tant que tu n'aurais pas obtenu le plaisir total auquel tu pouvais aspirer et la jouissance orgasmique, en finalit&eacute;, dans son sens noble. Autrement, pourquoi faire l'amour &eacute;go&iuml;stement, l'acte, par lui-m&ecirc;me, &eacute;tant l'expression d'un plaisir &eacute;go&iuml;ste</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> C'est beau ce que tu viens de dire. C'est profond. Tu ne peux pas savoir comme j'ai grande envie de te voir mardi... Je n'en doute pas, tu sauras me satisfaire. Dommage, que demain, tu sois &agrave; Barcelone, nous aurions pu avancer le rendez-vous d'une journ&eacute;e...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Comme tu le dis justement, demain je suis &agrave; Barcelone et je ne peux vraiment pas me trouver &agrave; Am&eacute;lie les Bains. Mais mardi..., ce n'est que dans deux jours. Le temps passe si vite. Tu ne t'en apercevras pas, je serai en Vallespir et nous pourrons faire ample connaissance. Nous en aurons tout le temps. Je suis libre et les heures ne comptent pas pour moi, sachant me lib&eacute;rer selon les circonstances.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> C'est vrai, mardi n'est que dans deux jours. Et je suis loin d'avoir fini de tout t'expliquer. Je ne t'emb&ecirc;te pas trop ? Tu n'as pas honte de moi avec mes confidences intimes.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Ne t'ai-je pas dit, au pr&eacute;alable, averti que j'&eacute;tais pr&ecirc;t &agrave; tout entendre ? Alors n'ai aucun embarras, continues donc &agrave; vider ton sac, cela te fait une merveilleuse th&eacute;rapie. Je suis &agrave; ton enti&egrave;re &eacute;coute. Si tu le d&eacute;sires, tu peux m&ecirc;me me reparler de ton amie, quand elle te rend visite et qu'elle s'invite une ou deux nuits en ta compagnie.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Je t'en parlerai apr&egrave;s. Je pr&eacute;f&egrave;re revenir &agrave; mes hommes. Une fois que j'&eacute;tais d&eacute;shabill&eacute;e, certains aimaient &agrave; caresser mes seins et ma vulve avec leurs mains et leur bouche. Je crois qu'ils en &eacute;prouvaient du plaisir. Comme ils ne pouvaient souvent pas faire grand chose avec leur queue, ils me su&ccedil;aient la chatte et ils &eacute;taient heureux quand ils &eacute;taient parvenus &agrave; me faire jouir. Je sentais leur langue dans ma vulve, laper mon vestibule, titiller mon clitoris et &ccedil;&agrave; m'excitait beaucoup. Ne pouvant pas &ecirc;tre bais&eacute;e autrement, je prenais mon pied comme je le pouvais ? Et pour que le co&iuml;t fut encore plus fort, si eux n'y pensaient pas, je m'enfon&ccedil;ais un doigt dans le trou du cul et je me branlais. Ainsi le clitoris et le vagin stimul&eacute;s par leur succion, alors je sollicitais l'&eacute;rotisation des terminaisons nerveuses de ma muqueuse anale et je parvenais, ainsi, &agrave; obtenir un violent orgasme. J'ai toujours aim&eacute;, &ccedil;&agrave; m'excite &eacute;norm&eacute;ment, qu'un homme caresse ma chatte avec sa bouche, ses l&egrave;vres, sa langue, un peu moins avec les doigts, eux je les pr&eacute;f&egrave;re fouissant dans mon troufignon. J'arrive toujours &agrave; jouir quand on me c&acirc;line ainsi. Avec mon mari, je te l'ai dit, je crois, baiser, c'&eacute;tait pour moi &eacute;carter les cuisses, me faire p&eacute;n&eacute;trer, recevoir le jet de sperme dans mon vagin et &ccedil;&agrave; s'arr&ecirc;tait l&agrave;, point final. Jamais je n'avais voulu qu'il me su&ccedil;&acirc;t. Je trouvais sale qu'une bouche embrass&acirc;t mon sexe. Mon mari avait toutes les raisons de me dire que j'&eacute;tais nulle en amour. Ce fut aussi mon amie qui m'y initia. Elle, elle savait l&eacute;cher une chatte et elle le fait toujours divinement bien. Depuis, j'adore qu'une t&ecirc;te se cale entre mes cuisses. Je sais que j'appartiens au moins &agrave; quelqu'un et que cet homme, ou mon amie quand elle me rend visite, est mon esclave. Je le r&eacute;compense par l'explosion de ma jouissance. Je sais qu'il boit le bien le plus pr&eacute;cieux qui est en moi, et qu'il ne peut pas s'en passe. J'aimerais qu'une fois un homme me suce jusqu'&agrave; ce que je ne puisse plus le supporter, &agrave; m'en &eacute;vanouir de bonheur. Je te parle, je te dis tout, mais je suis curieuse aussi. Je ne suis pas une femme pour rien. Est-ce que tu aimes sucer une chatte</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Je vais te r&eacute;pondre simplement ! Qu'une femme soit combl&eacute;e est ma pr&eacute;occupation principale et c'est plus important que d'acc&eacute;der &agrave; mon propre plaisir. Si elle a envie que je la suce, comme tu dis, elle saura me le faire comprendre. Alors, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la satisfaire. Tu sais..., c'est agr&eacute;able de poser sa t&ecirc;te sur les cuisses de sa compagne, de d&eacute;poser de d&eacute;licats baisers sur sa motte pubienne, de flirter avec ses l&egrave;vres g&eacute;nitales, de les entrouvrir, ling&uuml;alement de visiter son vestibule tout humect&eacute; de s&eacute;cr&eacute;tions, de boire &agrave; son clitoris, de respirer l'odeur de son sexe en p&acirc;moison et de ressentir les l&eacute;gers tressaillements qui irisent sa peau et qui se difusent dans ses entrailles. Elle n'a plus besoin de qu&eacute;mander une frivolit&eacute;. Tout son corps s'exprime &agrave; l'unisson de ses pulsions. G&eacute;n&eacute;ralement une main se perd dans les cheveux et tu sais, sans qu'elle n'en ait pip&eacute; mot, qu'elle aime les caresse buccales, labiales et linguales. Tu lui offres ce cadeau qu'elle a tout lieu d'attendre de toi.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comme j'envie les femmes qui baisent avec toi et comme elles doivent &ecirc;tre heureuses de se retrouver dans tes bras. Les femmes aiment, plus que tout, qu'un homme soit attentionn&eacute;, proche d'elles et capable de r&eacute;pondre aux sollicitations de leur corps. Je t'aurai connu, il y a une vingtaine d'ann&eacute;e, je crois que je n'aurais pas accept&eacute; autant d'invitations et que je n'aurais pas satisfait les fantasmes sexuels de tous les vieux d&eacute;fra&icirc;chis, mais riches, qui me faisaient miroiter le monde en couleur. C'&eacute;taient tous des vicieux. Ils voulaient tous que je leur palpasse les couilles et que je leur su&ccedil;asse la bite. Avec toi, je sais que tout aurait &eacute;t&eacute; diff&eacute;rent. Mes bonshommes, quand il voulaient me baiser, je savais qu'ils n'arriveraient pas au terme de l'acte. J'&eacute;tais oblig&eacute;e d'achever la partie de baise par une fellation se traduisant en sucette baveuse inexorablement. Quand ils &eacute;jaculaient, en se retirant, je recevais leur sperme sur la figure, sur le cou, sur la poitrine. Leur jus poisseux &eacute;tait gluant. Je collais de partout. C'&eacute;tait d&eacute;gueulasse. Je d&eacute;testais, aussi, quand ils ne se retiraient pas assez vite. Ils attendaient l'instant ultime, ou ils ne se retiraient pas du tout, alors, comme je devais continuer &agrave; les sucer, leur queue &agrave; demi pansies &eacute;tant toujours dans ma bouche, ils se vidaient, m'obligeant &agrave; avaler leur sperme. Je crois que c'est leur queue rabougrie qui me d&eacute;go&ucirc;tait surtout car, le pire de tout, c'est que chaque fois que cela se produisait, j'atteignais l'orgasme. C'&eacute;tait tellement jouissif. Et toi, tu aimes qu'une femme te suce ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Si je te r&eacute;pondais non, je te mentirais. Je ne serais pas un homme. Toi, tu aimes les caresses buccales ? Pourquoi d&eacute;testerais-je une fellation ? Ce serait contraire au plaisir. Par contre j'ai une aversion envers &eacute;jaculer dans la bouche d'une femme. C'est l'avilir quelque part. Une femme c'est un &ecirc;tre si noble qu'il est ind&eacute;licatesse de la souiller</em>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Merci pour tout ces compliments... Ils me touchent. Si tu &eacute;tais &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi, je t'embrasserais de joie. Je saurai me rappeler que tu es respectueux et que tu ne t'attaches pas &agrave; la bassesse Je sais que je peux te faire confiance. Je te le redis. Si tu &eacute;tais &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi, tout en t'embrassant, j'aurais laiss&eacute; glisser une main jusqu'&agrave; tes entre-cuisses, j'aurais cherch&eacute; &agrave; savoir, &agrave; travers le tissu, si ton sexe &eacute;tait gros. S'il ne l'&eacute;tait pas, j'aurais mis toute ma science pour qu'il le devienne, qu'il gonfle dans ton slip et, parvenu &agrave; mes fins, j'aurais d&eacute;boutonn&eacute; la braguette de ton pantalon, j'aurais fouill&eacute; dans le v&ecirc;tement et sorti ton engin de plaisir. Alors, je me serai agenouill&eacute;e devant toi et je t'aurai suc&eacute; de bonheur. Mais je t'aurai interdit de te retirer quand tu serais parvenu &agrave; la jouissance. Ta bite, elle, n'est pas rabougrie et je n'en aurais pas eu de d&eacute;go&ucirc;t. J'aurais aval&eacute; ton sperme jusqu'&agrave; la derni&egrave;re goutte... J'aurais m&ecirc;me continu&eacute; &agrave; te sucer pour te faire &agrave; nouveau devenir gros dans ma bouche et apr&egrave;s... je t'aurais offert ma chatte ou mon trou du cul pour que tu les honore de ta semence. Mais j'appr&eacute;cie que tu ne prennes pas une femme qui fait une fellation pour une pute et que tu ne l'obliges pas &agrave; faire des choses qu'elle se refuse &agrave; accomplir.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tu sais, un homme pressent l'instant, des signes l'en avertissent, o&ugrave; il va &eacute;jaculer. Tout son corps se durcit et se cambre, ses muscles se bandent. Il se produit des contractions sur sa verge. Attendant trop, ces contractions se succ&egrave;dent, de plus en plus en plus rapides, de plus en plus violentes et les trois derni&egrave;res am&egrave;nent &agrave; l'explosion terminale. A ce moment l&agrave;, tout retrait est inutile, l'&eacute;jaculation ayant eu lieu. La bouche de la femme a re&ccedil;u le jet de sperme. Pour l'homme, c'est un instant d&eacute;licieux, &eacute;tant parvenu &agrave; l'orgasme. Ce moment est d'autant plus luxurieux si la femme continue sa fellation jusqu'&agrave; ce que la verge tombe en flaccidit&eacute; , flasque et molle. Mais si l'homme a pris comme pr&eacute;caution de caresser le p&eacute;rin&eacute;e et la vulve et d'exciter le clitoris de sa partenaire, tout le temps de la fellation, se sentant proche de jouir, il se retire- et p&eacute;n&egrave;tre phalliquement le sexe de la femme. Il peut alors s'abandonner dans son vagin. S'il est &eacute;go&iuml;ste, il se d&eacute;tachera apr&egrave;s que ses bourses scrotales soient vid&eacute;es, se retournant, allumant une cigarette, reprenant ses esprits. Mais, s'il est tendre, attentionn&eacute;, il restera, sa verge continuant un l&eacute;ger mouvement de va et vient, toujours cal&eacute;e dans le fourreau vaginal, tant qu'elle gardera de sa raideur et de sa rondeur. Sa compagne appr&eacute;ciera cette d&eacute;licatesse car, il est probable, si elle n'a pas pu atteindre l'orgasme, d'y parvenir, tant bien m&ecirc;me d'acc&eacute;der &agrave; une multi-orgasmicit&eacute;. L'homme, lui, &eacute;prouvera autant de ^plaisir qu'il en aurait pu en conna&icirc;tre, si la fellation, apr&egrave;s jouissance, s'&eacute;tait prolong&eacute;e.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Comment sais-tu toutes ces belles choses ?</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Je t'en ai entretenu... Faisant l'amour, la femme est, pour moi, une d&eacute;it&eacute;. Elle se doit d'&ecirc;tre, &agrave; ce titre, honor&eacute;e, tout comme on loue une d&eacute;esse, avec la foi et la passion de l'acte que l'on commet.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">- <em>Dis moi... J'aimerais baiser avec toi. Accepterais-tu de me baiser</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Comment cela pourrait-il s'av&eacute;rer possible en l'&eacute;tat actuel de la situation ? Nous sommes-nous d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute;s ? Je te r&eacute;ponds par la n&eacute;gative. peut &ecirc;tre suis-je un vieux monsieur bedonnant, rabougri, pas beau du tout ou un personnage affreux...</em> ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Je ne te crois pas. Tu me dis des m&eacute;chantes choses parce que tu n'as pas envie de moi...</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Je ne fais pas l'amour par procuration. Penses d'abord &agrave; me rencontrer, le temps des relations intimes, s'il doit exister, entre toi et moi, viendra, dans la normalit&eacute; des choses, sans frapper &agrave; la porte, tout simplement. Je vis au jour le jour. Demain c'est un autre jour. Mardi en sera un autre et tu auras, peut &ecirc;tre, chang&eacute; d'avis, de nouvelles perspectives s'&eacute;tant ouvertes &agrave; toi. Restons, si tu le veux bien, les pieds sur terre. Si tu veux me faire d'autres confidences, ne change pas de cheval et ach&egrave;ve de vider ton sac &agrave; d&eacute;faut de me vider les couilles.</em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">-<em> Tu es dur et cruel. Je nageais sur un nuage et tu me fais retomber brutalement. Tu as certainement raison. J'ai probablement tort. Mais tu m'as fait r&ecirc;ver. C'est si bon de r&ecirc;ver quand on est seule, la vie est si triste. Je peux te demander... ? Accepterais-tu que je te rappelle en milieu d'apr&egrave;s-midi ? Le temps passe si vite... Si je ne me presse pas, je n'aurai pas mon d&eacute;jeuner. J'ai pass&eacute; commande chez le traiteur et il va bient&ocirc;t baisser les rideaux, comme c'est dimanche... Je te promets que je t'entretiendrai de mon amie, de deux ou trois choses qui sont importantes et d'autres qui le sont beaucoup moins... Avant de te quitter, je tiens &agrave; te dire que tu es un ange. Malheureusement, je n'en suis pas un, les anges n'ayant pas de sexe. Et toi, heureusement pour moi et pour ma chatte, elle en est &eacute;panouie, tu en es dot&eacute; d'un...</em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Qu'avais-je donc os&eacute; faire pour avoir voulu l'engager &agrave; parler de sexe ? Elle est aussi intarissable, sur ce sujet, qu'elle l'est, en parlant d'elle, une femme respectable, respectueuse, sage et temp&eacute;r&eacute;e, sur tous les autres la concernant directement. Qu'en aurait-il &eacute;t&eacute;, m'&eacute;tant seulement satisfait, pour l'avoir lanc&eacute;e dans l'&eacute;vocation de son pass&eacute; sexuel, de r&eacute;pondre &agrave; ses impertinentes questions, si, jouant du vice, j'avais gliss&eacute;, incidemment dans la conversation d&eacute;j&agrave; bien allum&eacute;e, quelque interrogations oiseuses ? Serait-elle all&eacute;e plus loin, dans son descriptif relationnel ? Si des doutes subsistaient, sur sa vraie personnalit&eacute;, ceux-ci n'existent plus, &eacute;tant tous tomb&eacute;s comme feuilles d'automne aux vents d'autan. Elle est r&eacute;ellement la femme telle que je l'avais pens&eacute;, <em> </em><span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>une jouisseuse, peut &ecirc;tre plus, une jouissive. Je sais, maintenant, o&ugrave; j'irais mettre mes pieds, pour ne pas dire tremper autre chose. Je ne dois rien enclencher au-del&agrave; de cette &eacute;troite perspective, les risques seront trop importants. Une fois enserr&eacute; entre ses griffes, la laissant multiplier ses projets, la confortant en eux, il me sera ardu de parvenir &agrave; larguer les amarres, ayant perdu mes amers.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Quelque part, aussi, j'avoue m'engager dans une dr&ocirc;le de gal&egrave;re pour quelques heures de plaisir. J'ai accept&eacute; son rendez-vous, je ne m'en d&eacute;dierai pas. L'occasion &eacute;tait belle, trop belle, de prendre du bon temps aupr&egrave;s d'une cannibale de l'amour, la r&eacute;alit&eacute; pouvant s'av&eacute;rer totalement diff&eacute;rente.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Apr&egrave;s le sale coup, re&ccedil;u de Mich&egrave;le, j'avais besoin de m'exorciser, d'annihiler la d&eacute;ception qui en avait r&eacute;sult&eacute; et d'an&eacute;antir les mensonges, les vilenies et les calomnies qui se d&eacute;versaient sur moi. Une femme, telle mon inconnue, arrivait &agrave; point nomm&eacute; pour me changer les id&eacute;es. Pour moi, c'&eacute;tait tout... Point &agrave; la ligne. Mais les donnes semblaient pip&eacute;es. J'en ai toute conscience et le jeu pourrait tourner au vinaigre si je me laisse, inconsciemment, embarquer dans une aventure scabreuse aux multiples et libidineuses ramifications.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">J'irai au rendez-vous, la question ne se posant plus mais averti, comme je viens de l'&ecirc;tre, je la garderai &agrave; distance raisonnable, me satisfaisant d'une simple rencontre de biens&eacute;ance, d'une commune prise de connaissance, m'interdisant d'&eacute;pancher mes besoins physiques en la suivant dans son lit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Comme elle n'aura pas plus conclure, restant sur sa faim, elle m'en proposera un second, dans les deux ou trois jours courants, accept&eacute; lui aussi. Au cours de celui-ci, je la gratifierai, beau joueur, de quelques avances sibyllines, de quoi lui monter l'eau au palais et la saveur &agrave; la bouche et, comme pour le premier, je m'en retournerai, le soir venant, rejoindre mes p&eacute;nates. Apr&egrave;s, il y aura lieu d'aviser de la tactique &agrave; employer et de fourbir les armes, sa porte s'ouvrant grand avec, en prime, un embarquement direct pour Cyth&egrave;re.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman,serif; font-size: large;">Mais ce n'est pas tout... Un long bout de chemin &agrave; parcourir m'attend. Ne suis-je pas gar&eacute; aux portes m&ecirc;mes de la citadelle de Mont Louis ? J'ai, dans toute sa longueur, la Cerdagne &agrave; traverser, la Vall&eacute;e de Carol &agrave; remonter et la Principaut&eacute; d'Andorre &agrave; arpenter, avant d'arriver &agrave; destination. Je n'ai aucun retard dans mon programme extensible et adaptable &agrave; tous impromptus.</span></p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 11:07:23 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>petitfilou</dc:creator>
		<dc:date>2011-06-23T11:07:23+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[La Terre aux Humbles I.]]></title>
		<link>http://petitfilou.hotviber.fr/la-terre-aux-humbles-i-3889</link>
		<description><![CDATA[&nbsp; Jour de salut. &nbsp; &nbsp; Qui se cache derri&egrave;re cette voix f&eacute;minine, cette voix assur&eacute;e, au timbre enjou&eacute;, m'appelant sur mon t&eacute;l&eacute;phone portable, en ce samedi matin, veille de P&acirc;ques, alors que, d&eacute;ambulant de par les rues d'un Soler sans &acirc;me, &agrave; la recherche de vestiges, signes d'un pass&eacute;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><span style="font-size: x-large;">Jour de salut.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Qui se cache derri&egrave;re cette voix f&eacute;minine, cette voix assur&eacute;e, au timbre enjou&eacute;, m'appelant sur mon t&eacute;l&eacute;phone portable, en ce samedi matin, veille de P&acirc;ques, alors que, d&eacute;ambulant de par les rues d'un Soler sans &acirc;me, &agrave; la recherche de vestiges, signes d'un pass&eacute; local affreusement mutil&eacute; pour cause d'am&eacute;nagements environnementaux, inscrits en lignes budg&eacute;taires municipales, et tout autant proscrits, pour un temps faisant halte, face aux &eacute;coles maternelles affreusement vides, et, assis sur un vieux banc en fer, un banc &agrave; demi tordu, marques ind&eacute;l&eacute;biles de la vindicte destructrice d'une jeunesse en mal d'&ecirc;tre, d&eacute;boussol&eacute;e, d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e, dans la drogue et la bi&egrave;re tuant leur inactivit&eacute;, leur d&eacute;tresse et leur violence, gratuit&eacute; d'actes r&eacute;pr&eacute;hensibles non r&eacute;pr&eacute;hend&eacute;s, l'ins&eacute;curit&eacute; grandissante entretenue pour raisons bassement politiciennes, casser pour casser, d&eacute;truire pour d&eacute;truire, saccager pour saccager, vrais mots d'ordre et cheval de bataille &eacute;lectoral ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/aTvDlV51wmFl1c-A3nUPlzxZQ9Y.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/aTvDlV51wmFl1c-A3nUPlzxZQ9Y@480x640.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Qui est-elle donc cette femme mystagogue, cette inconnue au timbre de voix agr&eacute;able, que je me suis permis de rappeler, m'ayant complaisamment accord&eacute;, avec une gentillesse contenue empreinte d'une facilit&eacute; d&eacute;concertante, son adresse phonique c&eacute;d&eacute;e bien que celle-ci fut tenue au secret permanent ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle est une myst&eacute;rieuse d&eacute;it&eacute; et s'&eacute;ternise, dans les m&eacute;andres d'une pr&eacute;sentation circonstancielle, d'une prise de connaissance, une amicale conversation, nos chemins, nos ondes s'&eacute;tant crois&eacute;es par l'entremise d'une agence vocale sp&eacute;cialis&eacute;e, confidentielle et d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;e, dans les rencontres entre particuliers.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/LESKLoO-m3e0CviNVkMbmFMDynk.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/LESKLoO-m3e0CviNVkMbmFMDynk@480x640.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle y avait d&eacute;pos&eacute;, d&eacute;sirant rompre sa solitude et... plus si entente, un message en recherche d'une &acirc;me s&oelig;ur, un &ecirc;tre d'exception, tout, comme elle, plong&eacute; dans la platitude d'une existence morne, vide de sentiments, expugn&eacute;e de toute contenance humaine, un message, noy&eacute; dans le flot d'autres messages, que j'avais intercept&eacute; et r&eacute;cept&eacute;, peut &ecirc;tre attir&eacute; par la voix, sa voix gorg&eacute;e de douceur et de douleur, de tendresse et de chaleur, une voix lan&ccedil;ant un appel au secours, une bouteille &agrave; la mer, au gr&eacute; des vagues et des vents porteurs voguant et surfant dans les cieux &eacute;th&eacute;r&eacute;s, une honn&ecirc;te invitation emplie d'esp&eacute;rance, vers un homme respectable, capable de la comprendre, de lui plaire, de la s&eacute;duire sans la corrompre ni la subordonner, de la charmer, de lui prendre la main et de la guider, dans le respect et la d&eacute;cence, dans la sinc&eacute;rit&eacute; et la tol&eacute;rance, sur les voies d'une relation franche, sans d&eacute;guisement et sans artifice, tenant ses bases assises sur l'amiti&eacute;, avant que ne soit introduite l'&eacute;vocation d'une hypoth&eacute;tique relation sentimentale.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/HYzKQj0mfJc8Clad0xbaETj3PxE.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/HYzKQj0mfJc8Clad0xbaETj3PxE@480x640.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle est femme... Mais, femme, mon pass&eacute;, son parcours chaotique, surplombant l'ab&icirc;me et born&eacute; par des pierres d'achoppement, m'ayant trop marqu&eacute;, mon c&oelig;ur, dard&eacute; de fl&egrave;ches, ayant trop saign&eacute;, mes chairs &eacute;tant frapp&eacute;es au fer rouge, en portant, pour des &eacute;ternit&eacute;s, des karmas, les stigmates ind&eacute;l&eacute;biles, il n'est nul besoin, nulle n&eacute;cessit&eacute;, de lui laisser entrevoir et esp&eacute;rer toute &eacute;volution autre que l'amiti&eacute;, et nulle autre chose que l'amiti&eacute;, car je resterai sec de tout sentiment, notre relation, si elle s'&eacute;lance sur de bons rails, ne se devant point se commuer en une liaison amoureuse g&eacute;n&eacute;ratrice de d&eacute;ceptions et de d&eacute;chirements douloureux, tout cela se devant de transpara&icirc;tre dans la trame de la discussion , dans l'essence m&ecirc;me du dialogue. Et, vrai, honn&ecirc;te, respectable, respectueux des autres, le lui dire et le lui avouer, est d'importance ! Qu'ainsi elle ne se b&acirc;tisse point de ch&acirc;teaux en Espagne ni ne r&ecirc;ve d'un nouvel Eldorado, ni ne dresse une luxurieuse carte de Tende, pinc&eacute;e qu'elle en est par l'aura de mes activit&eacute;s arch&eacute;ologiques, historiques et litt&eacute;raires, sismologiques et vulcanologiques, activit&eacute;s banales et sans gloires, mon horizon &eacute;tant ferm&eacute;, volontairement ferm&eacute;, herm&eacute;tiquement ferm&eacute;, un imposant cadenas incrochetable, une lourde chape de plomb, verrouillant la porte sans abattants et sans p&ecirc;ne de mon c&oelig;ur.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/DAkZ6oMiXRCsHqPcszSyOdpvbXw.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/DAkZ6oMiXRCsHqPcszSyOdpvbXw@480x640.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Qui se cache, malignement myst&eacute;rieuse, derri&egrave;re cette voix harmonieuse, sensuelle, gourmande de vie, tout dans ses propos pos&eacute;s, sereins, gorg&eacute;s de dignit&eacute;, de noblesse, de gravit&eacute;, de retenue et de r&eacute;solutions, des propos apaisants, raisonn&eacute;s, charg&eacute;s d'humilit&eacute;, de d&eacute;f&eacute;rence, de soumission, de bienveillance et de longanimit&eacute;, r&eacute;v&eacute;lant, en filigrane, l'existence troublante et ensorcelante, par cette femme, habilement escamot&eacute;e ou naturellement d&eacute;saffect&eacute;e, d'une double personnalit&eacute;, vierge chaste et vierge folle ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/_Lq9gNFtIj6QG9EvRrjzzD4KPZs.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/_Lq9gNFtIj6QG9EvRrjzzD4KPZs@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Qui est-elle donc, cette femme &eacute;nigmatique et &eacute;trange que je ne saurais imaginer un seul instant ? Mari&eacute;e, pi&egrave;tre &eacute;pouse, pleutre compagne sans cesse se plaignant, pleurnichant, larmoyant, g&eacute;missant, hypocondriaque, incapable d'accorder, &agrave; son conjoint, le minimum sexuel vital pour que son couple malade, unijambiste et, de fait, bancal, ne se scl&eacute;rose, ne s'effiloche et ne se d&eacute;chire ? Un jour divorc&eacute;e, allumeuse, amante survolt&eacute;e, qu&eacute;mandant beaucoup et, en &eacute;change, donnant peu, toujours insatisfaite, l'homme, et par lui la femme, &eacute;tant, par nature, personnel, ne se pr&eacute;occupant que de la r&eacute;alisation parfaite de ses d&eacute;sirs et de ses envies les plus folles, les plus fantasques, les plus extravagantes, multipliant les rencontres et les aventures, en qu&ecirc;te d'un &eacute;talon apte &agrave; la repa&icirc;tre et se complaisant dans une relation unilat&eacute;rale ? Un jour vivant en concubinage aupr&egrave;s d'un homme impuissant, comblant alors ses manques et ses frustrations par des succ&eacute;dan&eacute;s ou des ersatz, des films &eacute;rotiques, voire &laquo; s&eacute;rie X &raquo;, des livres ou des revues ou tous autres semblables, coquins, des heures lubriques qu'elle accompagnait de caresses et de masturbations au rythme des images per&ccedil;ues impr&eacute;gnant et lib&eacute;rant sa libido ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/42f7CgVqxuUtbszoRUNsJWMVAy4.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/42f7CgVqxuUtbszoRUNsJWMVAy4@480x640.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle est l'&ecirc;tre, femme, dans toute sa d&eacute;bauche, personnalisation d'une d&eacute;it&eacute; corporelle qu'aucun ne saurait conna&icirc;tre mais, au fond de lui-m&ecirc;me, que tous nourriraient l'espoir secret de la tenir nue dans leurs bras, de l'affranchir de leurs pr&eacute;ceptes &eacute;go&iuml;stes et de s'abandonner aux mains malicieuses, de toute &eacute;vidence expertes, de cette &eacute;g&eacute;rie d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e qu'ainsi, parvenue &agrave; son paroxysme, ils puissent laisser exploser leur sexe dans un spectacle pyrotechnique, f&eacute;erique, sulfureux et jouissif.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle est &eacute;nigme, point d'interrogation.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Et je r&ecirc;ve. Et je plane. Mon esprit s'&eacute;vade. Mon subconscient s'emporte en l&eacute;vitation transcendantale. Je fantasme. Je suis loin, tr&egrave;s loin, &eacute;vapor&eacute; et &eacute;vanescent, traversant des univers incandescents et, dans l'immensit&eacute;, transposant, par translation et translitt&eacute;ration, la qu&ecirc;te du Graal.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/e4cj-h7dG2KOhHEW5qIJXvqAqcM.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/e4cj-h7dG2KOhHEW5qIJXvqAqcM@480x640.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle, elle est l&agrave;, quelque part, partout et nulle part, et l&agrave; o&ugrave; elle n'est pas, scotch&eacute;e &agrave; son combin&eacute;, t&eacute;l&eacute;phonique, parfaisant sa dialectique, enluminant sa f&eacute;minit&eacute;, en fait, telle un bonimenteur, faisant l'article, d&eacute;sireuse de se vendre ou, plus prosa&iuml;que, de se caser, sa solitude la transfigurant et son &eacute;tat de manque survoltant ses neurones sensuels, licencieux, concupiscents et &eacute;picuriens, sublim&eacute;s, ayant atteints le point de non retour.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Est-elle dot&eacute;e d'une beaut&eacute; physique &agrave; faire p&acirc;lir de jalousie ? Ou est-elle d'une beaut&eacute; quelconque ? Poss&egrave;de-t-elle une beaut&eacute; int&eacute;rieure digne de la gr&acirc;ce que le timbre doucereux de sa voix frelat&eacute;e distille &agrave; grands flots mani&eacute;r&eacute;s ? Est-elle du style mannequin, star de cin&eacute;ma ? O&ugrave;, l'&acirc;ge s'y pr&ecirc;tant, s'en trouve-t-elle enrob&eacute;e ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/psUQF1XxcLneNvIT5zTM8jP1k4o.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/psUQF1XxcLneNvIT5zTM8jP1k4o@640x480.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle est, et nulle qu'elle ne lui ressemble ! Elle est, cela suffit. Du reste, je ne saurai lui en demander autre ni de trop, sa parole &eacute;tant assez explicite, aussi la suivre dans ses dires me renseigne sur sa suffisante personnalit&eacute; controuv&eacute;e et redondante, sans qu'il n'en soit n&eacute;cessit&eacute; absolue de l'approfondir par des questions subalternes, superflues, oiseuses et inanes.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Au demeurant, elle, elle ne se prive pas de me sonder, app&acirc;t&eacute;e et s&eacute;duite par les activit&eacute;s que j'exerce, des activit&eacute;s communes et conventionnelles ne rev&ecirc;tant d'envergure que pour une cat&eacute;gorie de profanes obnubil&eacute;s par l'aura soporifique qui s'en d&eacute;gage, les avantages fallacieux qui peuvent en d&eacute;couler ou qu'ils peuvent en esp&eacute;rer tirer, une aura illusoire qui flatte leur &eacute;go&iuml;sme, tout, en cela, m'apportant confirmation, la fortifiant et la renfor&ccedil;ant, irr&eacute;fragable et irr&eacute;missible, d'une notabilit&eacute; spirituelle perverse, pervertie, discutable et contestable.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/0iHqHp-8GuRK1qDNF88hzy6rpvY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/0iHqHp-8GuRK1qDNF88hzy6rpvY@640x480.jpg" alt="Contributions"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Des flots de questions, et &agrave; toutes qu&eacute;mandant et implorant r&eacute;ponse, d&eacute;sirant toujours en savoir plus et plus encore, comme si,<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>pour elle, ces activit&eacute;s arch&eacute;ologiques, historiques et litt&eacute;raires, sismologiques et vulcanologiques, sont des s&eacute;sames, des faire-valoir, me submergent. Par son enjouement, son int&eacute;r&ecirc;t aimable, ses intempestives manifestations d'une joie jubilatoire, je subodore qu'elle se r&eacute;jouit et que, quelque part, dans son corps jouissif et jouisseur, sa f&eacute;minit&eacute; intime, int&eacute;rieure et profonde, se liqu&eacute;fie, humectant ses fibres vaginales et vulvaires outrepass&eacute;es et r&eacute;vuls&eacute;es, d'une liquoreuse s&eacute;cr&eacute;tion clitoridienne. Il est &eacute;vident que, pour elle, professionnellement, je suis un personnage, un notable, une notabilit&eacute;, ma situation sociale, &agrave; ses vues si particuli&egrave;res, d&eacute;terminant d'une repr&eacute;sentativit&eacute;, voire une c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, ayant un jour, &agrave; cause d'une fronti&egrave;re, un interview complaisamment accord&eacute; &agrave; un quotidien,, d&eacute;frayant la chronique et faisant tousser les milieux politiciens et gouvernementaux. Aussi, et il n'en fait aucun doute, il lui serait de bon ton de pouvoir me c&ocirc;toyer, se montrer &agrave; mes<span style="color: #ffffff;">&nbsp;</span>c&ocirc;t&eacute;s et parader en ma pr&eacute;sence.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/0OBM7Wu3hTNmF668xGgx9UdIIoU.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/0OBM7Wu3hTNmF668xGgx9UdIIoU@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Et savoir... ! Il n'y a que cette perspective qui l'obnubile ! Savoir... ! D&eacute;sir vital, pour mieux fourbir ses armes si je venais &agrave; accepter de la rencontrer, pour mieux parvenir &agrave; m'accrocher, &agrave; me ferrer, si la rencontre se d&eacute;roulait effectivement, et &agrave; me prendre dans ses filets, quitte &agrave;, mentalement, se prostituer pour me conserver pr&eacute;cieusement, elle s'en sentant revaloris&eacute;e, quelques temps aupr&egrave;s d'elle, le temps d'ourdir d'autres stratag&egrave;mes et de coordonner d'autres strat&eacute;gies, toutes choses primordiales, en fonction de mon comportement et de ma mani&egrave;re d'&ecirc;tre ou d'exister, dans une conjoncture ad&eacute;quate qu'elle d&eacute;terminerait, le tout s'ordonnan&ccedil;ant, vraie louve ne s'embarrassant, trop &eacute;prise de luxure, ni de pr&eacute;jug&eacute;s ni d'apparat, fatalement autour d'un point strat&eacute;gique, son sexe, non le premier jour, ni m&ecirc;me le second, se voulant montrer, &agrave; son avantage, femme du monde, consciente d'avoir amen&eacute;, comme elle l'avait maniganc&eacute;, l'homme &agrave; ramper, au devant d'elle, pur obtenir ses faveurs et, par cela, obtenu, avoir le sentiment qu'elle le poss&egrave;de, qu'elle le domine et qu'elle le tient &agrave; sa botte, savants calculs et preuves intrins&egrave;ques de sa basse moralit&eacute;.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/bWO0PJ3KzdjQqUrw5_BdGiHrM1g.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/bWO0PJ3KzdjQqUrw5_BdGiHrM1g@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Qui se cache derri&egrave;re cette voix mielleuse, intrigante, pr&ecirc;te &agrave; tout pour parvenir &agrave; ses fins libidineuses ? Ses plans sont trop bien arr&ecirc;t&eacute;s pour ne point les deviner, en elle la supercherie et le traquenard.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle interpr&egrave;te un r&ocirc;le. Elle serait bonne actrice au th&eacute;&acirc;tre et dans le septi&egrave;me art. Elle surfe sur la sinc&eacute;rit&eacute;. Elle se veut convaincante et elle s'en donne les moyens. Elle tend sa toile d'araign&eacute;e parsem&eacute;e de clinquants, de douceurs, de brillances, de d&eacute;tresses, de luminescences et de d&eacute;sespoirs. Elle d&eacute;roule la trag&eacute;die de son existence, une vie de femme assombrie par les coups d'un destin servile, des d&eacute;chirures, des plaies et des larmes, l'absence d'un enfant, son impossibilit&eacute; &agrave; devenir m&egrave;re, &agrave; donner vie &agrave; un &ecirc;tre de chair, bourreau de son union maritale et de ses relations sentimentales. Et la solitude, ma&icirc;tre despotique de son pr&eacute;sent, la d&eacute;prime, elle qui a tant &agrave; donner, &agrave; offrir, &agrave; l&eacute;guer et &agrave; proposer, se refusant &agrave; recevoir, en &eacute;change, et s'interdisant toute demande de compensation, en contre-partie, ce qui la d&eacute;sobligerait.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/Kf-B-5GeRYcz7MO-VJ2exH0FPW0.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/Kf-B-5GeRYcz7MO-VJ2exH0FPW0@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je pr&ecirc;te un int&eacute;r&ecirc;t circonspect, circonstanci&eacute; et clairvoyant &agrave; ses dires et, d&eacute;sireux d'en savoir plus sur elle, de conna&icirc;tre ses fondements, j'ai m&ecirc;me d&eacute;cid&eacute; de rentrer dans son jeu, lui faisant croire que tout ce dont elle s'exprime et m'abreuve, me captive et me passionne, qu'elle m&eacute;rite honn&ecirc;tement que quelqu'un l'&eacute;coute, la comprenne et, pourquoi pas, lui fasse honneur de sa pr&eacute;sence, partageant ses plaisirs et son amiti&eacute;, et, si entente..., entame, avec elle, une relation mondaine, tout en la laissant causer qu'enfin elle s'embarrasse dans ses propos et se confonde, qu'ainsi, prise dans ses propres filets, ayant, au pr&eacute;alable, us&eacute; de sa concupiscence et de ses frivolit&eacute;s, de chaudes et sensuelles nuit&eacute;es, elle soit oblig&eacute;e de reprendre ses ch&egrave;res &eacute;tudes, de jeter son d&eacute;volu, lui ayant signifi&eacute; son cong&eacute;, sur des poissons moins avis&eacute;s et plus cr&eacute;dules.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/C0DWYv1l9MDVAP5FLM25KlyfOCM.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/C0DWYv1l9MDVAP5FLM25KlyfOCM@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">J'ai toute ma conscience. Je joue un jeu dangereux. Je me dois de faire preuve de discernement, de lucidit&eacute;, de perspicacit&eacute;, de sagacit&eacute; et d'intelligence; d'agir en toute p&eacute;n&eacute;tration et finesse; de garder un esprit un esprit subtil, &eacute;clair&eacute;, pour saisir les rapports les plus &eacute;loign&eacute;s de ses paroles, de ses actes et de son comportement; en fait, je suis tenu de penser en toute clairvoyance sous peine de chute, de d&eacute;convenue et de discr&eacute;dit, tout homme averti d'un danger imminent en valant deux, et, avec un sp&eacute;cimen de son acabit, l'exercice s'av&egrave;re d&eacute;licat et p&eacute;rilleux, d'autant qu'une certaine moralit&eacute; et une scabrosit&eacute; malsaine, anime mon &acirc;me, en la circonstance une &acirc;me peu g&eacute;n&eacute;reuse, tent&eacute;e par le d&eacute;sir qu'elle pourrait retirer d'un tel contact affriolant.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Qui est-elle ? Est-il n&eacute;cessaire, pour moi, de le savoir r&eacute;ellement ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/BOfdlHaSOfxNbzRaAZhrbp4tDh4.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/BOfdlHaSOfxNbzRaAZhrbp4tDh4@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je ne m'en cache pas ! Je m'&eacute;tais lanc&eacute;, par d&eacute;fit et par d&eacute;pit, dans les circonvolutions m&eacute;andreuses d'une boite vocale sp&eacute;cialis&eacute;e dans les rencontres entre particuliers en qu&ecirc;te d'une aventure &agrave; connotation sensuelle et sexuelle.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je venais d'&ecirc;tre trahi, mis&eacute;rablement abandonn&eacute; et r&eacute;pudi&eacute; par une femme sotte ayant pr&ecirc;t&eacute; foi &agrave; des mensonges &eacute;hont&eacute;s, &agrave; des vilenies et &agrave; des calomnies. Je lui avais tout donn&eacute; et, d&eacute;posant m&ecirc;me des plaintes mensong&egrave;res pr&egrave;s la gendarmerie, ainsi sont les oies blanches aux &acirc;mes noires, elle avait tout bris&eacute;.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Aujourd'hui, plus rien ne m'importe autre que de jouir de la vie.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/Nu3q3MCtWW3LCh-0UU2JlVT1udI.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/Nu3q3MCtWW3LCh-0UU2JlVT1udI@580x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Et cette voix, me parvenant de nulle part, qu'elle soit r&eacute;sidente d'Am&eacute;lie les bains, comme elle se pla&icirc;t &agrave; le dire, ou de tout autre lieu du Vallespir; qu'elle annonce ses cinquante ans et sa r&eacute;sidence dans les environs de Perpignan, dans son premi&egrave;re message de pr&eacute;sentation; ou ses cinquante huit ans et sa r&eacute;sidence en r&eacute;gion du Vallespir, dans un troisi&egrave;me; qu'elle s'identifie &agrave; une Mireille proven&ccedil;ale ou &agrave; tout autre pr&eacute;nom usuel; que ce pr&eacute;nom soit son pr&eacute;nom de bapt&ecirc;me ou un pseudonyme; son adresse t&eacute;l&eacute;phonique se dissimulant sous le secret permanent; cette voix s'accrochant, avec la force du d&eacute;sespoir, &agrave; ma personne, m'offre une occasion r&ecirc;v&eacute;e de satisfaire mes propres besoins sexuellement vitaux.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/5DmVNswOLx6fHpnO1jg_b6Cib88.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/5DmVNswOLx6fHpnO1jg_b6Cib88@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je ne ferai rien pour la dissuader, mes activit&eacute;s la subjuguant, la transportant dans un univers utopique, la poussant, le d&eacute;sir de luxure la translatant dans des sph&egrave;res surfaites, dans une drague forcen&eacute;e, lui inculquant la lubrique volont&eacute; de m'attacher, elle est une pi&egrave;tre colombine &eacute;voluant, guind&eacute;e, dans le cadre exigu d'un th&eacute;&acirc;tre de marionnettes de bas quartier pour avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;chue, par un arlequin impuissant, du monumental, incommensurable et voluptueux th&eacute;&acirc;tre de la comm&eacute;dia dell'arte.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/G6hwT84_2XasYAT6ijU3ykZVzMM.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/G6hwT84_2XasYAT6ijU3ykZVzMM@640x480.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">En th&eacute;orie, acceptant de lui accorder un rendez-vous, lui ayant, malicieusement et astucieusement sugg&eacute;r&eacute; qu'une rencontre &eacute;tait possible, hors le week-end de P&acirc;ques, que, par mes activit&eacute;s, je pouvais facilement me lib&eacute;rer et, par l&agrave;, lui octroyer quelques moments, deux ou trois heures sans plus et sans incidence sur mes rendements, afin de faire plus ample connaissance et de nous permettre de nous d&eacute;couvrir physiquement, la partie &eacute;tant bien engag&eacute;e.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Seulement, je me devais de pr&ecirc;ter garde &agrave; ne point trop l&acirc;cher du lest, &agrave; lui laisser le champ libre, et, agissant de la sorte, je la prendrais &agrave; son propre jeu.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/qDfLxcH5Lu1EMBWW1Ab0ICZH9xw.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/qDfLxcH5Lu1EMBWW1Ab0ICZH9xw@640x480.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Ainsi, certaine de son fait, elle croira m'avoir amen&eacute; &agrave; initier cette premi&egrave;re entrevue et elle nourrira l'impression fausse de g&eacute;rer la situation, d'&ecirc;tre parvenue, par sa tromperie, &agrave; me persuader qu'elle est une personne int&eacute;ressante, digne de ma consid&eacute;ration et de mes attentions, et, enfin qu'elle est ma&icirc;tresse du devenir d'une liaison qui s'annoncerait, pour elle, sous les meilleurs auspices, ayant obtenu, dans un premier temps, ce qu'elle esp&eacute;rait, m'app&acirc;ter et m'encha&icirc;ner &agrave; ses d&eacute;sirs.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Quelle femme se cache derri&egrave;re cette voix p&eacute;rorante ? Tout au long de notre discussion, de notre dialogue t&eacute;l&eacute;phonique, je me suis &eacute;vertu&eacute; &agrave; lui offrir une facile victoire, une premi&egrave;re &eacute;tape dans une relation qui ne fait aucun doute sur sa v&eacute;racit&eacute; et sur sa teneur. Pour elle, je suis un bon parti.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/ysKdD_qk9TH4Vma19G_-7P2BcaI.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/ysKdD_qk9TH4Vma19G_-7P2BcaI@640x480.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je n'ai nul besoin de d&eacute;ployer une attaque d'envergure pour la conqu&eacute;rir. Elle est d&eacute;j&agrave; conquise d'avance.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Elle marinera, tirant des plans sur la com&egrave;te, jusqu'au moment de notre rencontre, sous trois jours. Elle aura l'heur de mener la danse, ayant volontairement pip&eacute; les d&eacute;s, mais, averti dans la mani&egrave;re dont elle plantera les jalons, &agrave; l'heure o&ugrave; je le d&eacute;ciderai, je me glisserai dans ses draps, apr&egrave;s avoir piqu&eacute; quelques banderilles pernicieuses, juste de quoi la faire craquer et fondre d'un d&eacute;sir pressant.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/9uDR4ZDIcPomMJTRK4qQLIJgtvA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/9uDR4ZDIcPomMJTRK4qQLIJgtvA@480x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je sais, je vais me comporter en profiteur.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">L'occasion est trop belle et l'ignorer serait faire preuve d'ingratitude envers cette femme louant les vertus d'&Eacute;ros et m'ayant, par anticipation et par procuration, vendu son corps. Devrais-je lancer un regard sur mon pass&eacute; ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Si j'en &eacute;tais tent&eacute;, me sentant mal &agrave; l'aise, je m'apercevrais que les femmes, toutes de bonne moralit&eacute; apparente, que j'ai, &agrave; ce jour, connues, toutes, sans exception aucune, ont abus&eacute; de mes sollicitudes et, apr&egrave;s s'&ecirc;tre bien servies sur ma personne et sur mon portefeuille, pas une n'a h&eacute;sit&eacute; &agrave; me r&eacute;pudier.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/EeZlmqlUlfqR6MfTOllhKpws_WA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/EeZlmqlUlfqR6MfTOllhKpws_WA@640x480.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Aujourd'hui, il en est une qui est demanderesse de plaisirs, ne me r&eacute;clamant rien, &agrave; prime abord, pour contre-partie &agrave; son futur abandon sexuel, pourquoi m'embarrasserai-je de pr&eacute;jug&eacute;s, prenant une sage d&eacute;cision, &agrave; cueillir ce fruit d&eacute;j&agrave; m&ucirc;r ? Je sais: Je transgresserai les lois universelles mais n'est-ce pas, par certains desseins humainement justifi&eacute;s, lui rendre, momentan&eacute;ment, service, elle si engourmandie de chairs et d'&eacute;treintes ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/5oSuGmmusRLZj6BPO3M-JQhWn4E.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/5oSuGmmusRLZj6BPO3M-JQhWn4E@640x640.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Je suis aussi un homme. Et comme elle s'est galamment offerte &acirc;me satisfaire charnellement, je lui en suis gr&eacute; qu'ainsi elle se propose, consentante avant toute demande expresse de mon alter &eacute;go, d'&eacute;gayer ma solitude, l'enluminant de futurs rapports sexuels riches de caresses, d'attouchements et de plaisirs &eacute;rotiques.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Apr&egrave;s, &eacute;vitant de me retrouver encha&icirc;n&eacute; et prisonnier, la t&ecirc;te froide, j'aviserai et je briserai le charme. Je r&eacute;int&eacute;grerai la libert&eacute; et les m&oelig;urs moins dissolus. Elle, reprenant sa vie, repartira en qu&ecirc;te, quelque part dans son c&oelig;ur une pointe de d&eacute;ception qu'elle saura vite effacer, l'appel de la chair &eacute;tant plus plus fort, plus attrayant et plus jubilatoire.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/5B-qgnYfZBRw9U2EFpK4vk52It8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/5B-qgnYfZBRw9U2EFpK4vk52It8@640x480.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">&laquo; <em>Al&eacute;a jacta est </em> !...&raquo; Le sort en est jet&eacute;, paroles fameuses que pronon&ccedil;a, avant de franchir le Rubicond, C&eacute;sar, parce qu'une loi ordonnait, &agrave; tout g&eacute;n&eacute;ral, p&eacute;n&eacute;trant en Italie, par le Nord, avant de passer ce fleuve, de licencier ses troupes, et, comme lui, je transgresse la loi mais je n'ai ni sa gloire ni sa aura.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/K6_LWJ1gC6afRz4LF91ZDSvzc-E.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/K6_LWJ1gC6afRz4LF91ZDSvzc-E@640x480.jpg" alt="Livres &eacute;rotiques"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Cette phrase sibylline s'emploie, par principe, quand un homme prend, apr&egrave;s avoir h&eacute;sit&eacute;, une d&eacute;cision hardie et importante. Contrairement &agrave; l'adage, ma d&eacute;cision n'est que libidineuse et bassement mat&eacute;rielle. J'ai une opportunit&eacute; et je la saisis. Point &agrave; la ligne. Et tout est bien, tout est en &eacute;tat, je peux aller de l'avant, tout droit, &laquo; All right ! &raquo;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">&nbsp;</span></span></p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 10:58:59 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>petitfilou</dc:creator>
		<dc:date>2011-06-21T10:58:59+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Lettre à une grosse salope lubrique.]]></title>
		<link>http://petitfilou.hotviber.fr/lettre-a-une-grosse-salope-lubrique-3849</link>
		<description><![CDATA[En r&eacute;ponse &agrave; l'une de ses questions &laquo;&nbsp; Qu'est-ce que tu ressens quand je te suces...&nbsp; &raquo; A toi grosse salope lubrique qui adore pomper ma bite... D'abord je voudrais te dire que j'appr&eacute;cie quand tu me suces... et j'adore ta mani&egrave;re de me tailler une pipe... mais j'aimerais que tu varies les...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">En r&eacute;ponse &agrave; l'une de ses questions &laquo;&nbsp;<em>Qu'est-ce que tu ressens quand je te suces...&nbsp;</em>&raquo;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; color: #ff00ff;">A toi grosse salope lubrique qui adore pomper ma bite...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">D'abord je voudrais te dire que j'appr&eacute;cie quand tu me suces... et j'adore ta mani&egrave;re de me tailler une pipe... mais j'aimerais que tu varies les sc&eacute;narios et que ce ne soit pas &agrave; chaque fois dans ta chambre et sur ton lit comme il en est depuis que je viens te retrouver dans ton appartement. Non ce n'est pas un reproche mais un plaisir intense que j'aimerai qu'il soit renouvel&eacute; et toujours nouveau et toujours plus excitant et plus intense.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/O6vkoYfGIYqzTj_c6qpskaIjZhg.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/O6vkoYfGIYqzTj_c6qpskaIjZhg@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Aussi j'appr&eacute;cierai si tu variais les lieux dans ton appartement (ta chambre et ton lit, bien s&ucirc;r, mais dans ton couloir d'entr&eacute;e &agrave; mon arriv&eacute;e, ta salle &agrave; manger, ta cuisine, ta salle de bain ou quand on est &agrave; table pour d&eacute;jeuner...), les positions (te placer entre mes jambes pendant que je suis allong&eacute; sur le dos, agenouill&eacute;e devant moi tandis que je suis debout ou agenouill&eacute;e sous la table quand je suis assis au moment du d&eacute;jeuner, le 69...) et les sc&eacute;narios &eacute;rotiques&nbsp;:</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/wM-bo3nARtkUsNdF5JGXkpmsswo.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/wM-bo3nARtkUsNdF5JGXkpmsswo@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">- me d&eacute;shabiller avec lenteur quand j'ai pass&eacute; ta porte et que tu l'as referm&eacute;e derri&egrave;re moi avec des caresses sur tout mon corps, des bisouillages, des l&eacute;chages de ma poitrine, de mon ventre, de mes cuisses, de mon entrecuisse, de mes fesses, de mon dos... et que ton temps ne soit pas compt&eacute; dans ces pr&eacute;liminaires&nbsp;; il peut en &ecirc;tre de m&ecirc;me dans toutes les pi&egrave;ces de ton appartement si je suis habill&eacute;...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/gwQfX37FITLBDUdVZhPLK1ljxE8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/gwQfX37FITLBDUdVZhPLK1ljxE8@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">- quand je suis dans ta chambre et &eacute;tendu sur le lit, tu peux commencer par masser mon corps avec une huile de massage et agr&eacute;menter ce massage de bisouillages, de l&eacute;chages de ma poitrine, de mon ventre, de mes cuisses, de mon entrecuisse, de mes fesses, de mon dos... et que ton temps ne soit pas aussi compt&eacute; dans ces pr&eacute;liminaires. Tu peux te coucher sur moi et faire glisser ton corps sur le tout le mien, des pieds en cap et de cap en pied. Quand je suis couch&eacute; sur le ventre, n'h&eacute;site pas &agrave; laper mes muscles, titiller mes fesses, glisser ta langue dans la raie de mes fesses, les &eacute;carter de tes mains, titiller la rondelle de mon anus, l'entre &eacute;carter de tes doigts et glisser ta langue dans mon trou du cul, et renouveler plusieurs fois en descendant et en remontant tout au long de mon corps... et agir de m&ecirc;me quand je suis le dos. Et alors glouglouter et mordiller mes muscles, titiller mes t&eacute;tons et les t&eacute;ter... m'exciter en caressant ma verge, mon ventre, ma poitrine avec tes seins ou en plaquant ta chatte sur mon bas ventre afin qu'elle touche mon braquemart bien raide et dur mais sans le laisser te p&eacute;n&eacute;trer, et ramper au-dessus de mon corps afin que tes seins viennent &agrave; hauteur de ma bouche pour que mes l&egrave;vres chouchoutent tes t&eacute;tons, et puis ta chatte qui vient fr&ocirc;ler mon visage pour que je puisse la sucer, la l&eacute;cher et boire ta jouissance, et aussi renouveler plusieurs fois tant en descendant qu'en montant tout au long de mon corps...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/8ESjwBka9lhRmQNsNfo5IQ6WSHY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/8ESjwBka9lhRmQNsNfo5IQ6WSHY@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">- et je t'invite &agrave; trouver des sc&eacute;narios &eacute;rotiques aussi excitants quand tu as envie de me sucer si nous sommes dans ton salon ou dans ta cuisine ou dans ta salle de bain...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">C'est toi qui m'a donn&eacute; ces envies et cette attente d'excitations et de plaisirs de plus en plus intenses d&egrave;s le jour o&ugrave; nous sommes vus la premi&egrave;re fois et o&ugrave;, apr&egrave;s que tu sois mont&eacute;e dans la voiture et que ta main se soit pos&eacute;e sur ma braguette nous avons d&eacute;couvert un petit coin tranquille... Puis, en me demandant... &laquo;&nbsp;<em>je peux</em>&nbsp;&raquo;, tu as f&eacute;brilement d&eacute;boutonn&eacute; ma braguette et tu as commenc&eacute; &agrave; caresser avec douceur et envies ma bite, d'abord sur le tissu de mon slip, ensuite apr&egrave;s l'en avoir extrait... et quand tes l&egrave;vres et ta bouche ont pris ma bite et ont commenc&eacute; une divine fellation, tu m'as conquis... et je ne peux plus me passer de tes caresses buccales et linguales auxquelles il ne manque qu'un petit d&eacute;tail... et, quand je suis au bord de l'orgasme, avaler mon petit J&eacute;sus sur toute sa longueur et la pomper...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/XrQmnnXXGaqxdtpvkmIyM7b3tpM.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/XrQmnnXXGaqxdtpvkmIyM7b3tpM@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Appr&eacute;ciant, &agrave; juste titre, tes caresses buccales et linguales, mes testicules, mon p&eacute;rin&eacute;e et mon anus doivent &ecirc;tre, pour toi, outre la hampe de ma verge, le gland et son pourtour, la couronne et le frein, des centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t directeur, aussi bien avant que pendant et apr&egrave;s m'avoir amen&eacute;, par une chaude fellation &eacute;rotisante, &eacute;rotique et voluptueuse, &agrave; l'orgasme. Et variant les plaisirs que tu me prodigues (caresses, massages, l&eacute;chage, ...), mon corps s'animera de tr&eacute;moussements, de spasmes sensuels et se durcira et se cambrera pour recevoir plus et toujours plus de plaisirs intenses&hellip; Les rares fois o&ugrave; tu as commenc&eacute; par me titiller, avec le bout de ta langue, le gland tr&egrave;s doucement tout en stimulant, avec une main, mes mamelons, mes testicules, mon p&eacute;rin&eacute;e, mon anus..., je sentais l'exaltation sensuelle m'envahir &agrave; chacun de tes fr&ocirc;lements de langue, mais cet instant avait toujours &eacute;t&eacute; trop bref car tu avais &eacute;t&eacute; press&eacute;e de prendre en bouche mon petit j&eacute;sus&hellip;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Apr&egrave;s des pr&eacute;liminaires gorg&eacute;s de caresses et d'attouchements voluptueux, mon p&eacute;nis t'est tout offert&nbsp;: le sucer, le l&eacute;cher, le laper et le prendre dans ta bouche m'apporte une sensation d'abandon de moi comme un pr&eacute;misse qui me transportera, en finalit&eacute; de la fellation<span style="font-style: normal;">, &agrave; la volupt&eacute; orgasmique et au d&eacute;versement, dans ta bouche d'une liqueur qui a, pour toi, un go&ucirc;t de miel d&eacute;licat et exquis...</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/SJ4loULwPzc86-NpEwLxQz6asNY.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/SJ4loULwPzc86-NpEwLxQz6asNY@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-style: normal;">&nbsp;</span>Quand une de tes mains enserrent mes testicules, j'en frissonne et il ne fait aucun doute, alors, que tu ma&icirc;trises mieux le mouvement de va et vient et par la m&ecirc;me tu pourrais mieux contr&ocirc;ler et dominer la profondeur et avaler ma bite de plus en plus loin jusqu'&agrave; fr&ocirc;ler mes testicules avec tes l&egrave;vres.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Appr&eacute;ciant la mani&egrave;re dont tu gratifies ma bite de caresses buccales et linguales, j'en appr&eacute;cie plus la pipe ou la turlute (je ne sais pas le mot que tu lui donnes) quand tu utilises beaucoup de salive pour humidifier mon gland et ma verge, c'est d'autant plus agr&eacute;able pour moi de gouter aux d&eacute;lices de la fellation. Une seule fois tu as bien humect&eacute;, avec beaucoup de salive, mon thermom&egrave;tre &agrave; moustaches, et la suite a &eacute;t&eacute; un v&eacute;ritable d&eacute;lice des sens quand tu m'as l&eacute;ch&eacute; le gland, son pourtour&hellip; puis quand tu as pris la moiti&eacute; de mon p&eacute;nis dans ta bouche et et que tu as effectu&eacute; un mouvement de va-et-vient simulant la p&eacute;n&eacute;tration : de haut en bas et de bas en haut, avec beaucoup de lenteur et de suavit&eacute;, sur la moiti&eacute; de la longueur de ma hampe pinienne. Je suis aux anges quand tu n'oublies pas que le frein, cette minuscule membrane verticale situ&eacute;e sous la couronne, est tr&egrave;s sensible, et que tu faites aller et venir ta langue dessus, dans un mouvement l&eacute;ger et rapide, puis que tu me l&egrave;che ma bite jusqu'&agrave; sa base.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/M7642rbs3LvXrVc-bCXYQxFuy7c.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/M7642rbs3LvXrVc-bCXYQxFuy7c@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Mon gland et la couronne sont &eacute;galement tr&egrave;s sensibles. Pourquoi ne te places-tu pas &agrave; l'envers, c'est &agrave; dire en regardant vers tes pieds, presque en semi-position de 69, ta langue pourra couvrir une plus grande surface de mon gland. Et, en plus, moi j'aurai un acc&egrave;s direct &agrave; tes fesses et ta chatte , ce qui est tr&egrave;s agr&eacute;able pour tous les deux, d'autant que je pourrai caresser ta vulve et ta rondelle anale, les l&eacute;cher, titiller et masturber avec ma langue et mes doigts, ton clitoris, et, fourrager avec ma langue et avec un ou plusieurs doigts dans ta moule bien ouverte, d&eacute;goulinante de ta mouille, et dans ton anus pr&eacute;alablement humect&eacute; de salive.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/NM5F6BlyETSiKwRX-zYw4Eu4rz0.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/NM5F6BlyETSiKwRX-zYw4Eu4rz0@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Ce qui me donne le plus de frissons, c'est quand j'approche de l'orgasme, et j'ai connu ce moment d&eacute;licieux une fois. Tu avais intensifi&eacute; et prolong&eacute; mon plaisir, en arr&ecirc;tant la d&eacute;licate et excitante pipe dont tu me gratifiais, au bord de l'orgasme et tu avais stimul&eacute;, avec ta bouche, tes l&egrave;vres et ta langue, mes testicules, mon p&eacute;rin&eacute;e et mon anus, et que tu avais repris ma bite dans ta bouche dans un lent va et vient et des caresses sur mon gland et r&eacute;p&eacute;t&eacute; au moins une fois la stimulation, avec ta bouche, tes l&egrave;vres et ta langue, de mes testicules, de mon p&eacute;rin&eacute;e et de mon anus. Je pense que je n'ai jamais &eacute;t&eacute; autant excit&eacute; par une de tes pourtant tr&egrave;s excitantes fellations qui me procurent un plaisir intense... </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/pknUZiFNxnMUSCdl56xp9tbAeec.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/pknUZiFNxnMUSCdl56xp9tbAeec@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Et tu comprends mieux, maintenant, pourquoi j'ai autant de plaisir &agrave; jouir et &agrave; cracher le jus de mes boules dans ta bouche...</span></p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 17:04:29 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>petitfilou</dc:creator>
		<dc:date>2011-06-19T17:04:29+02:00</dc:date>
	</item>
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		<title><![CDATA[Un rêve étrange et érotique.]]></title>
		<link>http://petitfilou.hotviber.fr/un-reve-etrange-et-erotique-3809</link>
		<description><![CDATA[C'est une femme comme les autres. La vie a &eacute;t&eacute; injuste et perfide avec elle. Elle a &eacute;t&eacute; d&eacute;sar&ccedil;onn&eacute;e par sa monture. Parti d&rsquo;un bon train, elle n&rsquo;a pu gravir le &eacute;ni&egrave;me talus pourtant anodin mais qui, par un sort contraire, la jette bas avec armes et bagages. Elle est seule dans son...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">C'est une femme comme les autres. La vie a &eacute;t&eacute; injuste et perfide avec elle. Elle a &eacute;t&eacute; d&eacute;sar&ccedil;onn&eacute;e par sa monture. Parti d&rsquo;un bon train, elle n&rsquo;a pu gravir le &eacute;ni&egrave;me talus pourtant anodin mais qui, par un sort contraire, la jette bas avec armes et bagages.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle est seule dans son appartement. L'heure nuitale avance et elle aspire &agrave; s&rsquo;enfouir dans les draps et sous la couverture. Cependant dans le vestibule elle per&ccedil;oit une forme dans le miroir. Elle comprend que c&rsquo;est son image r&eacute;fl&eacute;chie. Elle s&rsquo;approche et d&eacute;couvre son visage et ce qu&rsquo;elle parait aujourd&rsquo;hui.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/eh4LWcxKir1LtAdkhS3_wvtbv50.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/eh4LWcxKir1LtAdkhS3_wvtbv50@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle est complex&eacute;e par son physique et elle aimerait perdre du poids qu'elle juge M&ecirc;me si elle n'est point laide, elle d&eacute;teste son corps et ne s'accepte telle mais elle est stupide car ses traits lui conf&eacute;raient un charme ind&eacute;niable. Si elle avait &eacute;t&eacute; un homme, elle e&ucirc;t aim&eacute;e cette femme brune dont l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance protestait malgr&eacute; les ans. Ses l&egrave;vres expriment comme une promesse. Son regard recelle des flammes ardentes sous la cendre des cernes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle se d&eacute;shabille lentement dans la p&eacute;nombre de la chambre. Rituel des plus doux... qu'un homme puisse observer et en jouir. Elle fait comme si cependant. Ses escarpins sont, tour &agrave; tour, jet&eacute;s au pied du lit, et en fait de m&ecirc;me avec son jeans. Celui-ci glisse sur la peau des cuisses et des jambes. De la naissance de chair crue de l&rsquo;entrecuisse jusqu&rsquo;au pied. Bruissement du tissu comme s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une main douce dans la nuit qu'elle per&ccedil;oit sans le voir. Son corsage, son soutien gorge et sa culotte suivent le m&ecirc;me chemin.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/aZEhyAIvK0yj99CxCI2_mtl4BZw.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/aZEhyAIvK0yj99CxCI2_mtl4BZw@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle &eacute;coute son c&oelig;ur. Ses battements sont r&eacute;guliers. Le sommeil est possible et la paix revenue. Elle est nue, sa peau offerte &agrave; des caresses invisibles. Ses seins lourds, son sexe humide, ses fesses haletantes s&rsquo;abritent un instant dans la moiteur du drap.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Dans la p&eacute;nombre de la chambre, comme dans un songe, Elle me voit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Mon regard la p&eacute;n&egrave;tre. Je prononce quelques paroles silencieuses.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle semble d&eacute;contenanc&eacute;e par ma pr&eacute;sence, mais elle comprend qu&rsquo;elle en comprend le sens&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>je suis pr&egrave;s &agrave; exaucer ton v&oelig;u cette nuit</em>&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle me signifie qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas eu un r&eacute;el amant depuis qu'elle a quitt&eacute; son mari, un r&eacute;el amant qui a su la contenter et la combler tout &agrave; fait.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/uoWF8oGj2yN3Tu-WKG66pdBaoKs.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/uoWF8oGj2yN3Tu-WKG66pdBaoKs@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">L&rsquo;ambiance de la chambre est devenue bizarre. Elle est comme anim&eacute;e d&rsquo;une vie nouvelle. Le coin le plus sombre de la pi&egrave;ce attire son regard. Un &ecirc;tre s&rsquo;y cache. Il doit r&eacute;sider l&agrave; depuis un temps. Elle h&eacute;site d&rsquo;y aller voir et veut s&rsquo;endormir de suite et se retrouver le matin d&eacute;j&agrave; dans la vie r&eacute;elle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle n&rsquo;a pas &agrave; h&eacute;siter longtemps car je m'avance. Hors de l&rsquo;ombre je fais un pas en avant. Je suis, comme &agrave; mon habitude, v&ecirc;tu d'un jean et d'une chemise.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Arriv&eacute; au milieu de la chambre, je la contemple. Je lui fait un geste comme pour m&rsquo;autoriser &agrave; prendre mes aises et &agrave; m&rsquo;approcher d&rsquo;elle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/mA2hRI2ciI_uQsi304taPTsTXDg.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/mA2hRI2ciI_uQsi304taPTsTXDg@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle se trouve ridicule de demeurer assi&eacute;g&eacute;e derri&egrave;re sa couverture. Et pourtant, elle n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; prude ni bigote avec les hommes. Elle se fait chatte. Elle adresse un sourire qui signifie que j'avais droit de m&rsquo;asseoir &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;elle sur le lit et de lui prendre la main.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Rien de d&eacute;sagr&eacute;able au contact. Sa main est chaude et douce. Elle d&eacute;gage un parfum d&eacute;licieux. D&rsquo;un coup les regards se projettent l&rsquo;un vers l&rsquo;autre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Parall&egrave;lement, elle per&ccedil;oit, &agrave; travers les rideaux, que l&rsquo;aube vient. Qu&rsquo;une rougeur d&rsquo;horizon pr&eacute;c&egrave;de la lev&eacute;e du soleil. Qu&rsquo;il sera moins po&eacute;tique, plus mal &agrave; propos de me s&eacute;duire plus tard. L&rsquo;heure pr&eacute;sente est trop propice, il ne lui en faut pas davantage.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/L-MGWIsZeJ-UKsMf6O9ybQMvIW8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/L-MGWIsZeJ-UKsMf6O9ybQMvIW8@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle a un regard sans &eacute;quivoque sur mon entrecuisse de l&rsquo;homme. Le r&eacute;sultat est imm&eacute;diat car il apparait une grosseur caract&eacute;ristique, l'&eacute;rection du sexe du m&acirc;le. Elle m'adresse un sourire tout et, sans davantage de pr&eacute;caution, si ce n'est un &laquo;&nbsp;<em>je peux</em>&nbsp;&raquo; &agrave; peine balbuti&eacute;, elle applique sa main sur mon sexe afin de l&rsquo;&eacute;prouver et le caresser &agrave; travers le tissu.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">&nbsp;Je me laisse faire et je fr&ocirc;le, d'une main doucereuse, sa main pour l&rsquo;encourager &agrave; prodiguer plus son effleurement. Elle ne se fait pas plus prier et elle palpe et caresse, avec autant d&eacute;licatesse qu&rsquo;il se peut, par dessus le tissu, l'objet de ses d&eacute;sirs.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Je bande d&eacute;mesur&eacute;ment. Le v&ecirc;tement ne peut plus contenir mon petit J&eacute;sus. Celui-ci r&eacute;clame d&rsquo;&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute; et d&eacute;ploy&eacute; &agrave; l&rsquo;air libre. En un instant, ses doigts fr&eacute;tillants et fi&eacute;vreux s'empressent de d&eacute;boutonner ma braguette et de faire sauter le bouton de la ceinture du jean afin d'en d&eacute;couvrir mon slip renfl&eacute; sous la tension de ma verge.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/-sxv1n_Uao5IARP_EVSYDmMaWx0.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/-sxv1n_Uao5IARP_EVSYDmMaWx0@480x640.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">D'un geste mesur&eacute;, ses doigts tirent sur l'&eacute;lastique du fr&ecirc;le tissu de mon slip lib&eacute;rant ma bite raide et dure qui darde un gland doux et puissant. Et slip et pantalon glissent rapidement le long de mes cuisses d&eacute;couvrant mon bas ventre et livrant mes bijoux de famille &agrave; son regard concupiscent regorgeant d'envie, de volupt&eacute; et de d&eacute;sirs sensuels.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle s&rsquo;enquiert de la duret&eacute; de ma verge par un attouchement subtil du doigt puis de la langue. Ainsi la chatte lape son lait. Enfin sa bouche s'empresse de la gober, de la l&eacute;cher, de la pomper.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Les yeux ferm&eacute;s, je m'abandonne aux sortil&egrave;ges de la fellation. Elle, elle renait dans des gestes coutumiers.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/JPuqRw8hU-XC7QPRTRMGNav0d4w.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/JPuqRw8hU-XC7QPRTRMGNav0d4w@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Au d&eacute;but, elle l&egrave;che d&eacute;licatement mon gland, alternant les l&eacute;chouilles et les petites pressions, l&egrave;vres ferm&eacute;es sur le gland, et les testicules, et descend m&ecirc;me jusqu'&agrave; l'anus. Puis elle prend mon p&eacute;nis dans sa bouche et va et vient, de bas en haut, lentement tandis que sa main dorlotte mes boules. Elle semble observer les secteurs qui me donnent le plus de plaisir quand sa langue passe sur eux. Elle s'y attarde dessus et elle semble noter les changements sur mon p&eacute;nis et m&ecirc;me de mon corps.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Alors, avec sa t&ecirc;te elle commence un mouvement de cercle. Ma bite glisse dans sa bouche en formant un cercle dans le sens inverse des aiguilles d' une montre, d' une fa&ccedil;on constante, lente et d&eacute;licate. La tension monte en moi et un indisciple plaisir s'empare de tout mon &ecirc;tre. D&eacute;sireuse de la faire retomber un peu mon &eacute;moi sensuel, d'un geste gracile, elle soul&egrave;ve ma verge et sa langue l&egrave;che le dessous dans un mouvement ascendant depuis mon anus jusqu'au gland dans un long temps d'extase d&eacute;licatement r&eacute;p&eacute;t&eacute;.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><a href="http://data.hotviber.com/jJS6u-JATOqA2b64WDAumNydEto.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/jJS6u-JATOqA2b64WDAumNydEto@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Et elle reprend ma bite dans sa bouche en faisant glisser affectueusement sa langue humide sur mon gland jusqu'&agrave; ses l&egrave;vres. Elle ferme sa bouche autour de mon thermom&egrave;tre &agrave; moustaches et le fait glisser avec un mouvement de va-et-vient. Elle penche sa t&ecirc;te du c&ocirc;t&eacute; et ses l&egrave;vres humides sont en contact avec l'arr&ecirc;te de la couronne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Sentant mon orgasme monter, elle place son pouce a la base m&ecirc;me de mon p&eacute;nis bloquant, ainsi, le tube par lequel le sperme circule, mon sperme qui ne peut s'&eacute;chapper bien qu'il soit pousser par des spasmes. En m&ecirc;me temps elle suce vigoureusement mon gland. Et quand elle permet, finalement, au sperme de jaillir, mon orgasme dure beaucoup plus longtemps et plus intens&eacute;ment il secoue tout mon corps.</span><span style="font-size: large;">&nbsp;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/79Z4thnAKEquk9Y1NiPRNR7faV8.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/79Z4thnAKEquk9Y1NiPRNR7faV8@640x645.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Ma&icirc;tresse d&rsquo;exp&eacute;rience elle se garde bien de rel&acirc;cher ma bite et par un branle buccal et labial subtil de ma verge, elle lui redonne vigueur et me signifie que je dois lui rendre un peu de la monnaie de la pi&egrave;ce.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/leMx2jb8rN_QKSf1IHiGPN0qROA.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/leMx2jb8rN_QKSf1IHiGPN0qROA@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">A cet effet elle se met au travers du lit sur le dos en &eacute;cartant ses cuisses afin que je vois un peu de sa moule. Elle ferme les yeux en attendant le contact de ma bouche. Ma Bouche, ma langue et mes l&egrave;vres s&rsquo;abattent avec la d&eacute;licatesse d&rsquo;une colombe sur une branche sur son bas ventre d&eacute;j&agrave; tout d&eacute;goulinant de moule. Elle ferme les yeux pour r&eacute;primer un vrai cri et module celui-ci en un bref g&eacute;missement.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Je peux &eacute;prouver qu&rsquo;elle est tout humide et qu'elle s&rsquo;&eacute;coule comme une fontaine. Elle se tourne &agrave; propos, sur le lit, couch&eacute;e dessus le ventre, me pr&eacute;sentant ses fesses.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/LR0TJP1Pc-c0ehApfzYCIrKdn3c.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/LR0TJP1Pc-c0ehApfzYCIrKdn3c@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Je les caresse tant avec les mains qu&rsquo;avec ma bouche avide. Elle se tr&eacute;mousse excit&eacute;e. Elle trouve sublime que ma langue se hasarde et s&rsquo;attarde dans le recel de l&rsquo;anus. Elle se sent pr&ecirc;te &agrave; ce que je la prenne, la p&eacute;n&egrave;tre, l&rsquo;introduise.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle se souleve &agrave; peine sur les mains, &agrave; quatre pattes, cul cambr&eacute; afin que je commence mon &oelig;uvre en levrette. Elle n&rsquo;a pas de doute que ma bite soit mang&eacute;e, engloutie par sa chatte. J'entre sans encombre dans son ventre. Agr&eacute;able que de la sentir investie de la sorte.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://data.hotviber.com/_S-MzzFRZycFhQANxQ13OYxhyCU.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/_S-MzzFRZycFhQANxQ13OYxhyCU@640x480.jpg" alt="Accueil"/></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Elle r&eacute;pond &agrave; chaque &agrave; coup par une ruade, fort &agrave; propos, de son bassin...</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Mais le r&ecirc;ve s'efface sur l'&eacute;cran noir de l'inconscient,,,,</span></p>
<p>http://data0.hotviber.fr/petitfilou/mod_article3809_1.jpg http://data0.hotviber.fr/petitfilou/mod_article3809_2.jpg http://data0.hotviber.fr/petitfilou/mod_article3809_3.jpg</p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 20:52:43 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Si vous aimez les histoires érotiques...]]></title>
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		<description><![CDATA[Toutes les histoires &eacute;rotiques : - des r&eacute;cits &eacute;rotiques, - des histoires porno, - des histoires de sexe - et des histoires de cul. Vous serez g&acirc;t&eacute;es et g&acirc;t&eacute;s... Un site d'histoires erotiques intimes o&ugrave; toute contribution digne d'int&eacute;r&ecirc;t sera la bienvenue... adressez les &agrave; petitfilou &nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">Toutes les histoires &eacute;rotiques :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">- des r&eacute;cits &eacute;rotiques,</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">- des histoires porno,</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">- des histoires de sexe </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">- et des histoires de cul.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">Vous serez g&acirc;t&eacute;es et g&acirc;t&eacute;s...</span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Un site d'histoires erotiques intimes o&ugrave; toute contribution digne d'int&eacute;r&ecirc;t sera la bienvenue... <a href="mailto:Jean-charles.tournai@mail.be">adressez les &agrave; petitfilou</a></span></p>
<p><span style="font-size: large;">&nbsp;</span></p>
<p><br/><br/></p><br /><hr />Article original rédigé par petitfilou et publié sur <a href="http://petitfilou.hotviber.fr">petitfilou</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 19:24:56 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>petitfilou</dc:creator>
		<dc:date>2011-06-18T19:24:56+02:00</dc:date>
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